Il faut avoir les yeux plus grands que le ventre, plus grands que la gauche. Et ronds comme la planète. Peut-être n'avons-nous pas su exprimer l'idéal nécessaire ? Pour exalter la France et l'Europe, pour nous faire rêver, pour encourager nos enfants à croire en l'avenir, il nous faudra répondre à une seule et belle question : comment nous remettre à penser la politique, à réinventer le monde ? Pour ce qui concerne la Santé, je crois le savoir. " Fondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, militant infatigable du devoir d'ingérence, personnalité politique la plus populaire de France, Bernard Kouchner est connu pour son franc-parler. Désormais délié de ses fonctions de ministre (il a eu trois fois en charge le portefeuille de la Santé entre 1992 et 2002), il reprend la parole en toute liberté. Des paradoxes de notre système de santé (le plus performant du monde et pourtant aujourd'hui en pleine crise) à l'échec de la gauche, des conséquences des 35 heures au risque sanitaire, de la loi " droits des malades " à l'euthanasie, du sida à " Malades sans frontières " (son nouveau combat pour une mondialisation positive), il passe au scanner de son expérience et de ses convictions les sujets qui nous concernent tous. Un parler-vrai passionné, qui redonne le goût de la chose publique.
Nombre de pages
285
Date de parution
07/11/2002
Poids
430g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782221098370
Titre
Le premier qui dit la vérité...
Auteur
Kouchner Bernard ; Favereau Eric
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
154
Poids
430
Date de parution
20021107
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A douze ans, en 1951, il milite aux Jeunesses communistes. Il adhère ensuite à l'UEC pour s'opposer à la guerre d'Algérie, puis devient médecin. Il découvre à Cuba la violence castriste. Alors il passe de la politique à l'aventure et parcourt la plupart des guerres civiles et des lieux de désastre. Gastro-entérologue, il apprend sur le terrain la chirurgie de guerre. C'est l'époque des French Doctors, de Médecins sans Frontières puis de Médecins du Monde: la Jordanie de Septembre noir, les tremblements de terre en Amérique latine et en Afrique, le Kurdistan, l'Irlande du Nord, la chute de Saïgon, les boat-people en Mer de Chine, Beyrouth, l'Afghanistan, la Somalie, récemment le Rwanda massacré. Des millions de morts. Pour que tout cela trouve un écho, Bernard Kouchner prend souvent la parole. Très souvent. Devenir ministre de l'Action humanitaire et de la Santé donne plus de portée à sa voix. Ainsi peut naître son droit d'ingérence", consacré par l'ONU. Dès la première phrase, Bernard Kouchner donne le ton:"Je crois qu'il faut s'attendre au pire: c'est la meilleure façon de rester optimiste...""
J'ai écrit ce livre pour mes amis morts à Bagdad. Je les avais croisés au fil de ma vie, singulièrement dans les Balkans. C'était une si belle équipe ! Un groupe d'hommes et de femmes qui venaient de tous les pays, de toutes les croyances, et qui avaient en commun le désir d'apporter plus de douceur aux damnés de ce monde. Pendant deux ans, du Kosovo à l'Irak, ils se sont battus, pied à pied, afin de proposer une vie sans meurtre, une vie avec moins de haine, à des peuples que l'Histoire avait, depuis des siècles, jetés dans l'affrontement. J'ai eu le privilège de travailler avec ces militants du monde, ces "guerriers de la paix". Quand je pense à eux, je me dis : nous n'avons pas échoué. Et nous avons eu la chance immense de nous aimer. Auprès d'eux, j'ai appris qu'entre l'humanisme de ma jeunesse et le cynisme auquel je ne suis tant de fois heurté, il y a place pour la politique. ".
