
Albert Camus et la nature contre l'histoire
Prix Nobel de littérature au talent universellement acclamé, Albert Camus (1913-1960) fut également un esprit clairvoyant s'alarmant d'une civilisation parvenue "à son dernier degré de sauvagerie" avec l'usage de la bombe atomique. Pour l'auteur de "L'homme révolté", l'histoire a coupé les racines qui reliaient les êtres humains à la nature, subordonnant leurs actions à la poursuite absurde de desseins abstraits et démesurés. Au contraire, à travers ce qu'il nomme la "pensée de midi", il propose le sens des limites, le don et la modestie comme valeurs cardinales. Si, comme nous le rappellent Alexis Lager et Rémi Larue, Albert Camus "ne se voulait pas prophète", relire son oeuvre en temps de crise climatique peut nous livrer quelques clefs pour parvenir à "choisir [...] entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques".
| Nombre de pages | 120 |
|---|---|
| Date de parution | 30/08/2024 |
| Poids | 136g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782369355922 |
|---|---|
| Titre | Albert Camus et la nature contre l'histoire |
| Auteur | Lager Alexis ; Larue Rémi ; Tordjman Hélène ; Jarr |
| Editeur | CLANDESTIN |
| Largeur | 130 |
| Poids | 136 |
| Date de parution | 20240830 |
| Nombre de pages | 120,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le songe des esprits libres. Camus - Orwell 1945
Lager AlexisVictime d'une rechute de tuberculose, Albert Camus est au repos dans un village enneigé lorsqu'il apprend le décès de George Orwell. Il se souvient que cinq ans plus tôt, dans un Paris à peine libéré, ils avaient pris rendez-vous. Correspondant de guerre, l'auteur de 1984 était alors entré en contact avec la petite équipe de Libertés, un journal trotskiste situé dans le même immeuble que Combat, celui de Camus. Les deux hommes se rencontrent au café des Deux Magots. Une discussion à bâtons rompus s'engage sur la guerre d'Espagne, la justice, l'épuration, l'avenir de l'Europe, la décolonisation, la littérature et la politique, la nature et l'histoire... C'est l'histoire de ce livre. En mêlant habilement fiction et biographie, Alexis Lager signe ici un portrait des deux écrivains les plus emblématiques d'un après-guerre en pleine révolution.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Camus et la poésie
Leclair Danièle ; Lager AlexisCe livre propose une approche originale de l'oeuvre de Camus, celle de son rapport complexe et nourricier à la poésie.Sur commandeCOMMANDER22,00 € -

