Parcourant un corpus d?oeuvres picturales et de textes tant théoriques que littéraires compris entre le XVe et le XIXe siècle, cet ouvrage se propose d?observer comment la question du désir se déplace et se reformule parallèlement à l?affirmation progressive de l?art comme valeur. À partir de la Renaissance, les oeuvres picturales, profanes ou religieuses, qui mettent en scène un objet du désir majoritairement emprunté aux sources mythologiques et bibliques se multiplient. Partant de ce premier constat, se pose la question de savoir: « où et quand », « comment » le désir devient-il un sujet en peinture? C?est à la condition de poser ces questions premières, c?est en observant de près des oeuvres dont le sujet met en scène des héros réputés aux prises avec le désir qu?on pourra espérer savoir pourquoi. Pourquoi la peinture, à partir du moment où elle s?émancipe progressivement du monde du culte pour intégrer celui de la culture, à partir du moment où le peintre devient un artiste, où l?activité imaginaire est valorisée, parfois même théorisée, pourquoi la peinture entretient-elle un lien si étroit avec le désir? Au gré de cette enquête inédite qui puise à des sources multiples, c?est une histoire critique de l?art pictural qui va se tracer. Mais aussi une histoire de sa réception, de son pouvoir, de ses effets, de sa définition. Une histoire de ses formes, de ses configurations. Une histoire de l?imagination, une histoire du spectateur, une histoire de l?artiste.
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Nombre de pages
213
Date de parution
22/09/2011
Poids
1 584g
Largeur
239mm
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EAN
9782021041880
Titre
Désir et peinture
ISBN
2021041883
Auteur
Lacas Martine
Editeur
SEUIL
Largeur
239
Poids
1584
Date de parution
20110922
Nombre de pages
213,00 €
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Entre 1780 et 1830, les artistes femmes accèdent en France à une visibilité inédite. Transformé par la Révolution française, l'espace de production artistique s'ouvre de manière inédite aux femmes. Sont ici présentées les oeuvres d'Elisabeth Vigée Le Brun, Adélaïde Labille-Guiard, Marguerite Gérard, Marie-Guillemine Benoist ou Constance Mayer, aux côtés de nombreuses autres plasticiennes célébrées en leur temps : Angélique Mongez, Henriette Lorimier, Pauline Auzou, Hortense Haudebourt-Lescot Adèle Romany, Joséphine Sarazin de Belmont etc. Les conditions de la pratique artistique pour les peintres femmes à cette époque, leur accès à la formation, leur insertion dans le milieu professionnel grâce aux réseaux de sociabilité, la réception critique et publique de leur présence aux Salons méritent d'être redécouverts pour que soit enfin réévalué le rôle, actif et déterminant qu'en tant qu'artistes elles ont tenu dans l'histoire de l'art de la Révolution à la Restauration. N'est-il pas temps de les voir en peintres puisque tel fut leur choix ?
Résumé : Du de´but du XIXe sie`cle, tout juste sorti de la Re´volution franc¸aise, jusqu'a` la violente rupture de la Premie`re Guerre mondiale, un long sie`cle de cre´ation picturale s'e´coule qui voit e´merger, croi^tre et se me´tamorphoser l'espace de production artistique de la modernite´. Cet ouvrage se propose de le parcourir en compagnie d'artistes dont l'histoire de l'art a ne´glige´ les oeuvres jusqu'a` une pe´riode re´cente : les peintres femmes. Du phe´nome`ne ine´dit de fe´minisation du Salon officiel sous le Consulat et la Restauration a` l'afflux des artistes nordiques, britanniques, russes et ame´ricaines sur la sce`ne parisienne a` l'aube du XXe sie`cle, des ultimes de´bats sur l'ancestrale hie´rarchie des genres picturaux au surgissement acce´le´re´ des avant-gardes, de la multiplication des ateliers de jeunes femmes au seuil du XIXe sie`cle aux premie`res diplo^me´es de l'E´cole des beaux-arts au de´but du XXe sie`cle, la pe´riode de´ploie une sce`ne ou` il nous appartient de´sormais de les voir et de les entendre jouer, elles aussi, leur ro^le d'artiste tel qu'elles s'en empare`rent concre`tement, personnellement dans et avec leur temps. Martine Lacas est auteure, chercheuse et commissaire d'exposition inde´pendante. Docteure en histoire et the´orie de l'art de l'EHESS (E´cole des hautes e´tudes en sciences sociales), son activite´ de recherche porte sur la repre´sentation picturale de la Renaissance au XIXe sie`cle qu'elle interroge selon une conception e´largie et transversale de la discipline historique. Elle a publie´ Au fond de la peinture. Une poe´tique de l'arrie`re-plan (Seuil, 2008), De´sir et peinture (Seuil, 2011), Rodion Romanovitch Raskolnikov. Portrait of a man (E´ditions Loco, 2014), Des femmes peintres, du XVe a` l'aube du XIXe sie`cle (Seuil, 2015). Elle a e´te´ la commissaire de l'exposition Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d'un combat au muse´e du Luxembourg, Paris (mai-juillet 2021) dont elle a assure´ la direction scientifique et co-e´crit le catalogue, paru aux e´ditions de la RMN.
Résumé : Depuis le texte fondateur de Vasari, l'histoire de l'art avait tenu dans l'ombre le travail des femmes peintres. A partir des années 1960, les Feminist Studies et les Gender Studies ont permis de mettre à mal cette tendance et de redécouvrir des artistes majeures dont le travail avait été injustement occulté au profit de celui de leurs homologues masculins. Du fait de leur isolement et de leur faible nombre tout autant que des interdits et des obstacles qui furent opposés à leur formation comme à leur carrière, l'étude des femmes peintres a engagé Martine Lacas à se poser certaines problématiques qui leur sont propres : dans quelles familles sont-elles nées ? comment se sont-elles formées ? quelles stratégies ont-elles développées pour légitimer leur statut d'artiste et leur production ? Mais aussi qu'est-ce que le fait d'être femme a changé quant au choix des sujets et de leurs interprétations, quant à l'affirmation de soi par l'oeuvre et dans l'oeuvre ? Pour répondre à ces questions, Martine Lacas s'appuie sur l'étude des oeuvres de ces femmes peintres du XVe à l'aube du XIXe siècle, parmi lesquelles on compte Elisabeth Vigée Le Brun, Artemisia Gentileschi, Sofonisba Anguissola ou Adélaïde Labille-Guiard, dont le genre a déterminé et détermine encore la réception, la fortune critique et l'appréciation esthétique.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
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