A l'été 2006, deux adolescences se percutent au Luna Park d'Antibes : l'une, hantée par les feux de la Guerre en Irak, l'autre baignant dans la lumière de la côte d'Azur. Une histoire de désir, de secrets, un roman de formation époustouflant. Marwan est le petit-fils d'Ali, un seigneur d'Irak célèbre pour les crimes qu'il a perpétrés sous le règne de Saddam Hussein. Le massacre des Kurdes à Halabja en 1988 lui vaudra le surnom d'Ali le Chimique. Lorsque le régime tombe en 2003, anéanti par les Américains, les seigneurs sont tués, capturés, disgraciés. Et leurs familles fuient. Marwan et ses parents s'exileront sur la Côte d'Azur, là où certains de ces grands hommes ont conservé de minuscules empires. Là, aussi, où Sergio a trouvé refuge après avoir fui le régime quinze ans plus tôt. Et Zelda, petite Française à la fureur de vivre, est happée par ce monde qui n'est en rien le sien, quand le jeune Marwan, écrasé par son héritage familial, devient pour elle objet de fascination. Zelda, comme sa famille, comme les Français d'alors, frémit quand elle voit la guerre à la télévision, quand elle entend "Bagdad", quand elle touche bientôt la peau de cet être venu d'ailleurs, engendré par un bourreau. Car la violence contient une méchante beauté, celle dont s'éprennent, honteux, les êtres entourés de paix. Qu'advient-il alors quand ces différents personnages se rencontrent ? Jusqu'où peut-on aller pour vivre la vie d'un autre ? comment les contraires pourraient-ils être réunis après un massacre ... Pour certains, l'Orient brille de mille feux ; pour d'autres, ces feux brûlent seulement.
Tandis qu'un riche héritier s'unit à une politicienne talentueuse, l'ombre d'un complot venu de Russie plane sur la Norvège... Un thriller d'une folle intensité ! Ingeborg Johnsen est la plus jeune ministre de la Défense norvégienne depuis 1945. Avec Sverre Falck, grand héritier d'une famille puissante, ils incarnent le couple parfait. À un détail près : Sverre pourrait être un espion à la solde du Kremlin. À deux semaines de leur mariage, leur fille au pair ukrainienne, Sonya, est assassinée après avoir découvert une arme russe sur leur propriété. Alors que la guerre en Ukraine fait rage, tout laisse à penser qu'il s'agit d'un assassinat politique. Pour Johnny Berg, agent des services secrets, Sverre est le véritable coupable. Mais quand Johnny est accusé du meurtre de Sonya et de haute trahison, les pistes se multiplient et les certitudes s'effondrent. En pleine tempête diplomatique, Ingeborg se retrouve tiraillée entre devoir politique, sentiments amoureux et loyauté familiale. Aslak Nore signe un thriller haletant où les alliances les plus intimes menacent de faire vaciller le monde.
Dans une composition virtuose, Alice Kaplan, écrivaine et spécialiste d'Albert Camus, démontre qu'un roman peut s'avérer la plus belle leçon d'Histoire. Au début des années 1990, Emily quitte le Minnesota pour s'installer à Bordeaux. Sur les bancs de l'université, elle rencontre Daniel Atlas, un Juif algérien dont elle tombe amoureuse. Il n'est encore qu'un jeune dandy lorsque la guerre civile déchire son pays, l'obligeant à quitter Emily et la France. De retour à El Biar, le quartier de son enfance, Daniel retrouve ses parents isolés et menacés. Cette illustre famille de commerçants, qui a connu l'Algérie colonisée puis indépendante, a choisi de rester sur cette terre envers et contre tout. Bien des années plus tard, Becca, une jeune Américaine, fera elle aussi le voyage jusqu'à Alger pour mieux comprendre leur lignée. Dans une composition virtuose, Alice Kaplan, écrivaine et spécialiste d'Albert Camus, démontre qu'un roman peut s'avérer la plus belle leçon d'Histoire.
Sensible et nuancé, ce roman vient enrichir l'histoire littéraire de la désindustrialisation. Du début des années 1970 à la fin des années 1980, Narval travaille aux Chantiers navals de La Seyne-sur-Mer. Ce temps restera celui de sa jeunesse et de la construction de son identité ouvrière. Quand se répand le bruit de la fermeture des Chantiers pour des raisons économiques, ses camarades et lui entrent en lutte, sans cesser de pratiquer leur métier avec la même application, tandis que l'amiante empoisonne lentement leur corps. Dans un subtil mélange de lyrisme et de sobriété, Christian Astolfi compose la chronique d'une existence qui traverse l'évolution politique et sociale de la France de l'époque, tout en révélant les désirs et les peines d'un homme habité par les rêves d'un père qui aura voué sa vie à ce monde emporté.
Une plongée dans le quotidien des modérateurs de contenu, les nettoyeurs du web. Hanna Bervoets y analyse l'état de confusion entre réalité et virtuel dans lequel nous vivons. Kailegh a appartenu à la cohorte de modérateurs de contenu chargés de veiller sur les images et les textes qui circulent sur le web. Sur un ton froid et désabusé, la jeune femme répond par courrier interposé à l'avocat qui lui a proposé de participer à une action collective contre la plateforme Internet qui l'employait. En dépit de la somme de vidéos barbares et de commentaires haineux qui lui a été infligée le temps de ce travail précaire, elle refuse de se joindre à ses anciens collègues, mais souhaite raconter ce qui l'a personnellement traumatisée sur les lieux de ce travail. Commence alors le récit du quotidien éreintant de ces nettoyeurs du web, de l'indifférence avec laquelle ils se protègent jusqu'aux cauchemars qui les hantent. Le jour où apparaît la séduisante Sigrid, venue travailler avec eux, Kailegh semble perdre ses moyens. Que peut devenir une relation entre deux êtres au sein d'un univers où l'intimité est quotidiennement malmenée ? Telle est la question que pose Hannah Bervoets avec acuité, le temps d'un récit à la tension irrésistible.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.