La vie comme un livre. Mémoires d'un éditeur engagé
Bétourné Olivier
REY
25,00 €
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EAN :9782848768304
Un document passionnant sur l'édition et la vie intellectuelle des quarante dernières années Enfant de Mai 68, Olivier Bétourné entre aux Editions du Seuil en 1977 alors que la maison, toujours dirigée par ses fondateurs, vit la fin des temps héroïques : si l'ombre de Jean Cayrol plane encore sur le comité littéraire, d'autres personnalités, comme Philippe Sollers ou Denis Roche, s'imposent peu à peu rue Jacob tandis que François Wahl érige, à l'écart du comité, un monument unique dédié aux sciences humaines. Mais c'est auprès de Jacques Julliard, éditeur d'essais politiques, que le jeune homme, entré comme simple lecteur, apprend le métier. En 1984, à trente-trois ans, Olivier Bétourné devient le numéro 2 de la maison. A la suite du changement de direction, il quitte en 1992 la rue Jacob pour rejoindre Claude Durand chez Fayard. La réussite du tandem est spectaculaire avant de se briser, huit ans plus tard, sur la retentissante affaire Renaud Camus. Accueilli en 2006 chez Albin Michel comme directeur général, Bétourné y poursuit son travail d'éditeur tout en s'attachant à percer le secret d'une maison réputée pour son exceptionnel savoir-faire commercial. Il revient finalement au Seuil en 2009, invité par son nouveau propriétaire à prendre la barre d'un paquebot à la dérive, défi qu'il relève en quelques années, parvenant - grâce à l'embauche d'éditeurs de talent, aux succès commerciaux et au retour de la maison dans la course aux prix littéraires - à redonner son éclat à sa maison, celle de ses débuts, la seule où il se soit toujours senti chez lui. Voici le parcours intime et professionnel d'un homme pleinement engagé dans son temps et dans son métier. Le récit s'ouvre sur une évocation très personnelle de ses années de formation au sein d'une famille libre et peu banale. S'ensuit la chronique, rapportée sur le mode épique, de la traversée par gros temps de l'édition française de ces quarante dernières années, le narrateur multipliant anecdotes et portraits nourris par l'abondante documentation qu'il a constituée lui-même : lettres, notes, procès-verbaux de réunions, mémos en tous genres, etc. Ce livre fera date pour la façon si personnelle qu'a son auteur d'inviter le lecteur à pénétrer dans les coulisses d'un monde hanté par le secret, à comprendre l'enjeu des joutes intellectuelles du temps et à revivre les crises auxquelles il a lui-même été confronté. S'attardant à saisir la personnalité des éditeurs qu'il a côtoyés (Paul Flamand, Michel Chodkiewicz, Jérôme Lindon, François Maspero, Claude Cherki, Claude Durand, Francis Esménard, Richard Ducousset, Hervé de la Martinière...), des figures fondatrices de sa maison de coeur (Jacques Julliard, Jean Lacouture, Philippe Sollers, Denis Roche, François Wahl...), des écrivains devenus ses amis (de Julien Green à Viviane Forrester et François Bon), des grandes figures intellectuelles dont il aura été l'éditeur (de Pierre Bourdieu à Jacques Derrida en passant par Alain Touraine et Elisabeth Roudinesco), Olivier Bétourné prend un plaisir manifeste à mettre son expérience en scène, échecs et insuffisances compris. Comme une invitation à poursuivre aujourd'hui le combat au nom d'une certaine idée de l'édition et de la culture.
