ContreTemps a été réalisé en écho au colloque international qui a eu lieu en juillet 2013 au musée du Louvre-Lens, dans le cadre de son exposition inaugurale Le temps à l'oeuvre. Le musée du Louvre-Lens, le CNRS et l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont réuni un panel d'experts pluridisciplinaires autour d'un sujet commun : le temps. Ce livre met en regard une vaste gamme de réflexions contemporaines autour de cette notion complexe. Le thème est abordé sous ses multiples facettes par des scientifiques, des philosophes, des historiens et des créateurs : chacune des interventions entre en dialogue avec les autres et permet ainsi un échange entre les disciplines représentées. La migration de la perception spatiale du temps, son accélération et sa décélération, les nouveaux rythmes de la vie humaine et leurs enjeux, les temps physiques et biologiques font partie des multiples thématiques abordées dans cet ouvrage. L'institution muséale elle-même, son rapport au temps, son rôle qui, au-delà de la conservation des oeuvres, consiste à les préserver du temps, les mettre hors temps, tout en les ancrant dans leur propre temps, sont questionnés à travers les oeuvres documentées et analysées d'un chapitre à l'autre. Face à la contrainte d'une relation "objective" avec le temps dans le monde contemporain, les auteurs proposent une expérimentation ou résistance par l'analyse scientifique. À partir d'expérimentations plastiques, scientifiques et philosophiques, le but est de trouver un point de départ dans une appropriation des référentiels et des systèmes de mesure établis, pour vivre le temps autrement. Ont contribué à cet ouvrage : Sabine Adnane, Alla Chernetska, Hubert Besacier, Richard Conte, Marie-Laure Desjardins, Antinéa Garnier, Olga Kisseleva, Étienne Klein, Claire Labastie, Pierre-Yves Le Pogam, Jeanne Lepine, Mélanie Perrier, Sofya Petrichenko, François Sigaux.
Date de parution
02/02/2017
Poids
562g
Largeur
198mm
Plus d'informations
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EAN
9782859449872
Titre
CONTRE TEMPS
ISBN
2859449876
Auteur
KISSELEVA OLGA
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
198
Poids
562
Date de parution
20170202
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L'Antiquité fut une époque de théâtre. Au Moyen Age, la plupart des gens "lisaient" la bible dans les vitraux des églises et les seigneurs féodaux conservaient la mémoire de leurs ancêtres au travers des tapisseries. La Renaissance a développé l'architecture et mis en scène les arts plastiques. L'écriture renaît au XIXe siècle. Aujourd'hui informations et émotions sont captées à travers les écrans de la télévision ou de l'ordinateur. L'art contemporain est aujourd'hui à la recherche d'une structure de dialogue, d'échanges dynamiques avec le spectateur. Nous pouvons définir sa nouvelle forme comme un art qui se construit suivant un mode de dialogue avec l'ordinateur ou à travers l'ordinateur et qui utilise le cyberespace ou existe dans cet espace. Tel est le cyberart...
Je dis toujours qu'il y a plein d'images qui viennent à l'esprit. Que l'avenir dure longtemps. Qu'il n'y a pas de murs qui ne peuvent être abattus. Que les illusions ne dispensent pas de regarder les choses en face. Que la morale exige que nous nous mettions en péril aux moments précis de notre ignorance. Que la responsabilité est irrécusable. Que vivre est une chance d'être ému. Et que la vie est faite de traverser des émotions. Que moi qui parle de la mort des autres, je vais mourir. Qu'à cet instant, rien en moi ne parlera plus. Que seuls les endeuillés seront consolés. Mais qu'en attendant, plusieurs futurs sont possibles, et encore davantage de retours. Enfin, que même si rendez-vous est pris - même heure, même endroit - il y aura toujours mille et une ruses pour ajourner ponctualité, ne serait-ce que parce que l'image est toujours un espace où se perdre.
En 1978, Ludmila Kisseleva publiait en russe un catalogue des 129 manuscrits médiévaux, principalement d'origine française, italienne, néerlandaise, flamande ou allemande, appartenant à l'Académie des Sciences de la Russie à Saint-Pétersbourg. Bien que ce premier catalogue ait révélé la richesse d'une collection méconnue et en grande partie inédite, il n'a pas eu en Europe le rayonnement qu'il méritait. Or, le présent ouvrage est plus qu'une traduction de l'ouvrage de 1978, c'est une véritable nouvelle édition, complétée par des apports dans tous les domaines. L'histoire de la collection remonte au XVIIIe siècle et à la fondation de l'Académie. De cette époque, la bibliothèque conserve aujourd'hui six manuscrits, dont l'Histoire naturelle de Pline portant les armoiries, récemment identifiées, de la famille vénitienne Donà delle Rose. Au XIXe siècle, la bibliothèque a reçu quatre-vingt-neuf manuscrits médiévaux de la collection du comte Théodore Tolstoï. Le reliquat a été acquis au XXe siècle. La diversité de cette collection est notable. À coté des livres liturgiques, dévotionnels, monastiques ou théologiques se trouvent, par exemple, quatre recueils de textes médicaux, un traité sur l'artillerie, un recueil d'ouvrages astronomiques par Al-Fargani, Gérard de Crémone, Al-Qabisi etMessahala, entre autres, ayant appartenu à l'astronome Johannes Kepler, ou enfin le superbe exemplaire illustré du De Architectura d'AntonioAverlino, dit Filarete. Parmi les possesseurs célèbres, figurent le roi Charles V, la famille Rondinelli, l'évêque de Pécs Janus Pannonius, le cardinal Georges d'Amboise, le philologue Andreas Christian Eschenbach, le comte Jean-Baptiste-Paulin d'Aguesseau et les artistes Lamberto Gori etPietro Gonzaga. L'album de planches à la fin de ce volume permet de connaître plusieurs oeuvres inédites d'enlumineurs comme Pellegrino diMariano, un émule de Stephan Lochner, Jean Colombe ou Jean Pichore. Biographie de l'auteur Ludmila Kisseleva est maître de recherche du Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de Russie, Saint-Pétersbourg.Patricia Stirnemann est chargée de recherche à l'Institut de recherche et d'histoire des textes (CNRS), Paris.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.