Le juste souci de l'égalité entre les sexes a souvent masqué, depuis quelques années, l'interrogation sur le sens et la portée de leur différence. Le pari du colloque dont est né cet ouvrage a été de prêter attention à cette différence comme source de sens et lieu d'une compréhension ouverte de l'humain. En effet, la différence sexuelle met en échec tout projet d'une anthropologie achevée. La critique des stéréotypes dans lesquels elle risque toujours de se figer, loin de la relativiser, n'en fait que mieux ressortir le caractère premier et fondateur. Penser la différence conduit aussi à s'interroger sur les relations entre nature et culture, entre corps et esprit ou encore entre le particulier et l'universel. Sans perdre de vue les préoccupations empiriques telles que la division sexuelle du travail, la place de la femme dans les religions ou l'identité paternelle et maternelle, nous avons cependant choisi de privilégier la méthode réflexive et philosophique. En faisant appel à différentes approches, nous avons réuni pour cette confrontation des chercheurs de disciplines fort diverses : ethnologue, biologiste, sociologue, juriste, psychologues, historiens, littéraires, philosophes, théologiens.
Nombre de pages
192
Date de parution
20/10/1993
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204048804
Titre
HOMME ET FEMME. L'insaisissable différence
Auteur
Lacroix Xavier
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
19931020
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le mariage... Comment accepter de lier sa vie, toute sa vie, à quelqu'un pour le meilleur et pour le pire ? L'amour ne suffit-il pas ? Le mariage à l'Eglise et à la mairie a-t-il vraiment une utilité ? Certains couples l'expriment ainsi : "Si on se marie parce qu'on s'aime pourquoi se marier ? Pourquoi se marier si c'est pour divorcer quelques années plus tard ? " Marié, père de trois enfants, théologien auprès des responsables de la pastorale familiale, Xavier Lacroix parle d'expérience. Le voyage qu'il entreprend à travers Le mariage... prend en compte les pratiques et les questions des couples d'aujourd'hui : ceux qui choisissent de cohabiter, ceux qui affrontent les crises, ceux qui s'interrogent sur la finalité du mariage. Plutôt que de se contenter de fixer des normes rigides, l'auteur raconte l'histoire du mariage, la naissance des aspirations contemporaines, les chances et les risques d'une union fondée sur l'amour. Pour lui, le mariage est un formidable pari sur l'autre et sur Dieu : il n'enchaîne pas, il lie. Or le lien qui peut unir un homme et une femme est plus profond que l'amour et l'amour est lui-même plus fort que le sentiment.
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Si certains traits de l'apport chrétien à l'éthique conjugale, telles l'importance accordée à la liberté de l'engagement ou la primauté reconnue à l'amour, sont en accord avec les évidences contemporaines, l'indissolubilité du mariage est au contraire un des points de contradiction majeurs entre le christianisme et les catégories les plus obvies de notre culture. Qu'un engagement puisse être définitif qu'un lien, né de la parole de deux sujets libres, ne puisse pas être rompu par ces mêmes sujets, cela dépasse les notions d'une philosophie du contrat, de l'épanouissement du moi et de la précarité. Assurément, notre culture est plus une culture de l'analyse, de la déliaison, de la dissolution qu'une culture du lien et de l'indissolubilité ! En d'autres termes, est-il bien raisonnable de publier un ouvrage sur l'indissolubilité en un temps et dans un pays où 38 % des mariages conduisent à un divorce ? La question clé de notre recherche est celle-ci : est-il possible de continuer à affirmer l'indissolubilité du lien conjugal dans le contexte d'une culture de la subjectivité ou, plus précisément, en assumant les acquis d'une philosophie et même d'une théologie de la personne et de la liberté ? Dans l'affirmative, la voie est alors celle d'une compréhension de l'indissolubilité qui ne repose pas seulement sur la primauté de l'institution ou sur une sacralisation des liens, mais qui découvre ou redécouvre, à travers le subjectif, ce qui est au-delà du subjectif. Si tout se joue dans l'interpersonnel, celui-ci plonge dans plus profond, plus large et plus réel que ce qui est senti, éprouvé, représenté. Vers les intrications inconscientes du lien, vers ses dimensions sociales et familiales, vers sa portée théologale et ecclésiale.
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