De l'homme, on ne sait presque rien. Il était vénitien et se destinait à l'état ecclésiastique. Il fut pendant vingt ans maître de musique dans une institution charitable. Il mourut à Vienne dans la plus grande obscurité. Mais d'abord il fut fils de Venise et cela seulement suffirait à le qualifier. La Venise du XVIIIè siècle, celle des fêtes musicales, la Venise d'une des plus grandes lutheries du monde. Vivaldi en fut le symptôme et en reste le symbole. Son ?uvre est profuse : plus de cinq cents compositions instrumentales, une cinquantaine d'opéras. De son vivant, il fut admiré par les mélomanes, imité par les plus grands musiciens. Aujourd'hui, il reste le héraut d'une efflorescence baroque qui n'en finit pas de nous étonner. Jean-François et Claude Labie dressent le portrait d'une ?uvre et ce faisant celui d'un homme. D'un homme de Venise.
Nombre de pages
144
Date de parution
18/11/1996
Poids
225g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070531691
Titre
Vivaldi, une saison à Venise
Auteur
Labie Claude ; Labie Jean-François
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
225
Date de parution
19961118
Nombre de pages
144,00 €
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Revisiter les grandes oeuvres sacrées du répertoire baroque en mettant en évidence les liens existant entre leur discours musical et la réalité spirituelle qu'elles entendent exprimer, tel est le propos de ce livre.Alors qu'en matière d'opéra, notre époque ne s'est jamais tant interrogée sur la fidélité qui unit la musique au livret, elle semble trop souvent, en revanche, ne pas vouloir prendre en considération la dimension religieuse de cette musique d'église, quel qu'ait pu être le degré de conviction et d'engagement du compositeur. Attitude pour le moins paradoxale lorsqu'on sait l'engouement actuel pour les concerts et les disques de musique sacrée.La nativité du Christ, sa mort, sa résurrection, les récits de la Bible, le cérémonial de l'eucharistie n'ont cessé d'inspirer les plus grands musiciens de cette époque. Bach, Haendel, Monteverdi, Schütz, Haydn, Mozart et bien d'autres encore, plus ou moins célèbres, ont ainsi à travers un nombre considérable de messes, cantates, requiem ou passions, éclairé pour nous la figure du Christ mieux souvent que ne le feraient les sermons les plus savants. C'est à cette relecture spirituelle des plus grands chefs-d'oeuvre de cette période (passions et cantates de Bach, Vêpres de la Vierge de Monteverdi, Messie de Haendel, etc.) que nous convie Jean-François Labie.Fruit de longues recherches théologiques, voici donc un ouvrage qui apporte enfin les clefs d'une approche véritablement spirituelle de ces musiques nourries de la pensée liturgique luthérienne et catholique de leur temps.Ancien industriel, Jean-François Labie se consacre aujourd'hui à des travaux d'historien de la musique. Collaborateur de divers dictionnaires, encyclopédies et revues, il est l'auteur d'un Haendel et de Le Cas Verdi (Laffont).
Résumé : Verdi : sa légende en a fait un patriarche raide et barbu, héros du Risorgimento et chantre de l'unité nationale. Et le compositeur a lui-même laissé se former cette image. Mais ce portrait est évidemment trop simpliste. En allant y voir de plus près, en analysant la correspondance, les documents contemporains, les livrets, la dramaturgie et, bien sûr, la musique elle-même, Jean-François Labie a peu à peu découvert un tout autre personnage. Avec lui, nous plongeons dans le bouillonnement des passions les plus violentes, les plus inavouables parfois, celles d'un être complexe, vulnérable, toute sa vie hanté par le souvenir des premières expériences de l'injustice et de la cruauté, réticent devant tout engagement politique, dressé contre toute autorité extérieure - mais dont l'exigence intime, l'intégrité et la générosité font le plus attachant et le plus inattendu des hommes.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.