La solitude ne m'est pas étrangère. La solitude, c'est moi", dit Bruno Stressmeyer, le protagoniste de ce court et dense roman sur l'Occident contemporain. A Vienne, de nos jours, un homme que la possession de plusieurs appartements dispense de travailler, fait le choix d'être seul, de ne rien partager avec quiconque. Il est atrabilaire, s'observe sans arrêt, émet sur les autres les jugements les plus mesquins qu'on puisse imaginer (le récit est à la première personne). Pour réduire les contacts avec ses semblables, il commande tout par Internet. Mais il lui faut parfois prendre le train, aller au restaurant, se frotter à d'autres gens qu'il juge et qu'il déteste en bloc. Bien que son frère lui manque, il refuse de le voir depuis qu'il s'est marié avec une femme de confession juive. Reste son médecin, chez lequel son hypocondrie le conduit sans arrêt, et une aventure de vacances, une femme qu'il a connue en Croatie et à laquelle il pense quelquefois. Bruno pourrait vivre à Paris, à Londres ou à Berlin... Quoique haineux, le regard qu'il porte sur le monde et les gens n'en révèle pas moins certains aspects de notre modernité : c'est ici la ruse du romancier, dont l'ironie tendre se communique au lecteur.
Date de parution
18/04/2019
Poids
220g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782882505668
Titre
SOLITUDE
Auteur
KLIMKO HUBERT
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
150
Poids
220
Date de parution
20190418
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Né en 1967 en Pologne, Hubert Klimko a exercé les métiers les plus divers: infirmier en maison de retraite, plumeur de dindes, trafiquant de caviar, vendeur d'art, mime... Il a publié deux volumes de poésie en islandais, un recueil de nouvelles, La Gare Bielewa-Ouest, et plusieurs romans. Après La Maison de Roza, Berceuse pour un pendu est son deuxième roman à paraître chez Belfond. Il vit actuellement à Vienne.
Dans un bar de la Ferdinandstrasse, un nain tenait un microphone à la main. Il chantait des chansons albanaises, mais quand il se mit à siffler Le Beau Danube bleu, il fut bombardé de bouteilles vides. L'une d'elles l'atteignit à la tête. Il s'écroula par terre, en sang. Puis le propriétaire, aidé de deux hommes, le traîna dans l'arrière-cour.
?uvre bouleversante sur l'exil, l'amitié, la vieillesse et la solitude; ballade nordique du bonheur simple et de la douleur, avec La Maison de Rira, Hubert Klimko nous livre un roman à deux entrées dont l'intime concordance se révèle peu à peu. Un jeune émigrant polonais est embauché dans une maison de retraite où il fait la connaissance d'une vieille dame aveugle, Róza. Une rencontre qui change sa vie... Bien des années plus tôt, un homme a défié Dieu et décidé que son bonheur ne dépendait que de lui. Il s'est marié, a bâti une maison, a vu naître ses deux filles, Rósa et Karitas. Et la tragédie a frappé.
Après La Maison de Relia et Berceuse pour un pendu, le récit de jeunesse de l'étoile montante de la littérature polonaise. Un voyage initiatique hilarant peuplé de tranches de vie loufoques et bouleversantes, sur les routes d'Allemagne, d'Angleterre et d'Islande. Le coeur brisé par une beauté cruelle, le jeune Hubert quitte son pays natal. Prêt à dévorer le monde, il commence par faire du stop, plumer des volailles et cueillir des fraises tout en rêvant à la belle Ulla. Visitant l'Europe et son propre passé, le jeune vagabond croisera les destinées rocambolesques d'un Japonais fleur bleue diseur de bonne aventure, d'un oncle fanatique de la gelée de framboise, d'un pommier magique et d'un psychothérapeute qui joue à l'hirondelle. Des rencontres aussi belles qu'insolites qui le conduiront à entreprendre une tout autre odyssée, celle de l'écriture.
Cette tache d'humidité apparue sur le mur de la salle de bains était-elle un signe ? Alors que le narrateur récupère les résultats d'une analyse de routine, le médecin annonce un petit doute sur le VIH En attendant le verdict d'un examen de confirmation, il ne peut partager son anxiété avec son père, venu faire des travaux de réfection dans son studio, ni avec son dernier partenaire - ils n'ont pas prévu de se revoir. Les heures passent au ralenti ; rêves et souvenirs contaminent la réalité. La tache qui progresse au-dessus du lavabo matérialise l'invasion rampante de l'inquiétude : que sera-t-il permis de vivre et d'espérer au-delà de l'angoisse ? Etonnamment souple, poétique, ludique, la langue de ce roman se distord, insinuant que la peur est une affection psychotrope.