Livre mythique, fondateur de la poésie d'avant-garde slovène, Les Intégrales de Srecko Kosovel (1904-1926) souffrait d'un malentendu qu'il était temps de lever. Le présent volume en éclaire, d'une part, la genèse mystérieuse et tourmentée au milieu des années 1920, entre échos de la Révolution d'Octobre et naissance de la Yougoslavie, constructivisme russe et avant-gardes européennes ; et, d'autre part, la réception lors de sa publication posthume, quarante ans plus tard, sous la double impulsion de la néo-avant-garde des années 1960 et une première édition française ayant fait date. Dans une version inédite et une forme originale, commandées par la connaissance la plus actuelle que nous ayons de l'oeuvre de Kosovel et de son évolution intellectuelle et spirituelle, il offre à ce jour la plus ample présentation de ses poèmes en traduction (toutes langues confondues). A la veille du centenaire de la mort de Srecko Kosovel, puisse-t-il aider à la redécouverte d'une ? gure parmi les plus marquantes, touchantes et secrètes de la poésie d'Europe centrale du début du XXe siècle : celle du "? er jeune homme chantant dans la nuit".
Nombre de pages
216
Date de parution
21/11/2025
Poids
300g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782377921966
Titre
Les Intégrales
Auteur
Kosovel Srecko ; Rambaud Mathias
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
137
Poids
300
Date de parution
20251121
Nombre de pages
216,00 €
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Sollicitée par les Cahiers du Sud pour le numéro sur Le génie d'Oc et l'homme méditerranéen, Simone Weil livrera ces deux textes. Le premier est écrit au début de l'année 1941, le second un an plus tard. L'ensemble, en écho aux sombres heures que traversa ce vingtième siècle asphyxié par la barbarie, paraît dans la revue en 1943. Au coeur de cette Agonie d'une civilisation à travers un poème épique, la philosophe se penche avec acuité sur les événements qui ont conduit à l'écrasement de la civilisation d'Oc. Elle en donne une lecture personnelle d'un caractère profondément politique et social, indissociable de notre présent. Elle unit, comme dans le reste de son oeuvre, le mysticisme chrétien à une critique incisive du pouvoir et de la violence. Ainsi, des con ? its passés autour de la Méditerranée, elle exhume un paradoxe cruel : la terreur frappe plus durement ceux qui défendent leur humanité que ceux qui songent à détruire et à écraser. La peur et l'imagination peuvent ainsi saper les résistances des sociétés libres bien plus sûrement que les armes elles-mêmes. Un appel à la vigilance face aux nouvelles formes de domination - plus pressant que jamais - qui nous enseigne que le combat pour la liberté est, avant tout, celui de l'esprit.
Deux hommes se rencontrent dans un café parisien : MOI, professeur de philosophie, et LUI, étrange inconnu. Au fil de conversations teintées d'ironie, de contradictions et de provocations, ce dernier dévoile son quotidien : écouter les hommes instruits, épouser leurs obsessions, se modeler selon leurs désirs. Non pas une faiblesse, mais une stratégie - une théorie de l'existence, à la fois comique et cruelle, brouille les frontières de l'identité. Vient alors une question cruciale : où finit la vérité, où commence le rôle ? Ainsi se dessine la figure paradoxale du "héros moderne" : celui qui n'est rien, sinon le reflet des attentes et passions d'autrui. Un dialogue vif, drôle, où la philosophie perd ses allures de leçon pour se muer en véritable expérience. Derrière, en filigrane, point la joie tragique et la pensée vertigineuse de Clément Rosset.
Présentation de l'éditeur Ce qui se donne pour la réalité peut inspirer d'emblée d'importantes réserves. On n'y saurait souscrire sans dommages ni pertes. Un travail s'impose, qui consiste à extraire du tout-venant et à serrer à part, dans une boîte en carton, par exemple, les choses qui sont bonnes. On aura alors un monde et la sorte de vie, parcellaire, confinée mais, somme toute, acceptable, qui va de pair.
L'homme du désastre, c'est Antonin Artaud, ce frère d'ombre et de foudre, à qui Christian Bobin adresse cette longue lettre écrite avec cette trompeuse douceur qu'on lui connaît et d'où découle une méditation sur l'enfance, l'innocence, la précarité de l'existence. Séparés par le temps, Bobin et Artaud se rejoignent dans la même brûlure : celle d'exister trop vivement dans un monde trop étroit. Artaud n'y apparaît pas comme un poète "fou", au corps brisé par les électrochocs, mais comme un être d'une sensibilité extrême, révélant les ?ssures du réel. A travers sa ?gure, l'auteur parle aussi de lui-même : de ce que signi?e écrire pour survivre. Le livre murmure une ré?exion sur la beauté fragile, la menace de l'effondrement, ce qui sauve et ce qui détruit - et la parole comme dernier refuge.