Antoine Kombouare, c'est à la fois un style et une parole. Le style, c'est cette manière d'aller à l'essentiel. Sans fioriture. La parole, dense et forte, semble surgir des profondeurs de la terre kanak. C'est ainsi que le technicien calédonien a tracé sa route. « Si tu m'avais dit que j'allais entraîner le PSG, avoue-t-il à Walles Kotra, je t'aurais pris pour un fou ! » Débarqué un jour de 1983 de son Caillounatal, l'enfant de Plum se fait un nom sous le maillot de Nantes, qui pratique le plus beau football du championnat, puis au PSG où il inscrit un but décisif en coupe de l'UEFA contre le Real de Madrid. Sa deuxième carrière, celle d'entraîneur, est une révélation. Le chemin, bien sûr, n'est pas toujours simple ? on se souvient de son éviction du PSG, fin 2011, alors que le club est champion d'automne. Mais il mènedeux épopées extraordinaires à Valenciennes puis Lens, qu'il réinstalle en Ligue 1. À Walles Kotra, Antoine Kombouare a accepté de se confier. Paroles franches. Coeur à coeur. Pour cerner ce qui fait gagner un groupe. Dire l'importance des valeurs. La place de la famille, du travail, du respect de l'autre... Cela seul permet de comprendre, derrière l'écume des choses, la force tranquille d'un destin.
Nombre de pages
172
Date de parution
01/11/2014
Poids
212g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782367340661
Titre
Antoine Kombouare. Paroles d'un footballeur kanak
Auteur
Kotra Walles ; Kombouaré Antoine
Editeur
VENT DES ILES
Largeur
131
Poids
212
Date de parution
20141101
Nombre de pages
172,00 €
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Chef coutumier, militant indépendantiste à l'origine des Foulards Rouges, figure de la vie politique et économique de la Nouvelle-Calédonie, Nidoïsh Naisseline (1945-2015) aura marqué son époque autant que les mémoires. Revenant sur le parcours personnel du fondateur du mouvement intellectuel et indépendantiste kanak, les Foulards Rouges, ces entretiens recueillis par Walles Kotra nous ouvrent non seulement le coeur d'un homme d'exception tant par son rôle au sein de la coutume kanak que par le parcours qui le conduisit aux côtés de Jean-Marie Tjibaou et au sein des instances décisionnelles de la Nouvelle-Calédonie. Un parcours de chef, de décideur, mais aussi d'homme, sensible, profond, interrogeant perpétuellement le présent et l'avenir. Un sage qui, par son engagement, a su ouvrir la voie du développement économique et mettre son pays sur le chemin de l'autonomie.
Outre-mer, conque et itinérance« Mes Outre-mers » tout d'abord. Pardon pour cette sorte de prétention possessive. Il ne s'agit pas du tout d'une volonté d'appropriation mais tout simplement d'une impudeur affective. La confession d'un profond attachement à ces femmes et ces hommes, ces pays et ces entités improbables qui m'ont été donnés de découvrir.L'image de couverture de ce livre ensuite. En Nouvelle-Calédonie, on l'appelle trutru en drehu ou encore toutoute. Pu en Polynésie ou lambri aux Antilles? Le son de la conque est sans doute le seul repère fragile qui émerge de ce maelstrom de langues, de cultures, de géographies et d'histoires. Il transcende les frontières et s'adapte. Comme un souvenir d'universel dans cet océan de diversité.L'itinérance enfin. À la fois itinéraire et errance. Nécessité de se frayer un chemin et risque de se perdre. Chercher à comprendre et se faire interpeler. En ces temps de certitudes et de prétentions, le sentier des outre-mer est une initiation au doute et, pour reprendre le mot d'Édouard Glissant, au tremblement. Les racines et les horizons se culbutent pour nous apprendre à baisser la tête, tendre l'oreille, ouvrir grand les yeux pour engager enfin une conversation avec l'autre. Et comme dans les coutumes kanak, les choses essentielles se partagent souvent à voix basse.
Fin connaisseur de son pays, Louis-José Barbançon explore sous l'angle intimiste les sentiers tortueux de l'histoire contemporaine de la Nouvelle-Calédonie - ses pages lumineuses et les autres. Il revient sur les moments fondateurs de son enfance de sa formation et de son éveil politique. En somme, sur tout ce qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui : un esprit en mouvement, un homme de conviction. Alors que, plus que jamais, le débat identitaire plane sur la société calédonienne comme une ombre, à la fois menaçante et essentielle, celui qui se qualifie d'Océanien d'origine européenne partage l'expérience d'une vie pour esquisser un chemin possible, celui du "nous" . A ses côtés pour libérer la parole intime, le journaliste Walles Kotra - qui joint également sa plume intense, précise et poétique à la réflexion. "Louis-José, passeur d'histoires, pourfendeur de silence, force qui va... " Alice Zeniter
Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés4e de couverture : Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés
Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires. En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie. Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.