Religion et modernité. France, XIXème-XXème siècle
Lagrée Michel
PU RENNES
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EAN :9782868477729
Professeur d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2 Haute Bretagne, Michel Lagrée est mort prématurément en 2001. Ses travaux portaient sur les rapports de la religion, catholique surtout, avec la société française des XIXe et XXe siècles. À côté de grands livres, une foule de communications et d'articles dispersés éclairent le cheminement d'une pensée toujours en éveil. On a choisi de rassembler ici les plus significatifs, autour de trois pistes que Michel Lagrée n'a cessé de défricher. Précocement convaincu de la place du catholicisme dans la modernisation de la Bretagne, à l'encontre de la thèse de Max Weber, Michel, Lagrée s'est frotté aux maîtres de la pensée sociologique pour mieux étayer son hypothèse. Ainsi a-t-il contribué à définir les voies et les moyens d'une histoire religieuse dépourvue de complexe théorique et dégagée de la tentation apologétique : une histoire religieuse en lien constant avec ses voisines l'histoire sociale et l'histoire culturelle. Il s'est interrogé sur la variation des échelles de l'historien. Pour l'échelle-temps, il a sollicité aussi bien la longue durée éclairant des clivages religieux encore vivaces au milieu du XXe siècle, que le temps court de la crise ébranlant de façon irréversible une structure religieuse séculaire. Pour l'échelle-espace, loin de se cantonner dans sa Bretagne, il a toujours voulu l'intégrer au territoire national, voire la comparer aux grands espaces européens ou américains. Historien de la culture autant que de la religion, Michel Lagrée a beaucoup fréquenté les marges des deux domaines. Ainsi s'est-il penché sur la langue de la foi : il a été l'un des premiers à tester l'intérêt et les limites de l'outil linguistique, avant de souligner l'importance du bilinguisme religieux dans une France plurielle. L'un des premiers aussi, il a mis en valeur l'emploi du sport et du cinéma par la pastorale catholique. Enfin et surtout, son goût pour le travail manuel lui a permis d'annexer au territoire de l'historien un sujet quasiment vierge avant lui : celui des rapports entre religion et technique. Au fil des contributions se dégage le portrait d'un historien qui sut concilier de fermes convictions avec une aptitude à capter l'innovation dans le champ de l'histoire et des sciences humaines.
Nombre de pages
314
Date de parution
23/01/2003
Poids
501g
Largeur
155mm
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EAN
9782868477729
Titre
Religion et modernité. France, XIXème-XXème siècle
Auteur
Lagrée Michel
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20030123
Nombre de pages
314,00 €
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A l'étonnement de Flaubert et de bien d'autres, la Bretagne offrait au milieu du XIXe siècle le visage d'une civilisation à la fois originale et archaïque. Or, en un siècle, elle a peu à peu endossé tous les signes de la modernité. Transitions imperceptibles ici, ruptures brutales là, un monde a disparu tandis que les liens tissés entre la religion et les pratiques culturelles se transformaient. Le fait religieux, si important dans cette terre longtemps de chrétienté, a joué un rôle décisif et complexe dans cette évolution. Il a pesé incontestablement dans le sens de la résistance et de la préservation d'une civilisation paysanne et celtique, conservatoire des âmes et de l'identité régionale. Mais aussi et en même temps dans le sens d'une marche, guidée et encadrée par les prêtres, vers le progrès matériel et le changement culturel. Des pardons au crédit mutuel, des coiffes à la JAC, de la langue bretonne au cinéma, ce pays a connu - c'était hier - un singulier itinéraire. En cette fin de siècle marquée en tant de pays par les turbulences du couple religion et modernité, l'exemple de la Bretagne est à lire comme celui d'une transition amortie. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, docteur ès lettres, Michel Lagrée est professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Rennes. Il consacre ses travaux aux changements religieux et culturels à l'époque contemporaine.
