Femmes, rhétorique et éloquence sous l'Ancien Régime
La Charité Claude ; Roy Roxanne
PU SAINT ETIENN
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EAN :9782862726083
Vir bonus dicendi peritus, aurait dit Caton le Censeur : l'homme de bien est habile à la parole. Et la femme de bien ? Et les femmes, plus généralement, dans les sociétés qui leur refusent l'éducation ? À première vue, personne ne semble plus étranger que les femmes d'Ancien Régime à la rhétorique, cet "art de persuader par la parole" révéré depuis l'Antiquité. Rien ne semble davantage réservé aux hommes, qui l'apprennent dans les collèges, à côté de la grammaire et de la logique, avant de le mettre en pratique dans l'enseignement supérieur, la justice, le conseil, professions exclusivement masculines. Et pourtant, du XVIe siècle aux Lumières, nombreux sont les témoins qui insistent sur l'éloquence remarquable de leurs contemporaines. C'est dire si cet ouvrage collectif, le premier en français à s'intéresser à une telle problématique, repose sur une gageure apparente : y aurait-il une forme d'éloquence féminine étrangère à la rhétorique ? Y aurait-il une rhétorique apprise ailleurs que sur les bancs des universités ?
Nombre de pages
420
Date de parution
28/06/2012
Poids
758g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782862726083
Titre
Femmes, rhétorique et éloquence sous l'Ancien Régime
Auteur
La Charité Claude ; Roy Roxanne
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
161
Poids
758
Date de parution
20120628
Nombre de pages
420,00 €
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Quelle est la contribution de la Première Modernité à la formulation de la notion d'encyclopédisme et aux projets encyclopédiques qui en découlent ? Réunissant les travaux d'un colloque international qui s'est tenu à Montréal en octobre 2022, cet ouvrage appréhende l'encyclopédisme dans une perspective interdisciplinaire, avant ou en dehors de la publication de l'Encyclopédie (1751-1772) de Denis Diderot et Jean Le Rond d'Alembert, afin de rendre compte de la complexité de l'encyclopédisme de la période moderne et d'éviter le piège téléologique qui consiste à tout relier à l'anticipation de son avènement. "Monument emblématique d'une culture" , l'Encyclopédie reconnaît d'ailleurs sa dette à l'égard des ouvrages qui l'ont précédée : elle ne constitue en fait que "le maillon d'une longue chaîne, la dernière somme d'une culture et d'une façon d'aborder le savoir" . Ainsi, ce livre privilégie une démarche en amont de l'Encyclopédie, depuis le Moyen Age, afin de comprendre l'émergence de l'encyclopédisme moderne dans toutes ses nuances.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.