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Nombre de pages
588
Date de parution
03/09/2020
Poids
640g
Largeur
146mm
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EAN
9782848768304
Auteur
Bétourné Olivier
Editeur
REY
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146
Date de parution
20200903
Nombre de pages
588,00 €
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Résumé : De quoi était donc fait l'esprit de la Révolution pour que plus de deux siècles après il nous éclaire encore ? Scruter l'événement pour en découvrir les ressorts mythographiques, se frayer un chemin de connaissance par-delà interprétations et idéologies, tel est le projet. L'exploration opère en trois temps. L'enquête remonte d'abord aux sources médiévales du débat philosophique qui, au milieu du xviiie siècle, investit la souveraineté d'un nouveau principe de légitimité. Elle retrace ensuite les jeunes années des principaux acteurs du drame en vue de saisir leur personnalité profonde et de donner la mesure des bouleversements subjectifs induits par l'événement lui-même. Vient alors le moment d'aborder le grand récit, de revivre pas à pas, et au plus près des protagonistes, la construction des mythes fondateurs de la France contemporaine, fruit de cette singulière et imprévisible rencontre entre le mouvement des idées, les contradictions sociales du temps et la personnalité des acteurs. Alors s'éclaire le mystère de l'exception française et de sa permanence, cette culture politique que le monde entier nous envie autant qu'il s'en agace. Trop française, cette culture, à l'heure de la globalisation du monde ? Trop national, l'esprit qui en émane ? L'interrogation traverse de part en part le récit. Olivier Bétourné est historien et éditeur. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, élève d'Albert Soboul (1914-1982) alors titulaire de la chaire d'histoire de la Révolution française à la Sorbonne, il est notamment l'auteur (avec Aglaia I. Hartig) de Penser l'histoire de la Révolution. Deux siècles de passion française (La Découverte, 1989). Il est, par ailleurs, cofondateur et président de l'Institut Histoire et Lumières de la pensée.
Résumé : Plus de deux siècles après l'exécution de Louis XVI, nombreux sont les Français qui demeurent dans le doute. Qu'auraient-ils fait s'ils avaient dû personnellement se prononcer sur le cas de Louis XVI ? Jugeable ? Pas jugeable ? Et la mort, l'auraient-ils votée ? Olivier Bétourné place le lecteur d'aujourd'hui en situation de se déterminer. Mais en l'invitant à entendre les arguments les plus contradictoires, il le conduit aussi à se confronter à un terrible dilemme : comment assumer la répulsion que nous inspire la mise à mort du roi déchu sans renoncer à comprendre la logique qui le conduit à l'échafaud ? Au plus près des acteurs du drame, le récit révèle la profondeur du conflit de légitimité qui hante la Convention et mine le souverain détrôné. Droit divin ou souveraineté du peuple ? Monarchie ou République ? A chaque instant de sa vie de reclus, le roi puise dans un environnement hostile des motifs d'espérer ou des raisons de renoncer. Il lutte, résiste, s'effondre, reprend espoir et finit par se ranger à l'avis des trois avocats qui l'entourent et ont entrepris de plaider l'innocence au nom des droits que lui confère la Constitution. Peine perdue. Pas plus qu'il ne saurait être jugé comme monarque absolu, Louis XVI ne saurait l'être comme roi constitutionnel puisque la monarchie n'est plus, et pas davantage comme citoyen ordinaire puisqu'il ne l'est pas. Fondé sur des sources de première main, La Mort du Roi donne vie, dans un va-et-vient permanent entre la prison du Temple et la Convention, aux lignes de force qui conduisent à la mort et font de la France une nation à nulle autre pareille.
Andreï Makine, né en Sibérie, a publié notamment Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995), La Musique d'une vie (prix RTL-Lire 2001), Une femme aimée (prix Casanova 2013), et tout récemment L'Archipel d'une autre vie . Son oeuvre est traduite en plus de quarante langues. Il est entré à l'Académie française en 2016.
Résumé : Eléments marquants du paysage français, les ports de plaisance, qu'ils soient maritimes ou intérieurs (l'élargissement de l'analyse aux ports fluviaux révèle des similitudes importantes), participent incontestablement à la recomposition des territoires tant au niveau urbain qu'au niveau régional. Mais ils doivent aujourd'hui faire face à de nouveaux enjeux : d'une part, des enjeux liés au développement durable des territoires, d'autre part, des enjeux liés à la concurrence territoriale et enfin, des enjeux liés aux attentes des plaisanciers. Il faut donc mettre en oeuvre une vision globale de la politique portuaire de la plaisance, en adéquation avec les spécificités locales, en combinant les aspirations multiples des plaisanciers, liées à leurs imaginaires sociaux et culturels, à leurs représentations des lieux, à des sensibilités nouvelles, et à leur appréhension sensible du monde naturel ; ces éléments subjectifs apparaissent déterminants dans l'appréciation qu'ils portent aux ports de plaisance. Ce qui nécessite un effort important de valorisation des ports de plaisance et de leur site en termes d'image.
