Dans les entreprises, la fonction comptable est devenue une telle évidence qu'elle n'est plus discutée. On met en question son efficacité, son efficience, on envisage de l'externaliser, mais on ne peut plus s'en passer. Cet ouvrage se propose de revenir sur la force de cette évidence en l'interrogeant sous l'angle historique et par un retour rétrospectif à des sources variées : archives d'entreprise, manuels comptables, presse spécialisée, associations, thèses de droit anciennes etc. A première vue, le problème est simple : les entreprises seraient devenues de plus en plus importantes, nécessitant des comptables de plus en plus nombreux. Or, cette vision s'avère erronée pour deux raisons : au XVIIIe siècle, il existe d'une part quelques grandes entreprises comme Saint-Gobain sans comptable alors qu'elles comptent plus de 1000 salariés, d'autre part, on observe à la fin du XIXe siècle une montée de la proportion des comptables parmi les salariés. Le premier élément de cette démonstration consiste à mettre en évidence comment les entreprises (XVIIIe - XIXe siècle) peuvent s'organiser sans fonction comptable. Il s'agit de décrire un phénomène pour en montrer la rationalité dans un contexte donné. Le deuxième temps de la démonstration consiste à comprendre les modifications du contexte économique, social et culturel. Comment ces changements ont-ils transformé les structures du marché du travail comptable, facilitant le recrutement des comptables en grand nombre dans les entreprises ? Enfin, dans une dernière partie, l'ouvrage se propose de caractériser la fonction comptable en mettant en avant les différentes fonctions qui apparaissent ainsi que les problématiques organisationnelles qui en découlent (espace, temps, structure).
Nombre de pages
347
Date de parution
03/06/2010
Poids
609g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753510739
Titre
L'émergence de la fonction comptable
Auteur
Labardin Pierre ; Nikitin Marc
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
609
Date de parution
20100603
Nombre de pages
347,00 €
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La carrière académique de Marc Nikitin auquel cet ouvrage rend hommage s'attache à montrer l'intérêt des approches historiques pour comprendre aujourd'hui les pratiques en matière de comptabilité et de contrôle et de management. Ancien professeur à l'Université d'Orléans, ancien directeur du LOG (Laboratoire Orléanais de Gestion), ancien président de I'AFC (Association Francophone de Comptabilité), il est l'auteur depuis 25 ans de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire de la comptabilité et du contrôle de gestion. Dans cette lignée, les collègues réunis dans cet ouvrage ont essayé de montrer dans chacun de leur domaine comment une approche historique permettait un éclairage différent et original pour comprendre les évolutions du xvllle siècle à nos jours. L'ouvrage se divise en trois parties : la première réinterroge le rôle de l'histoire en matière de management, la deuxième propose plusieurs histoires d'outils de contrôle, la troisième se centre sur l'histoire des outils comptables.
Cet ouvrage rend hommage à Marc Nikitin et s'attache à montrer l'intérêt des approches historiques pour comprendre aujourd'hui les pratiques en matière de comptabilité, de contrôle et management. La première partie interroge le rôle de l'histoire en matière de management, la deuxième propose plusieurs histoires d'outils de contrôle, la troisième se centre sur l'histoire des outils comptables.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.