Longtemps le labyrinthe d'Occident, intégré dans l'espace sacré de l'église, y représentait le parcours du pèlerinage à Jérusalem, raccourci symbolique pour tous ceux qui n'avaient pas la capacité physique de se rendre jusqu'aux Lieux Saints. A la fin du Moyen Age, quittant l'espace de l'église, il devint un élément de l'art du jardin de la Renaissance, en particulier en Italie. Zone d'inquiétude physique, il devait aussi introduire dans l'architecture du jardin une interrogation métaphysique. Le labyrinthe de jardin, s'il peut passer pour un jeu, dispense aussi un malaise rappelant, dans l'inconscient collectif, l'univers de la forêt primitive: y pénétrer n'est pas sans risque et le jeu peut facilement tourner à la panique. Il pose la question du pourquoi de ces zones inquiétantes au sein de merveilleux jardins destinés à la détente et, par extension, il interroge sur la nécessité qu'a toujours eue l'homme de se perdre pour mieux se trouver. Cet essai tente de montrer comment la forme labyrinthique peut servir de support à la réflexion philosophique par nature inquiète, mettant en lumière l'importance du jeu et de l'égarement dans le parcours du labyrinthe et amenant à dégager une philosophie du ou au jardin, dont Le Songe de Poliphile est le plus bel exemple.
Nombre de pages
153
Date de parution
06/10/2009
Poids
220g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252037324
Titre
Le labyrinthe de jardin ou l'art de l'égarement
Auteur
La Héronnière Edith de
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
220
Date de parution
20091006
Nombre de pages
153,00 €
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Résumé : Déambuler dans Rome et y découvrir des lieux méconnus, c'est à cette joie toujours renouvelée que nous convie ici Edith de la Héronnière. Familière de cette ville d'un inépuisable génie artistique, elle nous entraîne sur ses places, dans quelques-unes de ses neuf cents églises, dans ses jardins, dévoilant des tableaux, des musiques et des personnes hautes en couleur. Elle convoque le poète latin Martial aux épigrammes insolentes, Goethe, Stendhal, Berlioz, Zola, Fellini, qui ont aimé Rome chacun à sa manière, et tant d'autres, plus contemporains, dont les oeuvres et les destins souvent tragiques ont sacralisé la ville. Nous y croisons Pierre et Paul au moment de la naissance de l'Eglise, le facétieux Philippe Néri ou le philosophe Giordano Bruno, brûlé sur le Campo de' Fiori, lieu d'un marché coloré où les Romains d'aujourd'hui ont plaisir à se rencontrer. Avec fantaisie et gravité, Edith de la Héronnière nous entraîne, au fil des saisons, dans des incursions à la surface et dans les profondeurs de la Ville Eternelle dont les traces et les oeuvres s'impriment au fond des yeux de tous ceux qui ont eu un jour la chance de s'y rendre. Edith de la Héronnière est l'auteur d'essais, de biographies et de récits de voyages, parmi lesquels La Ballade des pèlerins, Du volcan au chaos, Vézelay, et récemment La Sagesse vient de l'ombre (Klincksieck) sur les jardins de Sicile.
Le père Teilhard de Chardin est l'un des grands pionniers de la pensée chrétienne de notre temps. Il a consacré sa vie à définir la place de l'homme dans l'univers. Éloigné par l'Église, cet éminent jésuite a passé plus de vingt ans à explorer la Chine, y menant à bien ses recherches géologiques et paléontologiques sur les origines de l'homme. Il y a mis au point sa théorie de l'évolution de l'humanité vers une spiritualisation progressive de la matière, centrée sur la personne du Christ.Édith de la Héronnière est partie jusqu'en Chine sur les traces de ce grand voyageur, habité par une foi inlassable et doué de talents multiples - car, on l'oublie trop souvent, il fut aussi un poète de la terre et un écrivain fécond. Elle nous révèle l'existence d'une bouleversante amitié avec une artiste américaine. Elle dégage enfin les grandes lignes de la mystique inscrite au coeur de la pensée de Teilhard de Chardin.
