Au coeur de la nature blessée. Apprendre à voir les paysages du XXIe siècle
Lacroix Alexandre
ALLARY
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EAN :9782370734211
Incendies, tempêtes, canicules : l'été 2022 a permis à chacun de prendre conscience que nous vivons au c?ur d'une nature transformée par l'activité humaine, une nature blessée.Il est donc urgent de ne plus la fantasmer. La vision d'une nature faite de grands espaces et de forêts primaires où se croisent des animaux sauvages est devenue obsolète. La pollution, la perte de la biodiversité et le réchauffement climatique ont impacté tous les écosystèmes. À l'ère de l'Anthropocène, en dehors de quelques réserves naturelles, il n'existe plus de nature vierge. Bien des paysages de notre enfance ont d'ailleurs disparu.Cet essai ose affronter les questions qui dérangent, et qu'il n'est plus possible d'esquiver : à l'heure du réchauffement climatique, quels liens sensoriels et émotionnels pouvons-nous tisser avec notre environnement? Quel type de plaisir et d'émerveillement pouvons-nous encore y trouver? Pourra-t-on ressusciter les paysages disparus?En nous faisant voyager de la mer Baltique au lac Titicaca, en passant par les collines de Bourgogne, Tai¨wan ou la passe de Tiputa, Alexandre Lacroix nous ouvre les yeux sur la nature que nous habitons désormais. Une lucidité d'autant plus importante qu'elle ne conduit ni à la tristesse, ni à l'abattement, mais à l'engagement.Table des matières : PARTIE 1 : OUVRIR LES YEUX SUR LE XXIe SIÈCLEHaut Bas FragileEntre nature et cultureLes tentacules de l'histoireLa confiscation des couleursPoésie périurbaineL'éternité toc de l'agriculture intensive- "La chaleur pénètre au c?ur de la montagne ? témoignagede Bertrand Delapierre, réalisateur et alpiniste.- "Au c?ur de la forêt, je ne me sens ni un intrus,ni un envahisseur ? témoignage de Jakub Rok, chercheuret activiste polonais.PARTIE 2 : LES DEUILS DE LIEUXCes paysages qui font partie de nousAu commencement était le déracinementLes lieux peuvent-ils renaître?- " Là où il subsiste des animaux en milieu naturel, le tourismetend à se développer ? témoignage de Pamela Carzon, chercheuse en biologie marine habitant la Polynésie- " Les animaux, je vois de l'espoir au fond de leurs yeux ? témoignage de Picket Chabwedzeka, ranger au ZimbabwePARTIE 3 : RENCONTRER (ENCORE) L'ANIMAL SAUVAGENous ne sommes pas seulsLa bibliothèque comme ultime réserveAnatomie de la rencontreL'orchestre naturel- "Le Bouddha, est la nature ? témoignage de Genyu^ Sôkyu^,moine zen et écrivain japonais- "Pro ter du jour présent ? témoignage de ThomassieMangiok, habitant du Nunavik, CanadaPARTIE 4 : COMMENT LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE FAIT FONDRE L'ESTHÉTIQUE D'EMMANUEL KANTDes cigales en hiverLe beau fait-il bon ménage avec le bien?Théorie de la déception- "En apparence, la majesté des lieux est intacte ? témoignagede Xavier Lazzaro, écologiste lacustre établi en Bolivie- "Les guerres modifient le comportement des gens vis-à-visdes lieux ? témoignage de Josaphat Rubenga, écologistecongolaisPARTIE 5 : À QUOI RESSEMBLERA L'AVENIR ?La mobilisation des affectsUn argument métaphysiqueÉpilogueRemerciementsIndex des notionsOuvrages et articles cités
Comment la haute banque et la grande industrie françaises ont-elles vécu Vichy puis l'Occupation ? Furent-elles confrontées au vainqueur allemand, brutalement installé à l'été 1940, ou l'accueillirent-elles avec empressement, pour amplifier une collaboration établie de longue date ? L'ouverture des archives des années 1930 et 1940, en particulier les fonds français et allemands de l'instruction des procès des ministres de Vichy en Haute Cour, a permis à Annie Lacroix-Riz d'établir cette sidérante "collaboration économique" entre Crise et Occupation. Les sources révèlent le rôle décisif joué par les industriels et banquiers eux-mêmes, hauts fonctionnaires, permanents ou d'occasion, dans "l'Etat français" et dans l'économie, désormais exclusivement mise au service de la machine de guerre allemande. Par cet ouvrage monumental, Annie Lacroix-Riz met en lumière des sources historiques encore trop peu étudiées pour repenser l'histoire de cette période sombre de notre pays.
