Snake'n'Bacon sont les Héros métamodernes. Ils écrivent l'Histoire, et leurs répliques d'anthologie ("ssss" et "je suis délicieux et croustillant, vous pouvez éponger le surplus de graisse avec du papier de cuisine") ont ébranlé tous les grands hommes du passé et de l'avenir : Pablo Picasso (en proie au cubisme névrotique, il rédouit tout en tout pétites coubes), Léonard de Vinci (inventeur d'inventions), Blanche-Neige et ses quarante-sept nains, Sherlokhule (Fruit des amours coupables d'Hercule, le héros troyen, et de Sherlock Holmes), Albert Einstein, Mark Twain, Roger Daltrey (le chanteur des Who)... Snake'n'Bacon sont les deux Faces schizées d'Ulrich, le non-héros de l'Homme sans Qualité. Partout et nulle part à leur place. Kupperman est le Musil de la bande dessinée. Tour à tour peintres en bâtiment, stars hollywoodiennes, magnats de la finance, policiers ou infirmières, Snake'n'Bacon sont, à n'en pas douter, les super Dupont-Dupond de la nouvelle bande dessinée.
Nombre de pages
126
Date de parution
14/02/2013
Poids
630g
Largeur
208mm
Plus d'informations
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EAN
9782930356891
Titre
Snake'n'bacon's, cartoon cabaret
Auteur
Kupperman Michael ; Henne William
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
208
Poids
630
Date de parution
20130214
Nombre de pages
126,00 €
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Résumé : Joel Kupperman était l'enfant prodige, le gentil garçon yankee pendant la Seconde Guerre mondiale, connu dans tous les foyers américains grâce à ses apparitions remarquées dans la célèbre émission Quiz Kids. Il résolvait des problèmes de mathématiques en un temps record, mais personne ne lui expliquait la solution d'un autre problème : ce qu'il ferait quand il serait vieux. Enfant, il connaissait toutes les réponses, mais aujourd'hui, atteint de démence, il a du mal à répondre aux questions de son fils. Pourtant, c'est Michael Kupperman, lauréat du prix Eisner, qui écrira la biographie de son père.
L'univers de François Burland est à l'image d'un grand bazar. On y trouve toutes sortes d'oeuvres : papiers recyclés, collés, peints ou gravés, broderies qui s'affichent comme des dessins colorés, sculptures ou jouets bricolés aux échelles brouillées. Le tout s'affranchissant des contraintes esthétiques pour permettre le jeu libre des formes et la magie du désordre. Ces authentiques créations ont de quoi surprendre. Elles mêlent des représentations vernaculaires à des images plus universelles qui s'associent au verbe, selon une propre logique. Ces oeuvres possèdent donc un mot d'ordre : le slogan ou mieux une parole qui attrape. A l'origine, dans l'ancienne Ecosse, le slogan signifiait le cri de guerre d'un clan. Aujourd'hui il est devenu une forme privilégiée de la communication de masse tant publicitaire que politique ou culturelle et fait partie intégrante de notre environnement. Chez François Burland, le slogan est tout cela à la fois, un alliage qui réunit le proverbe, la devise, la sentence et le cri de la foule. Il accroche, il rallie, il dicte. Il est certes un acte verbal mais sa lecture reste inséparable de sa forme plastique. Aussi pour comprendre l'esprit libertaire de cet artiste et sa capacité à être dans une attitude active et non soumise, il faut envisager la lecture de son oeuvre sous le signe de la résistance. "Créer c'est résister" pense Gilles Deleuze, qui établit "une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance" . Il précise : "résiste à la mort soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes". François Burland l'artiste est-il un rescapé ? Son histoire, ses années en marge de la société, sa rencontre avec le Sahara et son itinéraire artistique le font tout simplement naître. "J'ai commencé à faire de la peinture pour échapper à la vie. Au bout du compte c'est elle qui m'a ramené à la vie... " Il peut prétendre à l'art.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.