Pourquoi Ferenczi ? Le style empathique dans la clinique psychanalytique
Kupermann Daniel ; Chiantaretto Jean-François ; Ag
ITHAQUE
24,00 €
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EAN :9782490350230
Connu pour sa volonté d'accueillir les cas dits "difficiles", Sandór Ferenczi a développé une théorie originale de la traumatogenèse, fondée sur la notion de déni (Verleugnung) de la douleur indicible du sujet traumatisé par l'autre, et vers lequel il se tourne en quête de témoignage, de reconnaissance et de réparation. Ce faisant, Ferenczi a étendu la conception freudienne du traumatisme sexuel aux traumatismes relationnel et social. Sa compréhension subtile du fait que le traumatisme psychique entraîne chez le sujet une identification à l'agresseur suivie d'un clivage narcissique indiquait la nécessité de repenser la clinique d'après une éthique psychanalytique du soin, guidée par le principe de l'hospitalité à l'égard de l'enfant qui habite chaque analysant, et qui s'exprime par le langage de l'empathie comme phénomène modulateur du champ d'affectation entre analyste et analysant ; elle posait, en outre, la santé de l'analyste comme condition de la disponibilité sensible requise par la rencontre clinique. Autorisant ainsi l'affectivité dans le champ transférentiel, le style clinique empathique permet, à travers l'expérience de la régression thalassique et du jeu partagé, la récupération de la puissance introjective capable de libérer le sujet de la tyrannie des objets traumatiquement incorporés. En un mot, le style empathique développé par Ferenczi a été la principale inspiration pour les changements ultimes dans la conception clinique de Freud — notamment pour sa formulation des constructions dans l'analyse —, mais a aussi compté pour des auteurs, comme Winnicott et Lacan, pour qui le travail psychique de l'analyste ouvre vers la perlaboration en analyse.
Nombre de pages
192
Date de parution
09/09/2022
Poids
284g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782490350230
Titre
Pourquoi Ferenczi ? Le style empathique dans la clinique psychanalytique
Auteur
Kupermann Daniel ; Chiantaretto Jean-François ; Ag
Editeur
ITHAQUE
Largeur
156
Poids
284
Date de parution
20220909
Nombre de pages
192,00 €
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Demain c est Halloween! Jacques le vampire et tous ses amis de la bande des monstres attendent l événement avec impatience. Tous, sauf Grégoire le squelette...
En 1952, dans son article sur "Les difficultés narcissiques de l'observateur devant le problème psychosomatique", Pierre Marty postule la capacité humaine de s'autodétruire "de façon pratique, effective", à savoir au moyen des affections et des maladies physiques. Introduisant une pensée révolutionnaire dans le champ des relations corps-esprit, cette hypothèse marque une rupture non pas avec la psychanalyse mais avec toutes les approches psychosomatiques qui l'ont précédée. Rigoureux, le corpus théorique de l'Ecole de Paris est un édifice d'une extrême cohérence. S'il est aujourd'hui fort connu et enseigné dans le monde, il n'est pas certain que sa complexité soit toujours pleinement saisie. A la différence de l'Ecole de Chicago et des thèses de Franz Alexander, le modèle français récuse l'idée d'un parallélisme entre certains profils de personnalités et des maladies spécifiques. Présentant le symptôme comme une probable trace du non-symbolisé, il réfute aussi toute idée d'une généralisation de la symbolisation. Ancré dans la métapsychologie freudienne et fondé sur l'économie des mouvements de la libido et sur le conflit psychique, il aborde la maladie principalement autour de trois axes : ridée d'une énergie commune aux fonctions psychiques et somatiques ; l'hypothèse d'une insuffisance des mécanismes névrotiques et de la faiblesse des défenses du moi ; enfin, la notion de "défenses somatiques" qui, en cas de surcharge de l'appareil psychique, pourraient suppléer aux insuffisances de la mentalisation. En réunissant quinze textes fondateurs de l'Ecole de Paris, ce volume nous offre une vision panoramique d'un demi-siècle de dialogue entre la psychanalyse et la psychosomatique sur les souffrances du corps et les spécificités de leur traitement.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
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