Meredith grandit dans la campagne du New Hampshire, au sein d'une de ces "bonnes familles" pour qui les apparences comptent plus que tout. Un quotidien réglé où elle se sent importante et aimée, malgré un père absent qui s'est très tôt remarié. Mais lorsque sa mère traverse à son tour une période de changements tumultueux, l'adolescente se retrouve livrée à elle-même et bientôt tombe enceinte d'un homme de vingt ans, inconscient et cynique. Nous sommes en 1965, Meredith a alors seize ans. Expulsée de son lycée, chassée par sa mère et envoyée chez son père dans une maison froide et vide, elle vit seule sa grossesse avant d'accoucher d'un enfant, immédiatement placé à l'adoption sans qu'elle ait son mot à dire. S'ensuivent vingt ans de détresse et d'errance, qui mènent Meredith à fuir toujours plus loin, en Europe, au Moyen-Orient, en équilibre au bord du monde. Même la naissance de deux autres enfants ne réussit pas à susciter l'espoir d'un avenir meilleur - jusqu'au jour où son fils perdu retrouve sa trace. Est-elle prête à l'accueillir ? L'autrice du magistral roman Plus grands que le mande retrace ici son parcours avec sincérité et subtilité. Un voyage inoubliable, qui pose de manière lumineuse la question du pardon au sein d'une famille meurtrie.
Récit autobiographique poignant de la vie avec l'être aimé disparu, ce texte offre également une subtile réflexion sur le deuil et sur ce qui constitue un couple. Comment reprendre goût à la vie lorsque l'être aimé a disparu ? Dans ce roman autobiographique, Mathieu revient sur les années qui ont suivi la disparition de son mari, Benoît, mort d'un grain de beauté ayant dégénéré en cancer. Mathieu cherche à trouver un équilibre afin de prolonger leur relation fusionnelle tout en restant du côté des vivants. Il décide ainsi d'enquêter pour découvrir le Benoît qu'il ne connaissait pas. Dans une forme d'urgence, il consulte les écrits laissés par son mari, interroge des proches dont il n'avait jamais entendu parler, découvre que Benoît avait une personnalité beaucoup plus complexe qu'il ne l'imaginait. En parallèle, Mathieu se lie d'amitié avec des parents endeuillés au cimetière, déménage, modifie sa vie professionnelle, multiplie les relations sexuelles en espérant retomber amoureux. Avec vitalité et humour, Mathieu brosse un portrait intime, émouvant mais sans complaisance de Benoît, et de leur histoire d'amour de quinze ans. Tel un miroir, ce roman invite chacun à conquérir ce que Mathieu appelle la liberté du deuil, et livre une subtile réflexion sur ce qui constitue un couple.
Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille. Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas se cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. A trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.
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Un roman corrosif d'une maîtrise rare, explorant les sombres secrets qui émergent après la disparition d'un enseignant d'une prestigieuse école privée. Qui est vraiment Francis Fox ? Ce professeur d'anglais nouvellement arrivé à la prestigieuse Langhorne Academy, une école mixte privée du New Jersey, séduit élèves, parents, consoeurs et confrères. Mais sa vie passée échappe à tous : d'où vient cet homme à la forte personnalité ? Pourquoi n'est-il jamais resté en poste plus d'une année dans le même établissement ? Que contiennent ces carnets qu'il offre à seulement certaines de ses plus jeunes écolières ? Surtout, que se tramet-il derrière la porte close de son bureau durant ses heures de permanence ? Lorsque deux frères ouvriers de la région, Marcus et Demetrius Healy, découvrent sa voiture au fond d'un ravin en plein milieu des marais, environnée de restes humains non identifiables, c'est toute la communauté locale qui vibre d'incertitude. Jusqu'à ce que le détective Horace Zwender mette au jour des vérités perturbantes sur le professeur estimé et dresse le portrait d'un prédateur, manipulant son entourage avec une férocité redoutable... Dans ce thriller psychologique d'une maîtrise rare, Joyce Carol Oates interroge les notions de justice, de responsabilité et de complicité. Porté par une narration habile, Fox tisse une réflexion corrosive sur la nature humaine. Une plongée au coeur des ténèbres dont personne ne sortira indemne.