4e de couverture : Toujours plus vite. La croissance est la valeur cardinale des économies modernes et nous sommes tous lancés dans une quête effrénée de performance. C'est aux sentiments de vertige et d'aliénation liés à l'accélération de nos sociétés que le penseur allemand Hartmut Rosa consacre sa réflexion depuis des années. En témoigne son récit d'un voyage en Chine, excursion dans un pays qui est passé de l'époque féodale au capitalisme le plus débridé en quarante ans. Cet ouvrage avance, à travers une série de textes courts et marquants, une solution à la frénésie ambiante : entrer en résonance avec le monde. Ce nouveau concept philosophique vise à nous faire accéder à une vie meilleure, permettant de trouver un accord entre le monde tel qu'il est et l'existence telle qu'elle mérite d'être vécue. Nouer un autre rapport au monde, se reconnecter à autrui : une réflexion passionnante, qui prend toute son importance aujourd'hui.Notes Biographiques : Alexandre Lacroix est rédacteur en chef de Philosophie Magazine et enseigne l'écriture créative à Sciences Po. Il est l'auteur de plusieurs romans adultes chez Flammarion, dont Voyage au centre de Paris, paru en 2013. Dragons, père et fils est son premier texte pour la jeunesse, suivi de Dragons Amoureux!
Pour la première fois HugoDécrypte raconte en BD une histoire qui éclaire l'actualité, celle de la Russie. " Pourquoi la Russie ? Parce que ce pays est un géant dont les frontières, sans cesse redessinées, ont marqué et marquent encore notre histoire et l'actualité. Pour comprendre le présent, je retrace son passé, de son origine jusqu'à l'invasion de l'Ukraine. Et cette fois-ci, je mets ma caméra de côté : c'est en BD que je vous emmène avec moi dans le plus vaste pays du monde pour vous faire découvrir et vous rendre accessibles plus de mille ans de légendes, de conquêtes, de manipulations et de conflits sans fin. " HugoDécrypte
Faut-il être méchant pour réussir ? Doit-on avoir peur de la routine ? Peut-on changer les gens ? L'herbe est-elle plus verte ailleurs ? Quand sommes nous vraiment libres ? La jalousie est-elle une preuve d'amour ? Depuis près de trente ans, Charles Pépin est interrogé par ses élèves, ses auditeurs, ses lecteurs. Ils n'ont pas le même âge, ne viennent pas du même milieu, n'ont pas recu la même éducation, mais toutes leurs questions proviennent d'un vécu, parfois à vif. Et toutes attendent des réponses, aussi concises et utiles que possible. Charles Pépin y a toujours vu un défi. Ne pas s'abriter derrière un savoir, mais s'engager dans un éclairage philosophique qui aide à mieux vivre. Il rassemble ici les questions qui lui ont été posées le plus souvent et y répond, vraiment.
Le professeur Bucella décypte notre quotidien en lui apportant un éclairage scientifique à la fois accessible et fascinant. Enfin de la science humoristique ! Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté de la confiture ? Comment fonctionne une essoreuse à salade ? Pourquoi prend-on toujours la mauvaise file ? Comment refroidir une bouteille rapidement ? Est-il possible de fabriquer une cape d'invisibilité à la Harry Potter ? Pourquoi le spaghetto ne se brise-t-il jamais en deux morceaux ? Sous la pluie, faut-il courir ou marcher ? Combien de fois faut-il plier une feuille de papier pour atteindre la Lune ? Le père Noël pourrait-il exister ?
Il est temps de transformer notre regard sur la solitude des femmes. Les femmes ont mis des siècles à conquérir le droit d'être seules, à s'affranchir de la surveillance du père, du mari, de la société. Aujourd'hui, enfin, elles le peuvent. Mais leur solitude reste mal vue. Y compris par elles-mêmes, nombreuses à la vivre comme une souffrance ou un échec. En mêlant analyse historique et récit personnel, Lauren Bastide invite à changer de regard sur les femmes seules : celles qui ne sont pas en couple, celles sans enfants ou dont les enfants ont " quitté le nid ", celles qui voyagent en solitaire, celles qui n'ont besoin de personne - ou essaient, en tout cas. Il existe dans la solitude la promesse d'une émancipation, d'une estime de soi renouvelée et de la possibilité d'habiter le monde, enfin, à son rythme.
Court échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.
La nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.
La sociologue spécialisée dans les habitus de la bourgeoisie s’est cette fois penchée sur le lien entre richesse et écocide. Elle démontre, à travers une trentaine de courts chapitres formant comme un puzzle, le lien entre le chaos climatique et la recherche de profits des oligarques. Elle démontre avec brio et force que l’écologie est sans doute un des sujets qui sépare le plus les classes sociales en pointant du doigt la destruction de notre planète par ceux qui en monétisent les moindres ressources.
Et si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.