Saint-John Perse. Correspondance 1955-1961
Leger Alexis ; Hammarskjöld Dag ; Little Marie-NoëRésumé : Lorsque Dag Hammarskjöld, Secrétaire Général de l'O. N. U. , écrit à Alexis Leger pour la première fois, le 7 septembre 1955, c'est au poète qu'il s'adresse, alors que le 31 juillet 1961, dans sa dernière lettre qui est un document historique, c'est avant tout à l'ancien Secrétaire Général des Affaires Etrangères qu'il se confie, après les événements de Bizerte. Ces deux lettres encadrent une correspondance à la fois littéraire et politique, où il est souvent question des poèmes de Saint-John Perse et du prix Nobel, mais aussi de la France, du général de Gaulle, des événements et des crises politiques sur la scène internationale. Cette correspondance réconcilie en effet ce qu'Alexis Leger avait toujours tenu à séparer : la politique et la poésie. Il avait été lui-même surpris de découvrir que ce grand diplomate suédois était aussi "poète" et même "magicien" . Comment Dag Hammarskjöld aurait-il pu autrement traduire Chronique en pleine crise du Congo et déclarer que ce poème était avant tout "un reflet de l'actualité" ? Et le 10 décembre 1960, lors de la remise du prix Nobel, en faisant son discours, c'est, en secret, au Secrétaire Général de l'O. N. U. , au "guide conduisant la plus vaste "Anabase" de peuples" , que s'adressait Alexis Leger. Pensait-il alors au Conquérant, au Prince ou simplement au Poète ?Sur commandeCOMMANDER22,50 € -
Correspondance d'Alexis Leger (Saint-John Perse) avec Philippe et Hélène Berthelot (1917-1936)
Davion Isabelle ; Leger AlexisUne correspondance informée et intime, spirituelle et parfois féroce, entre le secrétaire d'ambassade à Pékin Saint-John Perse et le couple Berthelot. Ces lettres n'avaient jamais été publiées dans leur intégralité. Alexis Leger, plus connu sous le pseudonyme Saint-John Perse, n'aurait pas choisi la carrière diplomatique s'il n'y avait pas été encouragé par Paul Claudel qui le recommanda à Philippe Berthelot, lui-même un des diplomates les plus doués de sa génération. Leger n'était pas conforme au modèle du Quai d'Orsay de l'époque. Berthelot apprécia aussitôt l'originalité du jeune-homme dont il avait aimé les premiers écrits poétiques publiés dans la Nrf. En 1914, Leger, devenu soutien de famille après le décès brutal de son père, échappe à la mobilisation générale. Il entre à la Maison de la Presse, s'y ennuie et demande d'être envoyé en poste à l'étranger. Berthelot lui " donne " la Chine où il arrive en 1917. S'engage alors une correspondance informée et intime, spirituelle et parfois féroce, entre le secrétaire d'ambassade à Pékin et le couple Berthelot. Ces lettres n'avaient jamais été publiées dans leur intégralité. Une seule, choisie par Saint-John Perse lui-même pour entrer dans le volume de la Pléiade (1972), présente de fâcheux anachronismes. Soupçonné d'avoir été responsable de la démission de Berthelot en 1933, Alexis Leger a été soumis à un procès en trahison de son protecteur et ami. La lecture de cette Correspondance permet de corriger cette accusation en ajoutant des pièces importantes au dossier. Enrichie d'une préface de Pierre Morel, ancien ambassadeur en Chine, l'édition complète de cette Correspondance, analysée et éclairée par Isabelle Davion, historienne, spécialiste des relations diplomatiques pendant l'entre-deux guerres et par un avant-propos d'Henriette Levillain, permettra au lecteur d'assister du côté de Leger à la montée d'une ambition personnelle sur fond de crise diplomatique et du côté de Berthelot, au reflux d'une grande carrière pour raisons privées et politiques.Sur commandeCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Discours de la servitude volontaire
La Boétie Etienne de ; Framont Nicolas ; BenasayagSoyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. " Pourquoi obéissons-nous ? Pourquoi acceptons-nous l'autorité, même lorsqu'elle nous opprime ? En 1549, à tout juste dix-huit ans, Etienne de La Boétie rédige ce texte fulgurant dans lequel il démonte les rouages de la domination et défend une idée radicale : les tyrans ne règnent que parce que nous les laissons faire. Classique de la philosophie politique, le Discours de la servitude volontaire montre comment l'habitude, la peur ou la passivité font de nous les complices de notre propre soumission. Et comment, à l'inverse, un refus - individuel ou collectif - peut renverser l'ordre établi. Cinq siècles plus tard, cet appel à la liberté n'a rien perdu de sa force. Alors que nos démocraties vacillent, puisse cette lecture inspirer nos prochaines insubordinations.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Elisée Reclus & la solidarité terrestre
Bondon RoméoGéographe visionnaire, voyageur au long cours, militant socialiste puis anarchiste, végétarien précoce, Elisée Reclus (1830-1905) appartient à cette trop rare catégorie d'intellectuelles dont les actes coïncident avec les principes défendus dans leurs écrits. Penseur engagé, il prit part à tous les débats politiques et scientifiques du XIXe siècle. se liant aussi bien à Bakounine et Louise Michel qu'à Darwin. Il apporta aux luttes sociales de son temps sa touche propre : la prise en compte de notre environnement naturel commun. Pour Reclus, les humains partagent une responsabilité vis-à-vis de tous les êtres - animaux, végétaux, montagnes, cours d'eau - qui composent la Terre. En retraçant l'itinéraire mouvementé de l'écrivain révolutionnaire. le géographe Roméo Bondon montre la clairvoyance poétique et sensible d'une oeuvre écologiste avant l'heure.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Tant qu'il y aura des prisons
Ricordeau GwénolaAvec ce livre, je m'adresse évidemment d'abord à ceux et celles qui ont eu le privilège ou la chance de ne jamais s'être posé la question de l'existence de la prison. En d'autres termes, je m'adresse à ceux et à celles qui y "croient" - moins par conviction que par défaut - et j'espère pouvoir les persuader du crime qu'est l'existence de la prison. Mais je m'adresse aussi à ceux et celles qui, instinctivement, savent que "la prison n'est pas la solution" et souhaitent mettre en ordre les idées que leur coeur, leurs tripes ou leur raison leur ont soufflées."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

