La guerre secrète en Suisse (1914-1918). Espionnage, propagande et influence en pays neutre pendant
Lahaie Olivier ; Soutou Georges-Henri ; Schülé Ant
PUBLIBOOK
40,40 €
Épuisé
EAN :9782753905306
Dans son "rapport sur le service actif 1914-1918" , que le général Wille écrivit après la guerre, on note ce passage se rapportant à la guerre secrète : "On constata bientôt que les cas d'espionnage militaire contre la Suisse étaient rares. Les institutions militaires, dont la connaissance pouvait présenter quelque intérêt pour l'étranger, étaient trop patentes chez nous ou trop faciles à connaître pour qu'on eût besoin d'y entretenir un service de renseignements spécialisé et compliqué. Par contre, le service d'espionnage entre les Puissances belligérantes prit rapidement des proportions gigantesques et menaçantes pour la neutralité et la sécurité de la Suisse" . Pendant les hostilités en effet, les services de renseignements des différents belligérants ont opéré dans le pays, agissant les uns contre les autres, ou contre la nation hôte. Un auteur confirme que la Suisse "était la véritable Terre Promise des différents services d'espionnage des pays belligérants. Tous les portiers d'hôtel, les garçons de café, les chauffeurs, les grooms, tous travaillaient pour le compte, soit des Alliés, soit des Puissances centrales et, bien souvent, pour les deux à la fois" . Emile Thilo, greffier au Tribunal fédéral, écrivit quant à lui en 1936 : "Pendant la guerre mondiale, la Suisse a été la Terre Bénie des espions. Ils y pullulaient, et ce n'est certes pas la peur de la Cour pénale fédérale, avec ses condamnations anodines, qui les empêchait de travailler à plein rendement, de soudoyer des douaniers, des agents de police et même des officiers, de contrôler consulats et légations, de faire sauter des coffres-forts, d'acheter une usine entière pour en faire une centrale d'espionnage, de monter une imprimerie clandestine pour la fabrication de faux, de se livrer au rapt de personnes, d'administrer des soporifiques ou d'appliquer un masque avec du chloroforme" . Or cet espionnage - militaire, politique, diplomatique ou économique - a exposé la Confédération à plusieurs dangers mortels. Il a notamment mis en cause sa neutralité, a porté atteinte à sa capacité à se défendre ; il a enfin poussé des citoyens suisses à la délation et quelques-uns, malheureusement, à la traîtrise.
Nombre de pages
468
Date de parution
10/11/2017
Poids
560g
Largeur
148mm
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EAN
9782753905306
Auteur
Lahaie Olivier ; Soutou Georges-Henri ; Schülé Ant
Editeur
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148
Date de parution
20171110
Nombre de pages
468,00 €
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Le premier confit mondial fut d'abord une grande guerre économique. La particularité de cet ouvrage est d'expliquer comment le haut commandement français a utilisé l'économie comme une arme et employé les services secrets pour accentuer le blocus qui affectait les puissances centrales et les entraîner dans la défaite. Il retrace aussi le parcours incroyable d'un agent français, Joseph Crozier, infiltré en Hollande neutre qui, se faisant passer pour un contrebandier traître à son pays, se spécialisa dans la dénonciation des fillières clandestines approvisionnant l'Allemagne. L'ouvrage perce les arcanes des archives militaires françaises, révélant également comment Clemenceau tira parti de cet agent pour financer la révolution spartakiste qui allait tardivement éclater à Berlin en janvier 1919.
Derrière le qualificatif de "spéciales" se cachaient des missions, organisées par les services de renseignements et le Service aéronautique français au cours de la Grande Guerre. S'il s'agissait d'acquérir du renseignement sur l'adversaire (et parfois de saboter ses voies ferrées(, leur particularité résidait dans le fait que les agents étaient transportés la nuit par avion derrière les lignes ennemies... Une innovation certes, mais qui était surtout un véritable défi technique et humain, en ces temps où l'aviation militaire en était encore à ses balbutiements ! Ces missions furent organisées dans le plus grand secret, par des gens dont l'imagination créatrice résolut d'innombrables problèmes. Particulièrement risquées pour ceux qui les exécutaient, elles permirent très souvent d'obtenir les effets escomptés par le haut commandement. Elles révélèrent enfin des personnalités hors-normes, " missionnaires " héroïques (tels ces douaniers et soldats anonymes, originaires des Ardennes), ou pilotes casse-cous (tels les fameux Védrines, Guynemer ou Navarre, et bien d'autres As français encore). Cent ans après les faits, une étude précise de ces missions spéciales restait à mener. Voici pourquoi Olivier Lahaie a décidé de combler ce vide historiographique.
Derrière le qualificatif de "spéciales" se cachaient des missions, organisées par les services de renseignements et le Service aéronautique français au cours de la Grande Guerre. S'il s'agissait d'acquérir du renseignement sur l'adversaire (et parfois de saboter ses voies ferrées), leur particularité résidait dans le fait que les agents étaient transportés la nuit par avion derrière, les lignes ennemies... Une innovation certes, mais qui était surtout un véritable défi technique et humain, en ces temps où l'aviation militaire en était encore à ses balbutiements ! Ces missions furent organisées dans le plus grand secret, par des gens dont l'imagination créatrice résolut d'innombrables problèmes. Particulièrement risquées pour ceux qui les exécutaient, elles permirent très souvent d'obtenir les effets escomptés par le haut commandement. Elles révélèrent enfin des personnalités hors-normes, "missionnaires" héroïques (tels ces douaniers et soldats anonymes, originaires des Ardennes), ou pilotes casse-cous (tels les fameux Védrines, Guynemer ou Navarre, et bien d'autres As français encore). Cent ans après les faits, une étude précise de ces missions spéciales restait. à mener. Voici pourquoi Olivier Lahaie a décidé de combler ce vide historiographique.
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Résumé : La perpétuation du régime présidentialiste au Gabon malgré le processus de démocratisation apparaît comme un paradoxe. En effet, l'on sait que ce régime, qui confère au chef de l'Etat à la fois l'omnipotence, l'irresponsabilité et la permanence au pouvoir, n'a jamais pu favoriser ni l'unité nationale, ni le développement économique et social. On peut alors se demander si la politique de l?émergence qui vise le règne du droit, la performance, la culture des résultats, la responsabilisation et l'obligation de rendre des comptes peut être compatible avec un régime enclin au despotisme, à la corruption ou à l'impunité ? Le temps n'est-il pas venu de passer enfin à un véritable régime démocratique, pluriel, moderne et consociatif ? Rendant un diagnostic vif sur le régime pervers qu'est le présidentialisme, Télesphore Ondo entend proposer une nouvelle architecture institutionnelle originale et performante. Son essai vise non seulement à briser la glace de l'immobilisme intellectuel et du musellement de toute réflexion substantielle et équilibrée sur notre avenir commun, mais aussi à mettre en lumière ou à promouvoir l'ingénierie institutionnelle gabonaise dans un contexte mondialisé. Edifiant et impératif.