L'Art du commensal. Boire dans la culture arabe classique
Kushajim Mahmud B. ibn al-Husayn ; Bouhlal Siham ;
ACTES SUD
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EAN :9782742782826
L'Art du commensal traite des règles que doit observer le commensal, le compagnon de table (nadîm). Au Xe siècle, à l'époque de l'auteur, la munâdama était un véritable métier exigeant un savoir-faire transmis de père en fils. Celui qui l'exerçait rivalisait avec d'autres figures majeures de la cour: poètes, musiciens, astrologues, chanteuses, secrétaires... Comme eux, il n'était pas forcément de noble extraction. Seuls son talent et ses capacités intellectuelles, sa connaissance du Coran, de la poésie, de la musique, du chant, du jeu d'échecs, de la jurisprudence déterminaient son statut et pouvaient lui valoir les plus hauts rangs. Cependant, un choix minutieux s'imposait, car le commensal représentait une sorte de "reflet" de son maître, un confident du calife qui entendait et voyait ce que le vizir lui-même ne devait pas entendre ni voir. Il jouissait de ce fait d'une certaine liberté d'expression, mais il avait intérêt à rester discret. Il était celui qui savait tout mais n'exerçait aucun pouvoir. Biographie de l'auteur Poète du Xe siècle, Mahmud b. Husayn Kushâjim naquit à Ramla et vécut à Mossoul, puis à Alep, dans l'entourage du prince Sayf al Dawla. Il fit plusieurs voyages en Egypte, à Bagdad, à Damas, à Jérusalem, et fut l'un des inventeurs de la poésie célébrant la nature, porté surtout sur la description des jardins, des fleurs, de l'eau, des arbres. Secrétaire ou rédacteur, astrologue, cuisinier, il a écrit un précieux traité de cynégétique, AI-Masâyid wa al-matârid, ainsi que des Rasâ'il (épîtres), un Khasâ'is al-tarab (Les Particularités du chant), un Kitâb al Tabîkh (Le Traité de cuisine), un Kanz al-Kuttâb (Le Trésor des secrétaires), tous perdus.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
Dans cette fresque historique, Rashid Khalidi tresse l'histoire de la Palestine, du début du XXe siècle à nos jours, et son histoire personnelle - il est issu d'une grande famille palestinienne qui compte deux maires de Jérusalem, des professeurs, un juge, un diplomate de l'ONU, des journalistes... Il met en oeuvre une démarche originale qui nous permet de comprendre comment, à chaque étape historique, des événements de toutes sortes à l'échelle locale, régionale et surtout internationale se sont conjugués pour déposséder progressivement les Palestiniens de leur pays. Une analyse très accessible, mais aussi très rigoureuse sur le plan scientifique.
Grataloup Christian ; Lemire Vincent ; Kolebka Hél
Au carrefour de l'histoire du monde De la Méditerranée à l'Asie centrale, des Balkans au Yémen s'étend une région qui n'est qu'histoire. C'est au Moyen-Orient que sont nées les premières villes, l'écriture, la monnaie métallique... Là s'est dessiné un lieu de contacts, de conquêtes et d'échanges entre les peuples. En partant du fond cartographique de la revue L'Histoire, les auteurs retracent la complexité et la richesse d'une région traversée par les civilisations, les monothéismes, les empires et les conflits. Un espace marqué par des rivalités géopolitiques, mais aussi par une exceptionnelle vitalité culturelle et scientifique. Cet atlas met en perspective ce présent contrasté en le rattachant à une profondeur historique souvent méconnue. Une collection de référence qui mobilise de multiples disciplines (histoire, géographie, sciences sociales) pour offrir une vision globale, documentée et accessible. L'atlas le plus complet sur le sujet.
Ce livre propose une histoire urbaine et sociale de Gaza, du premier conseil municipal sous l'Empire ottoman (1893) à la fin du "mandat britannique" (1948). S'appuyant sur une approche microsociologique, l'auteur retrace la fabrique de la ville, décrit la composition de la société, les différents centres de pouvoir, l'activité économique, éducative et culturelle ainsi que les sociabilités qui font le quotidien : religiosités populaires, alliances matrimoniales, cuisine... Sont également examinées les relations entre groupes confessionnels, les tensions avec l'administration britannique, l'augmentation du nombre d'immigrés juifs en particulier européens et la montée des organisations civiles et politiques, de la grève de 1936 à la Grande Révolte. En montrant comment la domination britannique - bien loin de l'idée de "mandat" - a reconfiguré l'espace, les pouvoirs et les liens sociaux, puis comment la Nakba a bouleversé la ville (afflux massif de réfugiés, confiscations foncières, raréfaction des ressources), l'ouvrage redonne à Gaza son épaisseur historique et rappelle sa centralité dans l'histoire palestinienne.
Les mots "terre d'Israël" renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'Etat d'Israël, il s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper: la "terre promise" sur laquelle le "peuple élu" aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la "terre d'Israël"? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre: ont-ils, ou non, le droit d'y vivre?