Surréalisme en Tchécoslovaquie. Choix de textes (1934-1968)
Kral Petr
GALLIMARD
14,70 €
Epuisé
EAN :9782070216925
L'anthologie du Surréalisme en Tchécoslovaquie recouvre la longue période de 1934 à 1968 ; pendant toutes ces années - et jusqu'à aujourd'hui - le surréalisme a connu en Tchécoslovaquie un développement quasi continu. L'apport des surréalistes tchécoslovaques est en même temps d'une originalité évidente : l'importance qu'ils accordent à l'humour, leur méfiance pour les formes utopiques de l'imaginaire et, simultanément, leur intérêt pour les formes les plus quotidiennes de celui-ci les distinguent non seulement des surréalistes français, mais aussi de l'ensemble du surréalisme mondial. C'est cette spécificité, encore renforcée par l'expérience que les surréalistes tchèques et slovaques ont faite du stalinisme - et par laquelle ils sont aujourd'hui les seuls, dans le cadre du mouvement, à être passés -, que le livre cherche à mettre en évidence. Un choix de reproductions et une étude à la fois historique et critique complètent l'anthologie proprement dite qui comporte, elle, les exemples les plus caractéristiques : autant de poèmes, proses ou pièces de théâtre que d'essais et de "manifestes" théoriques. L'ensemble permettra au lecteur français de découvrir non seulement un chapitre important de la culture moderne mais aussi plusieurs poètes qui, bien que mal connus jusqu'à présent, n'en ont pas moins leur place parmi les plus grands du siècle.
Nombre de pages
360
Date de parution
13/05/1983
Poids
395g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070216925
Titre
Surréalisme en Tchécoslovaquie. Choix de textes (1934-1968)
Auteur
Kral Petr
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
395
Date de parution
19830513
Nombre de pages
360,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De nouveau, le matin, assister avec étonnement au spectacle du cendrier, des verres et de la carafe, balisant sans bouger la plaine de la table. " Savoir regarder, savoir s'étonner des moindres faits quotidiens, ceux que l'on ne voit pas, que l'on ne voit plus : telle est la démarche de Petr Kràl. Au fil d'une centaine de textes brefs, il dresse une "étrange et belle encyclopédie existentielle de la quotidienneté " (Kundera). L'amour et le rasage, le crépuscule ou la déception, le cure-dent et le café, faire peur ou jouir, la femme inconnue et le roman... Il observe tout, objets, moments, sentiments, lieux, avec un regard vierge, humble, un étonnement qui rejoint la grâce. Chacun de ses textes de promeneur urbain est un petit voyage, un intense récit-poème, un éclairage sur ces détails devenus invisibles et sur leurs rapports ignorés. Un éveil du regard et un soutien nonchalant dans la traversée des jours. Préfaces de Milan Kundera, Massimo Rivante et Yves Hersant.
... Les lieux, grâce à de tels voisinages et échos, prennent la densité d'un véritable caillot de réel, leur configuration propre semble en même temps révéler un réseau de rapports plus large (et plus occulte) dont elle ne serait qu'un fragment: la partie visible de l'iceberg."Petr Kràl nous emmène découvrir des lieux: des espaces secrets d'une villa familiale à l'hiératique bâtiment ramené à sa seule façade, en passant par un terrain vague, une boutique ancienne ou une piscine de banlieue... Partout, il interroge les "lois cachées" de ces endroits, en cherchant la formule qu'ils incarnent et qui les lie intimement à la sensibilité de l'explorateur - jusqu'à percer l'énigme dans une conclusion aussi inattendue que simple. Biographie de l'auteur "... Les lieux, grâce à de tels voisinages et échos, prennent la densité d'un véritable caillot de réel, leur configuration propre semble en même temps révéler un réseau de rapports plus large (et plus occulte) dont elle ne serait qu'un fragment: la partie visible de l'iceberg."Petr Kràl nous emmène découvrir des lieux: des espaces secrets d'une villa familiale à l'hiératique bâtiment ramené à sa seule façade, en passant par un terrain vague, une boutique ancienne ou une piscine de banlieue... Partout, il interroge les "lois cachées" de ces endroits, en cherchant la formule qu'ils incarnent et qui les lie intimement à la sensibilité de l'explorateur - jusqu'à percer l'énigme dans une conclusion aussi inattendue que simple.
Une chose est sûre, quand on suit le regard de Petr Kral décrivant le "bâillement d'un livre',"le passage d'un mur d'en face', "la ville cachée" et le matin fantastique où "le métro ne se reconnaît plus', pas le temps de bâiller: il sait, mieux que nul autre, saisir une image sur le vif. L'humeur est simple, tantôt drôle ou nostalgique, parfois rêveuse ou philosophique, dans cette centaine de textes, dont sept sont des échos à des tableaux de Leonardo Cremonini. Autant de balises, semées par une"vigie"de la langue française. Biographie de l'auteur Poète, essayiste, promeneur, Petr Kral quitte son pays en 1968 pour Paris, puis retourne y vivre en 2006. Flammarion a publié Notions de base à la rentrée 2005 et Enquête sur des lieux en janvier 2007."
Petr Kral est un poète-piéton. Il marche et repère ce que, dansla bousculade moderne, on n'aperçoit pas, une bouche defemme qui avive la marge de la ville, la feuille morte quiaiguillonne une voiture en glissant sur son toit, la mystérieusezone du plafond qu'on désigne quand on enfile son manteau; ilvoit la viande qui tourne sur une broche "au milieu ducosmos". Ces carnets qui parcourent quarante ans, de 1968 à2006, rendent nostalgique d'un Paris qui disparaîtprogressivement comme la neige qui fond au soleil. Mais ilssont écrits avec un ton réjouissant et irrévérencieux oùl'humour le dispute à la poésie. Un livre rare.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.