Femmes, rhétorique et éloquence sous l'Ancien Régime
La Charité Claude ; Roy Roxanne
PU SAINT ETIENN
35,00 €
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EAN :9782862726083
Vir bonus dicendi peritus, aurait dit Caton le Censeur : l'homme de bien est habile à la parole. Et la femme de bien ? Et les femmes, plus généralement, dans les sociétés qui leur refusent l'éducation ? À première vue, personne ne semble plus étranger que les femmes d'Ancien Régime à la rhétorique, cet "art de persuader par la parole" révéré depuis l'Antiquité. Rien ne semble davantage réservé aux hommes, qui l'apprennent dans les collèges, à côté de la grammaire et de la logique, avant de le mettre en pratique dans l'enseignement supérieur, la justice, le conseil, professions exclusivement masculines. Et pourtant, du XVIe siècle aux Lumières, nombreux sont les témoins qui insistent sur l'éloquence remarquable de leurs contemporaines. C'est dire si cet ouvrage collectif, le premier en français à s'intéresser à une telle problématique, repose sur une gageure apparente : y aurait-il une forme d'éloquence féminine étrangère à la rhétorique ? Y aurait-il une rhétorique apprise ailleurs que sur les bancs des universités ?
Nombre de pages
420
Date de parution
28/06/2012
Poids
758g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782862726083
Titre
Femmes, rhétorique et éloquence sous l'Ancien Régime
Auteur
La Charité Claude ; Roy Roxanne
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
161
Poids
758
Date de parution
20120628
Nombre de pages
420,00 €
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A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).