De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique
Lacorne Denis
GALLIMARD
19,90 €
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EAN :9782070735266
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses : la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la guerre des Bibles entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo anglo-protestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la mort de Dieu dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation : l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières ; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un mur de séparation entre l'Église et l'État - qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit. Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.Denis Lacorne, directeur de recherches au CERI-Sciences Po, est notamment l'auteur de L'Invention de la République (1991) et de La Crise de l'identité américaine (1997).
Nombre de pages
244
Date de parution
26/10/2007
Poids
388g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782070735266
Titre
De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique
Auteur
Lacorne Denis
Editeur
GALLIMARD
Largeur
155
Poids
388
Date de parution
20071026
Nombre de pages
244,00 €
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Le modèle économique américain n'a jamais eu bonne presse en France. Et pourtant, la Silicon Valley est l'objet d'une admiration sans borne, avec tout ce qu'elle symbolise : la jeunesse, la prise de risque et la création de milliers de jeunes pousses en hypercroissance. Cette admiration a littéralement explosé à la fin de la présidence de François Hollande pour être magnifiée ensuite par Emmanuel Macron. Elle révélait une immense ambition : moderniser l'économie française pour en faire une Startup Nation. A cette fin, il fallait faciliter l'émergence de futurs champions de l'économie numérique, ces fameuses "licornes" (des entreprises valorisées à 1 milliard de dollars), dont l'Elysée souhaiterait qu'elles soient au moins 25 en 2025. Où en est aujourd'hui la "Mission French Tech" , créée en 2013 pour nourrir cette ambition ? Il semblerait qu'elle n'ait pas réalisé tous les espoirs de ses concepteurs. La France, dépassée par le Royaume-Uni et l'Allemagne, n'est pas au premier rang des économies numériques européennes. Notre écosystème technologique n'est pas suffisamment performant et reste étonnamment dépendant des aides et des subventions de l'Etat. C'est pourquoi les startupeurs français les plus ambitieux n'hésitent pas à s'expatrier aux Etats-Unis. Cet ouvrage est construit à partir d'une vingtaine d'entretiens inédits menés pour la plupart au sein de la Silicon Valley. Il permet de comprendre ce qu'est la "culture startup" , son mélange d'imagination et de passion, appuyé par une quête incessante de nouveaux financements pour mieux grandir et dévorer la concurrence, sans rien ignorer des critiques suscitées par cette culture.
Peuple jeune, réputé sans histoire, les Américains sont les plus vieux républicains du monde. Inventeurs d'une nouvelle science du gouvernement, ils tirent une grande fierté de l'apothéose constitutionnelle qui clôture leur révolution. Le culte du Livre de la République, les serments de fidélité, les fêtes républicaines, la recherche obsessionnelle des "intentions premières" des Fondateurs manifestent un véritable fétichisme des origines. Propagandistes-nés, les Américains cherchèrent très tôt à exporter leurs idées. Ils eurent quelques succès auprès de nos constituants... Mais ils furent aussi marqués, beaucoup plus qu'on ne le croit, par le discours des Lumières. Leur découverte? La république n'est pas la démocratie. Son objet est de contenir les passions de la multitude au nom des principes d'une sage représentation. L'extension du suffrage, l'abolition de l'esclavage, la création de nouveaux droits pour les femmes et les minorités ethniques sont les grandes étapes d'un lent processus de démocratisation, étalé sur près de trois siècles. Biographie de l'auteur Denis Lacorne est Directeur d'études au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences Po. Il a notamment publié De la religion en Amérique. Essai d'histoire politique (Gallimard, 2007) et La Crise de l'identité américaine. Du melting-pot au multiculturalisme (Gallimard, 2003).
Résumé : Avant l'âge des Lumières, on tolérait mal la religion des autres, ou alors avec réticence, comme une anomalie qu'il fallait souffrir sans l'accepter. La "tolérance des Modernes", élaborée par de grands penseurs comme Locke et Voltaire, renversait la perspective : elle mettait en place un système harmonieux de coexistence paisible entre les groupes les plus divers, tout en prônant de nouveaux droits - la liberté de conscience et la liberté d'exercer sa religion dans l'espace public. Cette nouvelle conception n'allait pas de soi. Elle donne à voir des éléments précurseurs en des lieux aussi divers que l'Empire ottoman et le ghetto de Venise. Après de nombreuses querelles politiques et théologiques, elle s'est enracinée en Hollande, en Angleterre, en France et dans les colonies d'Amérique. Denis Lacorne observe les manifestations les plus récentes de la tolérance dans le monde contemporain, il en analyse les usages et les limites, qu'il s'agisse des symboles religieux, de monuments, de manières de s'habiller, de ce qu'il est permis de dire et de proférer. De l'Europe au Nouveau Monde, les territoires de la tolérance n'ont cessé de s'étendre, des déistes aux athées, des baptistes aux quakers, des sikhs aux musulmans. Aujourd'hui la tolérance demeure une vertu contestée : le retour du religieux, la montée des fanatismes menacent le projet émancipateur des philosophes. Faut-il imposer des bornes à la liberté d'expression ? Doit-on tolérer les ennemis de la tolérance ? Pour y répondre, il nous faut redécouvrir cette grande tradition afin de mieux la défendre.
En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses: la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les moeurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la « guerre des Bibles » entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo angloprotestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la « mort de Dieu » dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation: l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un « mur de séparation » entre l'Église et l'État ? qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit.Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.