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Communistes de conseils contre le capitalisme d'Etat
Korsch Karl ; Mattick Paul ; Pannekoek Anton ; Rüh
ETEROTOPIA
22,50 €
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EAN :9791093250595
Si dans le concert de la vie historique moderne la "politique de puissance" (Machtpolitik) donne le la, le bolchévisme ne fait pas exception ; ce n'est point "l'utopie au pouvoir" mais l'apothéose du réalisme politique (Realpolitik). Le bolchévisme, dont la pratique du pouvoir s'arc-boute sur le jargon marxiste-léniniste et ses mots vedettes, a établi un régime social sui generis analysé par ses critiques les plus lucides comme capitalisme d'Etat. Acteurs, pour beaucoup, de la Révolution allemande (1918-1923), témoins d'une apparition du trésor perdu de la Révolution sociale, vaincus par la contre-révolution, ceux-ci, communistes de conseils, nous ont légué une histoire qu'il nous faut transmettre. En effet, cette pensée permet de renouer avec le projet d'une critique conjointe de la politique et de l'économie politique. Alors que la société spectaculaire fait les frais de la politique de puissance, le communisme de conseils est une alternative si nous voulons, au milieu des ruines d'une civilisation marchande universelle et tautologique rivée à la boucle rétroactive argent-marchandise-argent, nous frayer un chemin vers un monde où, pour citer Adorno, "la paix est l'état de la différence sans domination dans lequel les différences communiquent". L'actualiser en l'historicisant permet de revisiter le présent et, pour reprendre les catégories marxiennes, de relancer l'émancipation humaine par-delà l'émancipation politique (bourgeoise, capitalistique). Cet héritage, il nous faut le sauver tout en en faisant la critique, cathartique. En proie aux catastrophes du présent, il est urgent de faire revivre une utopie concrète, projet de justice et de bonheur.
Nombre de pages
232
Date de parution
23/03/2023
Poids
319g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791093250595
Titre
Communistes de conseils contre le capitalisme d'Etat
Auteur
Korsch Karl ; Mattick Paul ; Pannekoek Anton ; Rüh
Editeur
ETEROTOPIA
Largeur
150
Poids
319
Date de parution
20230323
Nombre de pages
232,00 €
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Résumé : Karl Korsch (1886-1961) fut l'un des rares marxistes qui appliquèrent la conception matérialiste de l'histoire au marxisme lui-même. Ce juriste fut également un homme d'action intimement mêlé à l'histoire des premières années du Parti communiste d'Allemagne. Il fut notamment ministre (communiste) de la Justice dans le premier cabinet de " Front uni " de l'histoire (Thuringe, 1923). Dans son Karl Marx (1938), Korsch analyse de manière systématique les grands thèmes de la pensée de Marx : la Société, l'Economie politique, l'Histoire. Il en dégage cette " pointe activiste " qui l'a caractérisé dans ses deux grandes phases : la " philosophique " et la " scientifique ". Il en fait ressortir aussi la nature rigoureusement " historique ". Des chapitres, tels ceux où Korsch traite du " principe de la spécification historique ", du " fétichisme de la marchandise " ou de " la relation base-superstructure " - tous mis en lumière par Marx - sont devenus des classiques.
Korsch Karl ; Dericquebourg Baptiste ; Fondu Guill
Plus encore qu'Histoire et conscience de classe de Georg Lukàcs, Marxisme et philosophie est l'oeuvre que ni la pensée marxiste orthodoxe, social-démocrate ou dissidente - ni la pensée non marxiste n'arrivèrent à prendre en charge ou même en considération. Le livre de Karl Korsch fut rejeté, condamné et ignoré, justement parce qu'il gênait à la fois les défenseurs inconditionnels et les détracteurs bornés d'une expérience historique boiteuse et d'une tentative théorique hautement problématique. Publié pour la première fois en 1923, réédité et augmenté en 1930, ce livre maudit du marxisme peut permettre de nouveau une remise en question des liens de la théorie et de la pratique. Le tort de Korsch fut-il d'avoir eu raison trop tôt?
Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l'affolement, le chaos, voire l'extermination. Cependant, dans d'autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d'une réorganisation de l'existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d'un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L'un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l'appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l'idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L'ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l'appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d'Afrique et par leurs diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C'est précisément dans cet appel que ce livre situe l'infrapolitique des luttes noires. L'ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d'auteurs d'Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial.
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Une double injonction est aujourd?hui faite aux villes et aux individus : les premières doivent devenir métropoles et les seconds mobiles. Ainsi, au programme de métropolisation du monde, répond une mobilité par lui souhaitée. Une mobilité de cadre métropolitain avec ses oripeaux (téléphones, ordinateurs, etc.) se déplaçant de "cité état" en "cité état" en avion ou train à grande vitesse. Les agents de la fabrique de la ville raccrochent alors le train, architectes en têtes, de peur de rater ce tournant comme ils ratèrent celui du développement pavillonnaire. On se pique désormais de mobile, de léger, de "logement une personne" ou de design de bidonville dans l?espoir qu?un marché émerge. Rien de subversif, mais l?aboutissement d?un programme économique et urbain qui se dessine dès le milieu du XIXe siècle dont le nouveau masque s?appelle métropole. Cependant et sans eux, depuis le nouveau millénaire, des tentes partout : des rassemblements militants ayant quitté la rue pour porter le coup là où, désormais, le pouvoir a Lieu, aux tristes révolutions oranges, en passant par les tentes contestataires ou nécessaires des sans-abris. Des camions, des caravanes, des containers aussi, abris ou logement de la renaissance d?un prolétariat nomade disparu dans les années 20. Des cabanes reconstituant, aux abords des métropoles rêvées, les bidonvilles que l?on croyait disparus. La fabrique même de la métropole génère ainsi une toute autre mobilité. On le voit ici comme à Moscou avec ces brigades d?ouvriers (pour utiliser la dénomination russe) venant de l?autre bout du pays ou du continent que l?on trouve en hôtel low cost, en camping, en caravane ou camion au pied du chantier, en lisière de métropole, au bord de la tache verte de la carte. C?est là, que ces mobilités de constructeurs croisent les espaces d?une autre mobilité, celle de la fuite. Celle de ceux que le programme urbain expulse que l?on retrouvent en camping, camion, campement, containers ou celle de ceux qui fuient la métropole l?entendant comme la construction d?un espace de contrôle (travellers, certains voyageurs, habitants de yourtes ou de cabane).