Cet essai biographique nous invite à découvrir une ?uvre poétique inclassable, fulgurante, indissociable de la vie de celui qui reste l'un des plus grands noms de la littérature française du XXe siècle. Jeune dandy aventureux, séducteur et rebelle, Joë Bousquet voit son existence basculer en 1918 lorsque, sur le champ de bataille, une balle le prive de l'usage de ses jambes. C'est dans une chambre aux volets clos, à Carcassonne, que nous conduit Edith de la Héronnière. Autour du poète, la conversation bat son plein : Carlos Suarès ; André Gide, André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard et Gala, Paul Valéry, Simone Weil, Jean Paulhan ; des peintres aussi, Max Ernest, René Magritte, Jean Dubuffet, Hans Bellmer... Encouragé par les meilleurs esprits de son temps, aux heures où la ville est endormie, l'homme immobile travaille : sur son lit, ses cahiers pour les notes, la littérature, les écrits érotiques, la mystique. Dans ses romans, contes, poèmes et le journal qui accompagne sa recherche, toute une mosaïque de pensées, sombres ou lumineuses, défilent et s'enchaînent. Avec délicatesse, Edith de la Héronnière retrace admirablement ces trente-deux années pendant lesquelles Joë Bousquet s'est débattu avec son corps souffrant pour remonter jusqu'aux sources de l'être et enchanter son destin.
Nouvelle monographie, centrée sur les dernières années de travail du duo autour des problématiques animales, paysagères et écologique qui le traversent. L'ouvrage succède à Inventaire, la première monographie de Lamarche-Ovize publiée en 2017 par les éditions The Drawer qui compilait une sélection des principales oeuvres du duo depuis sa formation en 2006. Ce nouveau catalogue, qui inclut un cahier spécial dédié à l'exposition sablaise, se concentre sur les six années écoulées depuis la parution d'Inventaire, et sur les travaux et les expositions organisées de 2017 à 2023. En six ans, Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize ont bénéficié de plusieurs expositions dans les institutions et en galerie : au Grand Café de Saint-Nazaire, au Drawing Lab à Paris, au Frac Normandie Caen, au Musée des beaux-arts de La Chaux-de-fonds, au 19 à Montbéliard ainsi qu'à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, à la galerie Lefèbvre & Fils et à la galerie Laurent Godin. Sans oublier leurs interventions sur les colonnes Morris et à la Maison de Victor Hugo à Paris pour sa réouverture en 2021, à la Fondation Thalie à Bruxelles la même année et à la Drawing House à Paris en 2022. Cet ouvrage est l'occasion de les retrouver en images, et d'explorer le processus de création du duo, sa façon de penser, de construire et de faire, solitairement et solidairement, en partant du dessin préparatoire jusqu'à l'objet produit dans l'atelier ou manufacturé par d'autres. L'intérêt porté au craft, à l'oeuvre et à l'objet, aux différentes formes du dessin et au décoratif sont l'un des propos de l'ouvrage. Le livre accueille les contributions de la critique d'art, curatrice et chroniqueuse radio Sarah Ihler-Meyer ainsi que de l'historien de l'art et spécialiste de l'ornementalité Thomas Golsenne. Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au MASC, musée d'art moderne et contemporain des Sables d'Olonne de juin à novembre 2023.
Le premier ouvrage monographique publié par The Drawer : un catalogue complet comprenant l'essentiel des oeuvres récentes du couple d'artistes dont les travaux hybrides - sculptures en céramique et en faïence, aquarelles et gouaches, dessins, collages et installations - sont répartis au sein de trois chapitres thématiques et complétés d'un entretien à plusieurs voix (avec notamment Mathieu Mercier) et d'un texte d'Annabela Tournon. Première monographie des artistes français Lamarche-Ovize, Inventaire fait le point sur les conditions, les formes et les modalités d'apparition du dessin dans l'oeuvre et la pratique du duo ces cinq dernières années - du carnet à l'espace d'exposition, de l'image au volume, du papier au mural. Un catalogue richement illustré, qui compile et combine les principaux "motifs sauvages" des Lamarche-Ovize.