Mode et philosophie ou le néoplatonisme en silhouette 1470-1500
Kraatz Anne
BELLES LETTRES
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EAN :9782251420240
Pourquoi telle mode plutôt qu'une autre ? Par quoi la mode vestimentaire d'une époque est-elle déterminée ? Est-ce le fruit du hasard, le résultat de la frivolité de certains imposée à tous ? Ou bien le vêtement est-il le véritable reflet matériel d'un système de pensée, organiquement adopté par toute une société à un moment donné ? Cet ouvrage se propose de faire la démonstration qu'il existe bien un rapport intime entre la mode vestimentaire et la pensée d'un moment. Les aspects mathématiques et géométriques de la philosophie néoplatonicienne de la Renaissance, toute occupée à définir le beau, en faisaient le terrain idéal pour une étude sur le lien entre pensée philosophique et matérialité vestimentaire. C'est donc cette période qui a été choisie pour mettre à l'essai une méthode d'analyse de la mode, fondée sur une approche nouvelle des sources textuelles et iconographiques. La silhouette, c'est-à-dire les contours du corps vêtu, y est définie comme l'élément constitutif et normatif de la mode. Cette silhouette est représentée par une simple figure géométrique archétypale, à la fois symbolique et technique : le rectangle ou le triangle, selon que le corps social qui l'adopte se reconnaît dans l'angélisme asexué mais masculinisant des années néoplatoniciennes, ou au contraire dans la sexualité courtoise mais féminisée de la fin du Moyen-Age. À d'autres moments de l'histoire, d'autres systèmes de pensée et de mode auront prévalu, cependant la méthode présentée ici devrait permettre d'établir les liens qui les rendent à chaque fois dépendants l'un de l'autre.
Nombre de pages
333
Date de parution
10/01/2005
Poids
500g
Largeur
150mm
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EAN
9782251420240
Titre
Mode et philosophie ou le néoplatonisme en silhouette 1470-1500
Auteur
Kraatz Anne
Editeur
BELLES LETTRES
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150
Poids
500
Date de parution
20050110
Nombre de pages
333,00 €
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Les amours des dieux de l'Olympe ornés d'inscriptions en lettres arabes ! Voilà ce qui est gravé dans le bronze de la porte de Saint-Pierre de Rome. On ne peut trouver plus surprenante et moins catholique entrée en matière des moeurs de la cour pontificale à la Renaissance. Les papes de cette époque, ainsi que leur entourage, ont en effet allègrement jeté aux orties leurs voeux de chasteté, de pauvreté et d'humilité pour s'engager dans la pratique des plaisirs défendus et dans l'étalage d'un luxe insolent, ainsi que dans les voies scabreuses du paganisme grec et égyptien. Déguisés en Turcs ou en César pour le carnaval, propriétaires de maisons de plaisir, se livrant sans pudeur à une sexualité débridée avec femmes, hommes, esclaves ou enfants, amphitryons de banquets somptueux, avides de bijoux, ces papes ont commis tous les "péchés capitaux". Riche d'exemples des plus scandaleux, ce livre montre pourquoi de tels comportements ont pu être adoptés par des hauts princes de l'Eglise, en les réinsérant dans le contexte de cette société fastueuse.
A un moment où la Russie est redevenue un acteur économique majeur sur la scène mondiale, l'histoire des relations commerciales avec ce pays fournit bien des enseignements : tout au long de ces 250 ans, la Russie a réussi à vendre plus la France qu'elle ne lui a acheté. Malgré le succès des vins fins, champagnes, soieries et galanteries de Paris, les céréales, le bois, le lin, le chanvre et plus tard le pétrole russes ont toujours ou presque fait pencher la balance commerciale entre les deux pays en faveur de la Russie. Dès le 17e siècle, l'eldorado que semblait devoir être cet immense territoire attirait toutes les convoitises et toutes les rivalités. Les Anglais et les Hollandais d'abord, les Français ensuite, puis enfin les Allemands et les Américains s'y livrèrent bataille. Conquérir une place importante sur ce marché, en dépit de cette concurrence féroce, aggravée par l'imitation quasi systématique, voire la contrefaçon pure et simple, de produits français appréciés en Russie, a été le souci constant des autorités françaises tout au long de cette période, les raisons stratégiques de se concilier la Russie venant s'ajouter à celles purement commerciales. Ce sont les mécanismes cachés de cette histoire qui sont ici révélés pour la première fois. Basé sur des documents d'archives en majorité inédits et privilégiant le témoignage des propres acteurs de cet aspect capital des relations franco-russes, cet ouvrage bouscule bon nombre d'idées reçues et met en lumière certains comportements permanents, qui ont plus à voir avec la culture respective des deux peuples qu'avec des considérations purement marchandes. La connaissance de ces éléments a fait hier, comme elle le fera sans doute aujourd'hui, la différence entre le succès ou l'échec des négociations commerciales avec la Russie.
John Pierpont Morgan (1837-1913) est considéré comme la figure tutélaire du capitalisme américain et jouit, encore aujourd'hui, d'un immense prestige dans les milieux financiers où la banque qu'il a fondée, la J. P. Morgan Bank, est l'une des plus puissantes du monde. Au milieu du XIX e siècle, l'Amérique est un pays où tout est à construire. J. P. Morgan comprend que, pour faire face aux besoins énormes du pays, l'union fait la force. Il met alors sur pied de gigantesques entreprises, les trusts, où sont mises en oeuvre les dernières inventions technologiques, dans les domaines du chemin de fer, de l'acier, de l'électricité, du téléphone et des transports maritimes. Il est le commanditaire du Titanic, dont le naufrage sera le seul échec de sa carrière. Le gouvernement fédéral fait appel à lui pour empêcher in extremis l'Amérique de faire faillite. Grand ami de la France et grand collectionneur, J. P. Morgan passe quasiment cinq mois par an en Europe, le plus souvent à Paris où il achète des milliers d'objets d'art. Personnage hors du commun, toujours en voyage, aimant les femmes et la bonne chère, passionné d'art et d'histoire autant que de finance, il a marqué son siècle et son pays et a contribué à la montée en puissance économique et politique d'une Amérique qui allait bientôt dominer le monde.
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