Le droit, nouvelle arme de guerre économique. Comment les Etats-Unis destabilisent les entreprises e
Laïdi Ali
ACTES SUD
22,00 €
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EAN :9782330118211
Aux Etats-Unis, le droit est devenu une arme économique. Une arme qui fait des ravages chez les ennemis, mais aussi chez les amis de Washington. Depuis une dizaine d'années, des entreprises européennes subissent les foudres des procureurs du département de la Justice et des directeurs des agences de régulation financière. Les sociétés soupçonnées de corruption ou de violation des embargos (Cuba, Libye, Corée du Nord, Iran, etc.) se voient infliger des amendes qui se comptent en centaines de millions voire en milliards de dollars. Car l'utilisation de l'incontournable billet vert dans les transactions internationales place de facto les entreprises sous juridiction américaine. Siemens, ABN Amro, Technip, BNP, Alstom, Société générale... ce sont les multinationales européennes qui occupent le Top 10 des plus lourdes sanctions imposées par Washington, et dans lequel Airbus pourrait bientôt figurer. Certaines entreprises ne s'en sont pas relevées, et sont passées sous pavillon... américain. Le 11 septembre 2001 a marqué le début de cette répression économique : Washington a voté des textes qui prétendent s'appliquer à l'ensemble de la planète et a transformé d'anciennes lois censées lutter contre le terrorisme, la criminalité et la fraude en outils de compétition commerciale. Ce livre, fruit de deux ans d'enquête, montre comment l'Amérique a ouvert un nouveau front dans la guerre économique qui déstabilise l'Europe, tout particulièrement l'Allemagne et la France. Une déstabilisation qui ne fait que commencer.
Nombre de pages
336
Date de parution
01/07/2021
Poids
358g
Largeur
135mm
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EAN
9782330118211
Titre
Le droit, nouvelle arme de guerre économique. Comment les Etats-Unis destabilisent les entreprises e
Auteur
Laïdi Ali
Editeur
ACTES SUD
Largeur
135
Poids
358
Date de parution
20210701
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Les fondements philosophiques du concept de guerre économique À partir des outils conceptuels légués par Michel Foucault, il s'agit d'établir l'existence de la guerre économique, un concept rejeté jusqu'à présent par le monde académique et médiatique. Mais depuis l'élection de Trump en 2016, ? un président américain qui aime la guerre commerciale ?, le Brexit et les impacts économiques de la crise du Covid, les élites politiques et économiques ne peuvent plus nier son existence. L'auteur s'appuie sur l'un des plus grand intellectuel français du XXe siècle, Michel Foucault, pour montrer la généalogie de la guerre économique dans l'Histoire, sa pertinence face au concept de pouvoir et sa prolongation dans le champ civil et économique en temps de paix. Mais il analyse également comment Michel Foucault n'a pas perçu qu'une société où tous les individus sont les entrepreneurs de leur propre vie entraîne une concurrence féroce qui ne se règle pas uniquement dans les prétoires mais aussi sur les champs de bataille économique.
La guerre économique est partout. Elle oppose les États entre eux, les entreprises entre elles, les États aux entreprises, les marchés aux États. Ses champs de bataille sont sans limites. Subventions déguisées, espionnage industriel, guerre de l'information, manipulation des monnaies, évasion fiscale. Tous les coups sont permis. Les tensions montent et la tentation du protectionnisme revient en force. Hier, la guerre économique était totalement ignorée. Ceux qui osaient en parler passaient, au pire, pour des adeptes de la théorie du complot, au mieux, pour des incultes en matière économique. Pas étonnant, car la guerre économique est rejetée aussi bien par les libéraux que par les penseurs de la gauche et de l'extrême gauche. Or, comme le montre l'auteur, dans cette investigation généalogique, ses racines intellectuelles et philosophiques sont très anciennes. Elles puisent dans les textes des grands auteurs depuis Sun Tzu jusqu'à Raymond Aron en passant par Rousseau, Hobbes, etc., pour aboutir à sa forme contemporaine. La guerre économique n'est pas une idéologie. Elle n'est que le symptôme d'un nouveau malaise de la civilisation. Ali Laïdi, docteur en science politique, chercheur à l'IRIS, est chroniqueur à France 24, chargé du journal de l'intelligence économique. Il a récemment publié Les États en guerre économique, Le Seuil, 2010, prix Turgot IES.
La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Egyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Age, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les Etats européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des Etats. On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du "doux commerce" a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.
Aux Etats-Unis, le droit est devenu une arme économique. Une arme qui fait des ravages chez les ennemis, mais aussi chez les amis de Washington. Depuis une dizaine d'années, des entreprises européennes subissent les foudres du département de la Justice et des agences de régulation financière. Les sociétés soupçonnées de corruption ou de violation des embargos (Cuba, Libye, Corée du Nord, Iran, etc.) se voient infliger des amendes qui se comptent en centaines de millions de dollars. Car l'utilisation de incontournable billet vert dans les transactions internationales place de facto les entreprises sous juridiction américaine. Ce livre, qui a reçu en 2020 le prix Manpower/HEC Etudiant et le prix du jury Turgot du meilleur livre d'économie financière, est le fruit de deux ans d'enquête. Il montre comment l'Amérique a ouvert un nouveau front dans la guerre économique qui déstabilise l'Europe, tout particulièrement l'Allemagne et la France. Une déstabilisation qui ne fait que commencer.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.