La vague montante
Zimmer Bradley MarionEn 1955, Marion Zimmer Bradley imagine une société d'abondance frugale soustraite à l'empire de la technologie. Avec une quinzaine d'années d'avance sur le fameux ""Rapport Meadows"" (1972), Marion Zimmer Bradley développait dans cette novella (l'une des premières qu'elle a écrites) les thèmes encore insolites du rejet de la croissance économique et du recours limité et pragmatique à la technologie. Lire ce texte aujourd'hui permet plus que jamais de mettre en lumière notre dépendance et notre fascination, proche du fanatisme, à l'égard de l'idée de ""progrès technique"" : tandis que tout ce que la science rend possible est aveuglément (et massivement) mis en oeuvre, ce texte remet les pendules à l'heure en imaginant une humanité qui ne serait plus au service de la technologie qu'elle a créée."EN STOCKCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

L'homme révolté
Camus AlbertEssai majeur de l'oeuvre d'Albert Camus, L'Homme révolté est un livre prophétique sur la situation politique et sociale de la France des années cinquante. Marquant l'engagement philosophique de Camus, cet ouvrage est une relecture personnelle des grandes étapes de l'esprit de révolte, de la Révolution française à la Révolution russe. Les grands penseurs, de Sade à Nietzsche en passant par Marx ou Saint-Just sont évoqués et analysés, de même que les grands courants de pensée à la marge ou aux extrêmes, des nihilistes aux surréalistes en passant par les anarchistes ou les royalistes. Grand essai érudit et cultivé, dans l'esprit de l'honnête homme, cet ouvrage aborde la révolte sous ses aspects métaphysique, historique, et artistique. Plus que de toutes autres de ses oeuvres, on retrouve ici exprimée l'évolution de l'esprit contestataire de Camus, qui fait de cet essai un classique absolu. L'Homme révolté est une sorte de Lipstick Traces avant l'heure, en moins rock'n'roll certes mais tout aussi remarquable. --Florent MazzoleniEN STOCKCOMMANDER10,00 € -

L'existentialisme est un humanisme
Sartre Jean-Paul ; Elkaïm-Sartre ArletteBeaucoup pourront s'étonner de ce qu'on parle ici d'humanisme. [...] Nous entendons par existentialisme une doctrine qui rend la vie humaine possible et qui, par ailleurs, déclare que toute vérité et toute action impliquent un milieu et une subjectivité humaine. [...]L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, elle part du désespoir originel. L'existentialisme, n'est pas tellement un athéisme au sens où il s'épuiserait à démontrer que Dieu n'existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n'est pas celui de son existence ; il faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme, une doctrine d'action."EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

Condition de l'homme moderne
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Adler Laure ; RiComment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une "revalorisation de l'action" , nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition. Cette réédition est accompagnée de l'importante préface originale de Paul Ricoeur qui reste une des meilleures introductions à la pensée d'Arendt. Dans son avant-propos inédit, Laure Adler montre comment le texte d'Arendt fut et reste visionnaire dans l'éclairage qu'il jette sur les urgences d'aujourd'hui. Avant-propos de Laure Adler. Préface de Paul Ricoeur. Traduit de l'anglais par Georges Fradier.EN STOCKCOMMANDER10,35 € -

La Crise de la culture. Huit exercices de pensée politique
Arendt HannahL'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir infigurable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent. Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usure de la tradition, la crise de la culture. Il ne s'agit pas de renouer le fil rompu de la tradition, ni d'inventer quelque succédané ultra-moderne, mais de savoir s'exercer à penser pour se mouvoir dans la brèche. Hannah Arendt, à travers ces essais d'interprétation critique - notamment de la tradition et des concepts modernes d'histoire, d'autorité et de liberté, des rapports entre vérité et politique, de la crise de l'éducation entend nous aider à savoir comment penser en notre siècle.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
