La jalousie se rencontre-t-elle plus souvent chez les femmes que chez les hommes ? Peut-on croire, à l'instar de Freud, qu'elle est " normale " (la rivalité) ou délirante, comme en témoignerait le mécanisme de projection qui en serait le fondement ? Melanie Klein et Lacan l'ont montré, la jalousie n'est pas l'envie. Celle-ci consume le sujet qui en est la proie, tel le jeune Saint-Augustin pâlissant devant le spectacle puîné appendu au sein de la mère. Détruire cette complétude, se détruire, faute de pouvoir ravir à l'autre la jouissance de la mère, de l'Un. Lacan l'a pointé le premier, la jalousie passe par l'identification à l'autre et suppose un tiers. Mais, comme l'amour, elle ignore la différence des sexes. La " jalouissance " ne veut pas renoncer au Tout, à la Femme, la mère. C'est par une réflexion sur la théorie psychanalytique de cet affect et sur les cas de sa clinique que Denise Lachaud nous conduit à en envisager la fonction structurale et l'incidence décisive dans la clinique, comme dans l'existence des sujets. D'un sentiment qui passe si souvent pour faiblesse, faute ou passion, elle relève aussi la portée créatrice, à la lisière de l'imaginaire et du symbolique. Bien plus, dépassant les résistances des analystes eux-mêmes, elle en rectifie l'approche en soulignant qu'il faut penser non pas la mais les jalousies.
Nombre de pages
185
Date de parution
02/04/1998
Poids
270g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782207247204
Titre
Jalousies
Auteur
Lachaud Denise
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
270
Date de parution
19980402
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Personnellement, moi je... Fragment d'un discours de maîtrise ou assurance tous risque ... Que peut nous apprendre la psychanalyse de cette jouissance du pouvoir qu'est la mégalomanie ? D'où vient-elle ? Que cache-t-elle ... Curieusement, Freud n'a pas repris ce thème si commun de la psychologie de notre vie quotidienne. Pourtant, de la mythologie à la vie sociale en passant par la littérature, l'art, la religion et la politique, le trait mégalomane s'inscrit au plus profond de notre être dans une recherche inlassable d'une satisfaction totale et inconditionnelle. Nostalgie d'une mère toute-puissante dont le regard suscitait le narcissisme de l'enfant en le protégeant de tout morcellement, de tout partage. Paradoxalement, cette défense nécessaire peut à la fois conduire à la créativité et à la criminalité. Quand devient-elle perverse ... A partir de cas cliniques et de nombreux exemples, Denise Lachaud, en pionnière, répond à toutes ces interrogations et n'hésite pas, avec humour, à s'intéresser aux psychanalystes eux-mêmes.
Un beau livre qui charmera tous les botanistes en herbe. Pour découvrir et conserver une vingtaine de fleurs qui poussent au bord des chemins (campanule, fraisier, thym serpolet, herbe-à-robert, silène enlé, mille-pertuis, reine des prés, eupatoire, pensées, liseron des haies, trèfle, chèvrefeuille, véronique, mauve, josiane, valériane). Un texte documentaire concis. Un livre à mettre entre toutes les mains.
Ancolie, fuchsia, pensée, tulipe, zinnia, souci, rose, marguerite, muflier, pied-d'alouette... De toutes beautés et pleines de senteurs, ces fleurs trouveront leur place dans votre herbier des fleurs du jardin. Et si vous n'avez pas de jardin, vous trouverez aisément chez un fleuriste les vingt fleurs sélectionnées dans ce magnifique ouvrage. Les aquarelles, peintes sur le terrain, vous permettront de connaître et de reconnaître ces fleurs du jardin. Un texte, court et précis, vous indiquera leurs principales caractéristiques. Vous pourrez également découvrir différentes techniques de séchage de plantes, étape indispensable pour compléter cet herbier.
Quatre parties pour tout connaître du Pays Basque : la côte Basque ; les vallées Labourdines ; la Basse-Navarre ; la Soule. Un ouvrage qui présente chaque lieu sur une double page pour une exhaustivité des sujets. Une carte générale pour cheminer dans la région.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...