Diasporas N° 34/2019 : Nations et empires. Textes en français et anglais
Lachenicht Susanne ; Monge Mathilde
PU MIDI
22,00 €
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EAN :9782810706587
Longtemps considéré à l'aune des modèles grecs et juifs, et des revendications que certains groupes portaient pour un Etat-nation aux XIXe et XXe siècles, le rapport entre diasporas, nations et Etat-nation a longtemps semblé évident. La prolifération des études diasporiques et la nouvelle histoire des empires a fini par rendre ce rapport plus complexe et compliqué. Ce volume met en perspective les époques modernes et contemporaines, les espace européens, américains et africains : comment imaginait-on "nation" et "Etat" dans l'Europe de l'époque moderne, puis avec les révolutions atlantiques et l'émergence de l'Etat-nation vers la fin du XVIIIe siècle ? A l'époque moderne, les empires utilisaient des groupes diasporiques, des "nations étrangères" , dans le processus d'expansion européenne. Elles devenaient "des agents et des victimes des empires" (J. Israel). Qu'en est-il, pour les XIXe et XXe siècles, de l'exil des "nationalistes" italiens ou polonais à Paris et à Bruxelles qui produisent des "nationalismes" internationaux (M. Isabella) et mettent ainsi en avant l'aspect transnational des nationalismes ? Et qu'en est-il des contextes postcoloniaux de la deuxième moitié du XXe siècle ? Les contributions de ce numéro, qui envisage une approche chronologique large (du XVe au XXIe siècle), permettront de faire dialoguer des champs historiographiques, histoire de l'Europe moderne, histoire de l'Etat-nation du XIXe siècle, Etats africains postcoloniaux de la deuxième moitié du XXe siècle, qui ne se croisent que rarement.
Nombre de pages
156
Date de parution
03/01/2020
Poids
268g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810706587
Titre
Diasporas N° 34/2019 : Nations et empires. Textes en français et anglais
Auteur
Lachenicht Susanne ; Monge Mathilde
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
268
Date de parution
20200103
Nombre de pages
156,00 €
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Qui accueillons-nous dans nos sociétés ? A qui refusons-nous l'asile et le logement ? Ces dernières années, cette polémique a fait rage dans les médias et la sphère publique à l'occasion de la "crise des migrants" – en France, en Allemagne et dans de nombreux autres pays européens. Une lumière crue est jetée quotidiennement sur une réalité régulièrement oubliée : les individus ou les groupes dans le besoin ne trouvent pas ipso facto asile dans un territoire, même gouverné selon des principes dits "humanistes". L'asile doit être négocié. L'asile est demandé, sollicité et argumenté. Les acteurs impliqués développent des stratégies spécifiques, ils négocient, ils concluent parfois des accords et ils doivent bien souvent plaider ou se battre pour obtenir une aide internationale. Ces logiques sont anciennes. Elles sont aussi labiles : il y a quelques décennies encore, c'étaient les réfugiés démunis que l'on répugnait à accueillir, au contraire de migrants porteurs d'un capital financier et social. Les contributions de ce dossier interrogent ainsi l'accueil de l'époque antique à l'actualité la plus brûlante.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.