Ce que nous disent les ruines. Le fonction critique des ruines
Lacroix Sophie ; Escoubas Eliane
L'HARMATTAN
30,50 €
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EAN :9782296039391
Chateaubriand s'exclamait : Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines. Cet ouvrage cherche à cerner cet attrait, qui se rattache à l'exigence de l'ombre face à la radicalité des Lumières. Les ruines ne sont pas seulement un motif décoratif, mais elles sont un instrument méthodologique qui révèle, à cette époque, l'état de crise. Ce qui s'affirme alors comme nouveau, c'est d'une part ce pouvoir critique, et d'autre part l'expérience à laquelle les ruines confrontent, celle d'une vie affaiblie dont nous écoutons le silence. La question qui travaille ce texte, c'est d'évaluer l'idée de ruine : peut-elle valoir comme un thème ? Ou bien son originalité ne tient-elle pas dans sa dépendance à l'égard de l'expérience irréductible à laquelle exposent les ruines, qui est celle de la perte ? . . Sophie LACROIX, agrégée de philosophie, professeur en classes préparatoires, est l'auteur d'une thèse de doctorat sur la philosophie des ruines, soutenue en Sorbonne.
Nombre de pages
318
Date de parution
24/07/2007
Poids
520g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296039391
Titre
Ce que nous disent les ruines. Le fonction critique des ruines
Auteur
Lacroix Sophie ; Escoubas Eliane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
520
Date de parution
20070724
Nombre de pages
318,00 €
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Ce qui distingue radicalement l'homme de l'animal est, à n'en point douter, la conscience : l'homme sait qu'il est, et qu'il est promis à la disparition. L'ensevelissement des morts en est la manifestation la plus archaïque. Il témoigne de la volonté de protéger le disparu des prédateurs, de lui rendre hommage par un monument non soumis à la dégradation et d'en conserver la mémoire. Par là même, cette volonté de préserver le mort de l'effacement témoigne de la capacité proprement humaine de s'élever au-dessus de sa condition d'être fini dans une saisie d'un temps qui n'est plus, qui vient à se sceller, dans une certaine mesure, pour l'éternité dans le tombeau. Mais le tombeau ne peut se résumer à la sépulture ; qu'il soit poétique, littéraire ou musical, il témoigne toujours de cette force, sans cesse renouvelée, de la conscience humaine face son horizon de finitude et son dépassement. Le livre de Sophie Lacroix, lumineux et serein, en trace les multiples stations où viennent à se faire entendre les voix de Berlioz, Mallarmé, Chateaubriand, aussi celles des pyramides et des stèles mésopotamiennes ou des quelques fleurs abandonnées sur une dalle de granit.
Les larmes, manifestations physiques, renvoient pour- tant le plus souvent à une douleur psychologique ; elles engagent donc la totalité de la personne et s'affirment comme phénomène et signe exemplaires pour interroger l'incarnation humaine. Quel est précisément le corps qui vit au présent un excès d'affects tel, qu'il ne peut que "s'abandonner" mystérieusement aux larmes ? Ne renverrait-il pas à un secret d'origine qui mettrait en scène la mémoire d'un corps absent, gardien de la vérité la plus intime de chacun ? En deçà de l'exigence de transparence qu'elles subvertissent, les larmes ne sont-elles pas fondatrices d'un lien social dès lors qu'elles invitent à s'émouvoir de la fragilité de l'homme...
Résumé : Ruine. Forme amoindrie mais point amorphe de la matière et des efforts humains, la ruine est une réalité architecturale qui s'expose dans sa décrépitude et une idée philosophique : la ruine de toute présence et de tout présent. Aux sublimes fragments archéologiques et leur attrait font écho la tragédie de la guerre et ses dévastations. Reste qu'il s'agit de survivre à des ruines : voilà ce qui fait d'elles une expérience de la vie. De l'épreuve de la perte à laquelle nous sensibilise l'?uvre d'art à l'incertitude du devenir nichée au sein de l'idée de progrès, la ruine dit plus que la chose qui s'expose. Foyer d'une pensée pour l'absent, la ruine vaut comme une " idée-cellule " opératoire dans la déconstruction, dans la fonction critique qu'elle exerce à l'égard de ce qui devrait rester caché, oublié. Elle livre ainsi sa vraie nature comme instrument méthodologique pour ausculter un état de crise.
Guéraud Sophie ; Lacroix Marie-Dominique ; Gnenegb
Réussir son Bac ST2S est un ouvrage didactique visant à fournir aux élèves un socle indispensable à l'obtention de leur diplôme dans les deux grandes matières du BAC ST2S (coefficient 7) : "sciences et techniques sanitaires et sociales" et "biologie et physiopathologie humaines" . Composé de 83 fiches, l'ouvrage propose un rappel du cours couvrant l'ensemble des programmes de première et de terminale et se découpe en 4 grandes parties : - Biologie et physiopathologie humaines : enrichies de planches anatomiques et d'illustrations détaillées, ces fiches attirent l'attention du candidat sur les points importants du programme par le biais d'encadrés "mémo" ou "à noter" . Une grille d'auto-évaluation, présente à chaque fin de pôle, valide les progrès du candidat ; - Sciences et techniques sanitaires et sociales : ces fiches sont ponctuées de nombreux schémas permettant au candidat de synthétiser au mieux tous les aspects du programme. Chaque pôle est également ponctué par une grille d'autoévaluation ; - Réussir votre projet technologique : ces fiches sont consacrées aux différents conseils méthodologiques afin de guider l'élève dans la réussite de son projet technologique ; - Annales corrigées : ces fiches permettent au candidat de s'entraîner pour le jour J. Réussir son BAC S2TS est le compagnon idéal du candidat tout au long de son cursus ST2S, lui assurant une culture biologique et physiologique solide et lui permettant de développer une capacité d'analyse des situations d'actualité sanitaire ou sociale, compétences tout autant nécessaires à l'obtention de son diplôme qu'à la poursuite d'études supérieures.