Au nom de Dieu Amour, dit l'abbé Pierre, tu aimeras. Au nom des hommes, dit Bernard Kouchner, tu en sauveras un, même si tu ne peux les sauver tous. L'un est un prêtre de Dieu, l'autre a cherché Dieu dans toutes les horreurs et trahisons du monde et ne l'a pas trouvé. L'un et l'autre sont les révolutionnaires de la charité et de l'aide humanitaire; l'un et l'autre sont écoutés car ils sont de ceux, si rares, qui allient contre tous les obstacles la parole à l'action, la générosité au courage. Ils nous disent combien il est urgent de sortir de nos maisons, de nos égoïsmes, de nous réveiller, de nous lever et de tendre la main. A qui appartient la souffrance des hommes. Ni à leurs bourreaux, ni à leurs gouvernements. Elle appartient aux hommes.
Une histoire de France du XXe siècle à nos jours, originale et subjective, par le prisme de ses étrangers célèbres. " Je suis né le 4 avril 1945 à Montauban de parents allemands, lesquels ont attendu plus de six mois pour déclarer ma venue au monde - trop tard ! Cela a fait de moi un apatride, qui a grandi dans le 15e arrondissement de Paris avec les derniers hussards noirs de la République, a été un supporter inconditionnel de l'équipe de France de Raymond Kopa en 1958, avant d'arriver à Francfort et de prendre la nationalité allemande... pour éviter le service militaire. Revenu en France pour mes études, j'en suis expulsé en mai 1968 - une interdiction de séjour levée dix ans plus tard. Depuis, ma vie est une sorte de pont entre l'Allemagne et l'Hexagone, et, en 2015, j'ai obtenu le droit de devenir aussi français. Pouvoir désormais jouer avec les deux maillots correspond au fond assez bien à mon état d'esprit : la France doit beaucoup à ses étrangers, sans qui son histoire aurait été tout autre. Ainsi, c'est également la Grande Histoire qui se dessine à travers eux : car tous sont arrivés au gré des mouvements politiques, économiques, scientifiques, culturels... et même sportifs. " C'est ce cheminement que retrace ce livre à quatre mains, faisant halte ici auprès d'un Emile Zola s'éteignant à l'aube de la Belle Epoque, là au couronnement à Cannes des Indigènes de Rachid Bouchareb ; et, toujours, au côté de ces hommes et femmes qui, venus d'ailleurs, ont depuis cent cinquante ans mis la main à l'ouvrage, glorieux et laborieux, d'un pays qui s'écrit.
Dix ans après la parution d' Anticancer , le livre-référence de David Servan-Schreiber qui a changé notre rapport à la maladie, Vivre anticancer vient prolonger son enseignement. Une méthode simple, active et scientifiquement prouvée pour prévenir, retarder ou vaincre la maladie. ~~ " C'est un cancer ! " Pour qui a pu l'entendre prononcée de la bouche d'un médecin, cette phrase est toujours terrifiante ? pour le patient comme pour son entourage. Qui plus est, c'est la douloureuse expérience que vient de faire Lorenzo Cohen, auteur de ce livre, et qui donne à son propos une nouvelle portée, un sens du combat. Mais si le cancer n'avait aujourd'hui plus rien d'irrémédiable ? Fort des nombreuses études qu'il a consacrées à la médecine intégrative dans les soins de la maladie, le docteur Lorenzo Cohen, avec sa femme Alison Jefferies, ont voulu avant tout écrire un livre utile. Au centre de leurs préoccupations, des conseils vitaux pour mieux s'entourer, mieux réduire notre stress, mieux s'alimenter, mieux se dépenser, mieux se reposer, mieux interagir avec les autres ... autant de solides piliers pour affronter les épreuves du temps. Le guide indispensable pour devenir acteur de sa santé.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde
Boulgakov Mikhaïl ; Ermolinski Sergueï ; Gourg Mar
Monument de la littérature russe, "Le maître et Marguerite" est assurément un de mes romans préférés. Difficile à décrire en quelques mots, il est drôle et sombre à la fois, entrelaçant le fil tendu entre le Maître et Marguerite, avec les allégories chrétiennes et le prosaïsme soviétique.