Kracauer Siegfried ; Halévy Daniel ; Astruc Lucien
KLINCKSIECK
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EAN :9782252041291
La biographie d'Offenbach est avant tout celle d'une époque : telle est la conviction qui sous-tend le propos de Siegfried Kracauer dans un ouvrage devenu classique depuis sa première parution en 1937. Protagoniste de ces pages admirables, autant que le musicien et son cercle, autant que l'opérette elle-même, forme clef d'une nouvelle sensibilité et phénomène culturel unique : la société du Second Empire dans son ensemble, avec sa noblesse divisée, son aristocratie financière, sa population d'artistes, de bohémiens, de journalistes et de lorettes, l'émergence des masses, l'importance prise par les salons, théâtres, cafés et passages, la célébration mercantile des expositions universelles.Sur ce fond, vient se détacher la personnalité d'Offenbach, personnage humoral et contradictoire, dont Kracauer analyse, en même temps que les espoirs et les triomphes, la conscience malheureuse d'intellectuel en exil : reflet de bien d'autres anxiétés que l'histoire ne devait que trop vérifier. Précédant les textes et les projets de Walter Benjamin, Jacques Offenbach ou le secret du Second Empire fut l'un des premiers ouvrages à explorer la typologie du flâneur et de l'homme des boulevards, amorçant une réflexion dont nous n'avons pas fini d'épuiser les richesses.
Nombre de pages
392
Date de parution
17/05/2018
Poids
575g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252041291
Titre
Jacques Offenbach ou le secret du Second Empire
Auteur
Kracauer Siegfried ; Halévy Daniel ; Astruc Lucien
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
575
Date de parution
20180517
Nombre de pages
392,00 €
Disponibilité
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Il s'agit ici de ce que Walter Benjamin appelait, dans un compte rendu qu'il fit à l'époque de l'ouvrage, une "contribution à la sociologie des employés", d'un style et d'une méthode bien différents cependant. L'auteur circonscrit d'abord son objet d'étude par les données statistiques et les premières études de spécialistes; puis il mène en dix semaines une enquête de terrain à Berlin: il étudie minutieusement les conditions d'habitat, de transport et de travail (des usines aux bureaux de placement) des employés, dont il dit la prolétarisation progressive. Il mène des entretiens avec les employés et les employeurs; il participe à leurs loisirs (le cinéma surtout, le sport aussi) et s'immisce dans leur intimité en dépouillant la correspondance privée de quelques-uns d'entre eux. L'étude volontairement totalisante des employés réunit et rejoint les thèmes qui ont toujours intéressé l'auteur, et auxquels il avait déjà réfléchi. Terminé à la fin de 1929, le manuscrit est publié en une série de dix articles dans le journal auquel Kracauer collabore, le Frankfurter Zeitung. Le livre paraît dans les mois suivants. En mai 1933, il vient rejoindre le bûcher de livres dénoncés comme subversifs par les nazis.
Composé entre 1922 et 1925, ce livre - l'une des premières études du genre - se situe à la charnière entre la Théorie du roman de Lukacs et les débuts de l'Ecole de Francfort. Kracauer découvre les correspondances secrètes entre le genre fortement codé qu'est le roman policier et... la théologie. C'est une théologie du néant, où le détective, célibataire comme les ecclésiastiques, célèbre dans le hall d'hôtel les messes noires de la raison infaillible et invincible. La philosophie rationaliste elle-même s'avère être une sorte de roman policier.
Kracauer Siegfried ; Blanchard Daniel ; Orsoni Cla
Siegfried Kracauer (1889-1966) apparaît aujourd'hui comme l'un des intellectuels les plus originaux issus de la République de Weimar. À la fois philosophe, romancier, journaliste, sociologue et historien, il fut également un critique et théoricien reconnu du cinéma. Contraint à l'exil en 1933, il se réfugia en France puis aux États-Unis, où son grand ouvrage Théorie du film parut finalement en 1960. Kracauer y élabore une "esthétique matérielle" du cinéma en partant des propriétés intrinsèques du médium, de son affinité avec la vie quotidienne, mais aussi avec la réalité historique et ses images de violence et d'horreur. Il met également en lumière les modes de narration spécifiques, tels l'histoire trouvée ou l'épisode, dont le film est porteur. Le livre, qui forme de fait un diptyque avec son travail suivant sur L'Histoire (1969), anticipe les interrogations actuelles sur les rapports entre le cinéma, l'histoire et la mémoire. Grand classique dans le monde anglo-saxon, cette somme érudite est aussi un diagnostic sur notre condition historique, une réflexion sur la barbarie du xxe siècle et constitue "une esthétique du film après Auschwitz".
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.