En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
L'artiste en philosophe politique. Ambrogio Lorenzetti et le Bon Gouvernement
Skinner Quentin
RAISONS D AGIR
17,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782912107152
Le livre de Quentin Skinner prend pour objet le célèbre cycle de fresques connu sous le nom de Il buon governo peint par Ambrogio Lorenzetti dans la salle du Conseil du Palazzo Pubblico à Sienne. Ces peintures constituent le cycle de fresques politiques le plus complet du début de la Renaissance et il a fait l'objet de nombreuses discussions. Deux énigmes iconographiques, parmi toutes celles que fait surgir l'oeuvre de Lorenzetti, se sont toujours imposées. L'une concerne l'identité de la massive figure centrale du mur nord de la pièce, qui est assise sur un trône et entourée de vertus. Son identité fournit la clé de la compréhension de cette partie des fresques mais elle a été l'objet de débats interminables. On l'a parfois identifiée comme une image de la cité, parfois comme une représentation du concept de bien commun. Comme le démontre Skinner, cependant aucune de ces interprétations n'est satisfaisante. L'autre énigme importante concerne la figure centrale du panorama de la cité sur le mur est. Lorenzetti y représente un groupe de neuf danseurs tournant autour d'une figure centrale. Il ressort clairement de la taille et de la centralité de l'ensemble qu'il exprime une signification particulière mais, là encore, comme le démontre Skinner, le débat a jusqu'ici été décevant. Selon Skinner, pour progresser dans la compréhension des peintures de Lorenzetti, nous devons prendre la peine de les situer dans la culture où elles ont été originellement connues. En conséquence, Skinner offre une analyse complète de la littérature toscane sur l'art de gouverner produite par les générations précédant immédiatement le cycle de Lorenzetti. S'appuyant sur les sources, latines, italiennes ou romanes, Skinner peut présenter un panorama complet des valeurs morales et politiques gouvernant la conduite de la vie publique dans le Regnum Italicum de cette période et situer le chef-d'oeuvre de Lorenzetti dans le contexte religieux, social et politique dont il est issu. Il peut ainsi non seulement relier les peintures à leur contexte mais encore apporter de nouvelles solutions aux deux énigmes iconographiques majeures soulevées par le cycle.
Nombre de pages
185
Date de parution
15/01/2003
Poids
190g
Largeur
116mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782912107152
Auteur
Skinner Quentin
Editeur
RAISONS D AGIR
Largeur
116
Date de parution
20030115
Nombre de pages
185,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Plus de quatre cent cinquante ans après sa mort, Machiavel demeure le penseur le plus contesté de la politique moderne. Conservateurs et révolutionnaires s'accordent généralement sur ce point : la doctrine de Machiavel est néfaste, car elle prive la politique de toute référence morale. D'où vient cette sombre renommée ? Est-elle réellement fondée ? Quelles conceptions de la morale et de la politique sous-tendent exactement Le Prince, les Discours sur la Première Décade de Tite-Live, L'Art de la guerre et les Histoires florentines ? Dans ce livre limpide, écrit avec finesse et simplicité, Quentin Skinner raconte la vie, la formation, l'action diplomatique et politique de Machiavel, depuis sa naissance à Florence le 3 mai 1469 jusqu'à sa mort le 21 juin 1527. Et c'est un philosophe de la liberté qui émerge finalement de la lecture des grands textes.
Ce livre étudie, dans la théorie politique anglophone, ce que l'auteur appelle une conception "néo-romaine" de la liberté civile. Cette conception naît au cours de la Révolution anglaise du XVIIème siècle ; au XVIIIème siècle, elle sert à attaquer l'oligarchie au pouvoir, puis à défendre la Révolution américaine contre la Couronne. Elle est ensuite occultée par le triomphe du libéralisme dans la pensée politique anglo-saxonne, qui impose une autre conception de la liberté, qui désormais occupera le premier plan. Ce livre cherche à réinstaller dans nos préoccupations intellectuelle cette conception de la liberté antérieure au libéralisme. Pour contester cette hégémonie libérale, l'auteur tente de réinstaller aujourd'hui cet univers intellectuel perdu.
Plus de quatre cent cinquante ans après sa mort, Machiavel demeure le penseur le plus contesté de la politique moderne. Conservateurs et révolutionnaires s'accordent généralement sur ce point : la doctrine de Machiavel est néfaste, car elle prive la politique de toute référence morale. D'où vient cette sombre renommée ? Est-elle réellement fondée ? Quelles conceptions de la morale et de la politique sous-tendent exactement Le Prince, les Discours sur la Première Décade de Tite-Live, L'Art de la guerre et les Histoires florentines ? Dans ce livre limpide, écrit avec finesse et simplicité, Quentin Skinner raconte la vie, la formation, l'action diplomatique et politique de Machiavel, depuis sa naissance à Florence le 3 mai 1469 jusqu'à sa mort le 21 juin 1527. Et c'est un philosophe de la liberté qui émerge finalement de la lecture des grands textes : si l'expérience conduit le Florentin à recommander au Prince de "savoir entrer dans le mal s'il le faut" , elle l'amène simultanément à définir une éthique de la politique, qui ne place rien si haut que la gloire civique et la liberté. Comprendre la genèse de cette nouvelle éthique, c'est renouer avec un Machiavel voué à la dignité humaine, qui enseigne aux hommes que, s'ils veulent sincèrement être libres, ils n'éviteront pas d'acquitter le prix de la liberté.
Juin 2010. Dans sa conférence inaugurale à l'université de Londres, Quentin Skinner soulève une question centrale : quel rôle la vérité des croyances étudiées doit-elle jouer dans l'effort visant à les expliquer ? En soutenant que l'historien ou l'anthropologue ne doit pas s'intéresser à la vérité des croyances mais plutôt à leur rationalité, Quentin Skinner mobilise, défend et illustre certains des principes méthodologiques qui ont fait de lui le chef de file de l'"école de Cambridge" et renouvelé en profondeur le paysage de l'histoire intellectuelle.
Si le sociologue n'est pas désarmé lorsqu'il s'affronte à des univers aussi bien défendus que l'Eglise (ou le patronat), c'est qu'il a affaire non, comme le dit un informateur, à une "société secrète" réglée à partir d'un poste de commandement central, mais à un champ au sein duquel les agents occupent des positions différentes et ont inégalement intérêt à défendre les intérêts associés à une position dominante dans le champ ou même à l'appartenance au champ.
Perçue comme un symptôme de grande pauvreté ou, à l'inverse, comme l'expression du bien-être des classes supérieures, la solitude est devenue un enjeu de santé publique. Mais derrière les discours sanitaires se cache une réalité sociale peu visible, si ce n'est à travers des regards psychologisants. La solitude cristallise en effet les inégalités qui traversent les sociétés contemporaines. Pour les autorités, le remède, essentiellement mis en oeuvre par des bénévoles, résiderait dans la réactivation du "lien social", comme si le "problème" était seulement individuel. Fruit de longues enquêtes de terrain auprès de ceux que la société finit par ignorer, ce livre décode les rouages de cette solitude des vivants et la réinscrit au coeur de la conflictualité sociale des rapports de domination contemporains.
Deux courts essais du sociologue Pierre Bourdieu sur la télévision et le journalisme Ces « cours », initialement diffusés à la télévision avec le concours du Collège de France en 1996, n’ont pas perdu de leur actualité. Le sociologue y analyse comment la place centrale que le logique de l’audimat occupe dans le monde télévisuel et journalistique affecte l’information. Deux textes incontournables de la critique éclairée des médias. Robin