Résumé : Aujourd'hui où le pape bénit l'informatique, on imagine difficilement le débat passionné qui opposa les catholiques partisans du progrès et ceux qui annoncèrent que l'invasion des machines allait déshumaniser l'homme. Claudel se fit le chantre des techniques modernes, qui n'étaient ni plus ni moins à ses yeux que l'instrument de la Providence, tandis que d'autres déplorèrent qu'il n'y eût plus de miracle que technique et scientifique : " C'est en vain que nous nous écartons des plans de la nature... La nature reprend ses droits et nous ramène à ses lois par les désordres qu'entraîne leur infraction. " La confrontation fut souvent virulente, car l'irruption de la technique bouleversait la vie quotidienne mais aussi l'idée même de sacré et le vécu religieux. Tout au long de la révolution industrielle, chaque innovation posa de nouvelles questions : était-il licite, dans les églises, de remplacer la lumière des bougies par l'éclairage au gaz ? Les curés pouvaient-ils se servir de micros ? Pouvait-on prendre le train pour faire un pèlerinage ? Les fidèles s'adaptèrent peu à peu, encouragés par un clergé qui multipliait les bénédictions de locomotives, de hauts fourneaux, de ponts suspendus... Pie XI et surtout Pie XII recoururent à leur tour aux prodiges de la technologie pour diffuser des radiomessages à travers le monde. A l'heure où l'homo technicus est parfois saisi de vertige, cette histoire nous offre une leçon d'optimisme raisonné.
Comment se sont cristallisés, au XIXe siècle, un certain nombre de bastions catholiques à caractère emblématique ? De l'Irlande au Québec, de la Pologne à la Vénétie, des cantons suisses du Sonderbund à l'Ouest armoricain, semblent s'observer des trajectoires peu ou prou apparentées. Tout se passe comme si un processus de rétroaction religieuse suivait un traumatisme majeur dans l'ordre social et culturel : Grande Famine irlandaise, insurrections de 1837-1838 au Québec ou de 1863 en Pologne et, bien entendu, choc de la Révolution dans l'Ouest français. A y regarder de plus près cependant, la comparaison appelle des interrogations, à la fois sur nos instruments de mesure de l'énergétique religieuse et sur la nature des phénomènes qu'ils révèlent, à la jonction de l'événement et des structures de longue durée. Ce qui est en cause en effet est la capacité du facteur religieux à créer du lien social, de l'identité collective, au sein même du processus de modernisation. Il a donc paru opportun de confronter sur ces questions les approches d'historiens venus d'horizons divers. Tel était l'objectif du colloque international organisé à Rennes, les 1er et 2 juillet 1997, par le CRHISCO (Centre de recherches historiques sur les sociétés et cultures de l'Ouest) et dont on trouvera ici les résultats. Avec la participation du CNL
Révélée au moment de la Révolution française, l'influence de l'Eglise catholique sur la société bretonne dans son ensemble a été décisive de 1800 à 1962. La région est en effet fertile en vocations sacerdotales et religieuses. Le catholicisme y occupe la quasi-totalité de l'espace religieux - à la différence de la multiconfessionnelle Alsace - et dispose de multiples relais : l'école, enjeu central, les oeuvres de toutes sortes, ultérieurement les mouvements. Ces relais se sont déployés dans un environnement longtemps traditionnel et rural, économiquement périphérique. L'émigration y a constitué l'effet principal de la modernité, mais aussi le recul de la langue et de l'identité culturelle : le combat contre l'émigration et pour la "langue de nos pères" a pu s'identifier avec le combat pour la foi, au moins dans le pays bretonnant. Les engagements spirituels, pastoraux, sociaux, politiques, évoqués dans ce dictionnaire biographique, révèlent des différences de sensibilité, qui sont aussi des signes de la vitalité religieuse de la Bretagne, évoquée naguère par Gabriel Le Bras. La passion, y compris anticléricale, est un trait du climat religieux breton, avant la grande mutation sociale et culturelle d'après 1960. Ce dictionnaire, réalisé par plus d'une vingtaine de collaborateurs, s'étend à la Bretagne historique des cinq départements. On a tenté de ne pas y privilégier les clercs par rapport aux laïcs, ni les personnalités du xixe siècle par rapport à celles du XXe. Ce qui revient à ne pas céder aux facilités offertes par . la documentation existante - pas toujours proportionnelle au degré d'influence exercé, dont l'appréciation reste au demeurant toujours en partie subjective - et à mettre en relief des destinées oubliées.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.