Nouveaux mondes amoureux. Benjamin entre Paris, Moscou et Barcelone
Kratochvil Sylvia
MIMESIS
18,00 €
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EAN :9788869764530
Le sujet qui collectionne les matériaux de ce livre, dans ses déplacements entre Paris, Moscou et Barcelone, est Walter Benjamin. Cet essai rassemble les éclats d'une "utopie de l'amour" qui se dissimule dans l'oeuvre du philosophe allemand. Benjamin est à la fois le guide d'un voyage à travers l'imaginaire de l'utopie et le témoin d'une transformation révolutionnaire dans le rapport entre les sexes. Ce périple a lieu à la fin des Années folles ; il mène de la "féerie dialectique" du XIXe siècle à Moscou, et de Claire Démar à Colette, en passant par la conception de la "femme nouvelle". Le livre est jalonné de textes, y compris des textes inédits en français, qui mettent en évidence les clivages idéologiques qui sous-tendent l'émergence de nos mondes amoureux.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
200
Date de parution
11/02/2025
Poids
300g
Largeur
140mm
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EAN
9788869764530
Titre
Nouveaux mondes amoureux. Benjamin entre Paris, Moscou et Barcelone
Auteur
Kratochvil Sylvia
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20250211
Nombre de pages
200,00 €
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Résumé : Brno, Moravie. Deux existences, de 1945 à la chute du communisme, rapportées par deux narrateurs dont les récits se croisent puis se confondent. Le premier n'a pas de nom, ni de père : sa mère a été victime d'un viol collectif à la fin de la guerre. Quant au deuxième, appelé Petr, son père a quitté le pays, tombé en disgrâce pour avoir refusé de livrer son fils comme appât humain dans une chasse au lynx organisée pour des fonctionnaires du Parti. Sur le ton de la fable, Kratochvil nous plonge dans l'absurdité du système communiste de ces années-là, et les tribulations des narrateurs, occupés l'un à s'inventer un père fictif et l'autre à échapper à celui qui se veut son père de substitution, sont autant de variations burlesques et poétiques sur la meilleure façon d'être soi dans un monde piégé par l'Histoire. Tableau à la fois fantaisiste, débordant d'imagination et sans concession de la vie quotidienne dans la Tchécoslovaquie communiste, le roman de Jiri Kratochvil, écrit dans une langue superbe, s'impose au lecteur comme un vrai tour de force tragi-comique.
Ales Jordan, quadragénaire, est le « mouton noir » d'une grande famille aussi puissante que discrète. La famille Jordan constitue en effet, depuis longtemps, une sorte de confrérie occulte qui est parvenue à maintenir contre vents et marées le statut social de chacun, même dans la Tchécoslovaquie communiste. Tous sont chirurgiens, avocats, prêtres, directeurs d'usine, voire acteurs célèbres, et jouissent d'un train de vie confortable qu'ils parviennent à maintenir malgré les changements politiques. Seul Ales refuse ce jeu de compromissions et persiste à vivoter en tant que « petit bibliothécaire ». Mais, irrésistiblement attiré par sa cousine Lucie - avec qui il partage d'ailleurs un terrible secret de famille - il finit par rentrer dans le rang par le biais du mariage. Tout se passe bien pour le couple, jusqu'au jour où le « chef de famille », la mystérieuse tante Mamour meurt. On propose alors à Ales de la remplacer à la tête du clan... Roman d'une remarquable drôlerie, Un lamentable Dieu est aussi une réflexion passionnante sur la place de l'individu dans des structures collectives, qu'elles soient familiales ou étatiques.
Le concept de sublime demeure essentiel et étonnamment moderne. Le revisiter à travers ses moments fondateurs - du VIIIème siècle qui en débattait avec passion jusqu'au postmodernisme - s'avère fructueux pour renouveler notre regard sur l'art moderne et contemporain. Car le sublime éveille autant qu'il renouvelle la pensée sur l'art, sinon la pensée tout court. Réfléchir sur le sublime revient à saisir une actualité toujours renaissante, et il est intéressant de voir s'élargir et se préciser la portée de cette notion au fil des quinze études présentées dans ce volume. Il sera question du sublime dans les domaines les plus divers, des arts à l'espace urbain, de l'esthétique au politique et au cinéma.
Des messages pour le pharaon Akhénaton aux Protocoles des Sages de Sion, cet ouvrage invite le lecteur à un voyage à travers les fausses histoires qui ont influencé la vraie, l'Histoire. Propagées dans certains cas en toute bonne foi mais, dans bien d'autres, avec des visées politiques et idéologiques précises, les fausses informations ont infléchi le destin des hommes, voire des peuples et des nations. Et ce bien avant qu'on ne les appelle fake news. La première partie du livre consiste en un recueil passionnant de faits célèbres - comme le récit du cheval de Troie ou la (fausse) donation de Constantin et d'autres moins connus, comme les extravagantes théories du jésuite Jean Hardouin, selon qui la plupart des oeuvres littéraires et artistiques de l'Antiquité étaient des faux, ou bien la rumeur sur la mort de Napoléon qui provoqua l'effondrement de la Bourse de Londres en 1814. La seconde partie du livre ramène le lecteur aux problématiques les plus actuelles : elle offre un petit guide de fact-checking, riche de conseils et de méthodes essentielles pour vérifier des informations et se repérer dans le monde hyperconnecté qui est le nôtre.
Le bouillonnement culturel de Milan dans les années soixante, les premières prises de vue pour Il Mondo, les images emblématiques des émeutes des années soixante-dix, les reportages dans les usines, sur les banlieues, les émigrés italiens, les guerres en Afrique et en ex-Yougoslavie, les luttes au Portugal lors de la révolution des oeillets... Uliano Lucas, l'un des premiers à avoir introduit en Italie la figure du photojournaliste indépendant, évoque à travers ses plus beaux clichés plus d'un demi-siècle de son métier. Que signifie réaliser une chronique en images ? Quel est le rôle du photojournaliste dans notre société et quelle place a-t-il occupée en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle ? En déroulant le film de ses nombreux engagements, Uliano Lucas nous fait vivre des rencontres, des choix, des souvenirs. Des flashs de vérité, parfois crus, parfois étonnamment délicats.
Une science cognitive sûre d'elle-même annonce des artéfacts conscients pour un futur proche. Mais, en définissant des fonctions de la conscience reproductibles dans les systèmes d'Intelligence Artificielle, ne néglige-t-elle pas son aspect indéfinissable qu'est l'expérience vécue ? Pourrions-nous d'ailleurs être sûrs d'avoir cloné la conscience dans un robot, si la seule preuve directe en était de nous mettre "dans sa peau" pour vivre ce qu'il vit en première personne ? En pratique, notre argument est indirect et s'énonce à la deuxième personne : "moi, être humain, tends à "te" reconnaître comme conscient" . Faute d'être une hypothèse pleinement testable, l'idée de conscience artificielle révèle notre oubli que la conscience est origine de la connaissance (et de la re-connaissance) avant d'être propriété connaissable. Elle traduit le désir d'échapper à nous-mêmes en délégant notre être aux oeuvres de la technoscience.