Broché, format : 14x20,5 cm. "Maman n'aurait pas été moins soignée si elle avait été une vieille Africaine habitant le fin fond du Mali. Non, j'exagère! Au fin fond du Mali on prend mieux en charge les "dingueries" des ancêtres. "Maman a donc été soignée aussi mal que possible, compte tenu des moyens actuels... "Aujourd'hui encore, je ne suis pas sûre que le diagnostic ait été médicalement établi. Je ne crois même pas que Maman ait jamais été en consultation chez un neuropsychiatre. Mais tout le monde (Papa, nous les trois filles, le médecin de famille) s'accorde sur le terme de la maladie d'Alzheimer... Va pour Alzheimer!" De l'art de gérer la démence dans une famille ordinaire de névrosés? Trois soeurs solidaires, indépendantes et concurrentes, férocement jalouses, depuis l'enfance, à l'école, avec les hommes plus tard, dans leur métier aussi, puis avec leurs enfants... Coalisées contre le père ou la mère, qui ne les reconnaît plus... Mais pas d'accord sur le diagnostic, le traitement, les mesures à prendre. Et brusquement réunies par l'émotion, la peur, l'humour, le fou rire. Pour prendre ses distances avec la fin inéluctable et pour se rassurer sur son propre avenir, la narratrice tente de tenir la chronique d'une famille confrontée à la maladie de la mère.
Nombre de pages
156
Date de parution
09/10/2003
Poids
85g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782290334164
Titre
Pourquoi ma mère me rend folle
Auteur
Laborde Françoise
Editeur
J'AI LU
Largeur
110
Poids
85
Date de parution
20031009
Nombre de pages
156,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : " En écrivant Pourquoi ma mère me rend folle ?, sur la maladie d'Alzheimer dont celle-ci était atteinte, je ne pensais pas que le livre trouverait un tel écho. J'avais cru écrire une histoire singulière et je découvrais qu'elle était commune à bien des familles. Parmi mes confrères journalistes, l'un d'eux m'a même demandé si j'avais le sentiment d'avoir brisé un tabou. Sur le coup, ça m'a fait sourire. Et puis, à la réflexion, j'ai pensé qu'il n'avait peut-être pas tort. Car en France, à la différence des Etats-Unis, on n'avoue jamais la maladie et on ne parle pas des ravages qu'elle provoque dans les familles. Aucune personnalité publique n'a dévoilé jusqu'à présent sa maladie alors qu'elle frappe, dans notre pays, près de 200 000 personnes nouvelles par an ! Il y a encore beaucoup à dire sur la maladie d'Alzheimer, et j'ai eu envie d'écrire cette suite pour ma mère d'abord, mais également pour partager ce que j'ai appris : les prédispositions génétiques, le caractère héréditaire de cette maladie - bref, raconter ce que les savants connaissent mais pas le grand public. Heureusement, le regard sur la maladie change. De nouveaux médicaments, des thérapies comportementales apparaissent. J'aimerais aussi redonner un peu d'espoir à ceux qui croient qu'il n'y en a pas. "
Ma mère m'a toujours laissé entendre qu'elle savait d'instinct ce qu'il fallait faire avec ses enfants, quelles que soient les circonstances. Elle nous avait ralliés à cette évidence et tous, père, enfants, chats, employés de maison, nous en étions convaincus. Tout ça pour dire que dans notre famille, le rôle de Mère, a toujours été magnifié et que nous avons affaire depuis plusieurs générations à une catégorie assez particulière de "Maman-catastrophe"... Certes, avec les meilleures intentions du monde et dans le souci de prodiguer le plus grand bien-être à ses enfants, d'ouvrir leurs jeunes esprits, de préserver leur sensibilité, de les soigner avec amour ; il n'en reste pas moins que nous avons développé, depuis plusieurs générations, un indéniable penchant pour l'irrationnel qui nous fait vivre les expériences les plus baroques. Je n'ai pas échappé à la règle : j'ai fait vivre à mes fils des fiasco complets avec la meilleure volonté du monde. Les enfants sont formidables, mais je dois dire que, désormais, quand j'annonce : "Les garçons ! J'ai une idée... et si on allait... ?", ils hurlent : "Non !!!" avant même que j'ai émis le moindre début de proposition. Et si j'allais en faire un livre ?"
J'ai 50 ans... Je n'arrive pas à le croire ! Et le pire c'est que tout le monde a l'air de trouver ça normal. Il n'y a que moi que ça contrarie ! (...) Je refuse de considérer que je vieillis, et ce sera le meilleur moyen de les oublier, ces 50 ans. Ou plutôt non, je vais faire tout le contraire. Je ne vais plus cacher mon âge mais le revendiquer, le dire haut et fort... Et ainsi chacun pourra s'extasier : "Mais comme elle fait jeune ! 50 ans, Isabelle ? Impossible !" Et je vais leur prouver, moi, à ces greluches de 30 ans toujours démoralisées, angoissées, inquiètes pour leur avenir, leurs enfants, leur jules, qu'aujourd'hui 50 ans, c'est à peine le début de la maturité ! Voici donc un ouvrage d'expériences vécues, de conseils pratiques et de résolutions." Du même auteur : Pourquoi ma mère me rend folle ? ; Pas de panique, Maman est là !
Longtemps j'ai menti. Et j'ai menti de bonne heure. Sur tout, sur rien, pour me faciliter la vie. Mais c'est fini! Bas les masques! Je dis tout, j'avoue: j'ai inventé cette Isabelle une facilité littéraire pour affronter quelques vérités douloureuses dans mes ouvrages précédents et me cacher un peu, sans fatigue!. Aujourd'hui c'est fini! je n'ai plus peur. Je peux dire tout haut ce que je suis: une menteuse professionnelle!. Et puis, une évidence s'est imposée à moi: dans ce pays tout le monde ment, c'est même un sport national. Alors, je veux bien dire la vérité mais pas toute seule! Je ne résisterai donc pas au plaisir de pointer du doigt les faux-semblants, les faux sincères. Tous ceux qui s'accommodent d'un à peu près. Et ils sont nombreux!. Je vais m'astreindre à cet exercice solitaire et exigeant: tenter de dire ma" part de vérité "sur ce que je vois, sur ce que je sais. Je ne dis pas que tout dans ce livre est vrai. Il faut bien laisser une part au rêve. Mais je ne jouerai plus le jeu du double je. Ce sera moi toute habillée et la vérité toute nue! Pour les autres le jeu ne fait que commencer.". Avec humour et impertinence, Françoise Laborde nous livre ici quelques vérités cachées sur elle-même, son métier, la télévision, notre société... et tous ses faux-semblants. Ça va mieux en le disant est son neuvième ouvrage