On nomme morphologie flexionnelle ou flexion l'ensemble des procédés servant à moduler la référence des mots sans la changer fondamentalement : chantera et chantait désignent la même activité, respectivement future et révolue. Les significations exprimées par ces procédés sont nombreuses (temps, mode, fonction grammaticale, etc.) et leur mode d'expression varié : à chantait formé par suffixation à un radical constant répond l'anglais sang, formé par modification du radical. La limite entre flexion et syntaxe est également mouvante, telle langue confiant à la première ce que telle autre réserve à la seconde : par exemple en wolof raxasloo 'faire laver' (raxas 'laver'). Cet ouvrage vise à exposer cette diversité à travers les langues. Les théories et modèles concurrents qui tentent d'en rendre compte y sont présentés. La flexion constituant une source de complexité du langage, l'ouvrage explore également ses fondements cognitifs, sa possible origine (pré)historique et les processus par lesquels les enfants l'acquièrent.
Nombre de pages
380
Date de parution
19/02/2026
Poids
540g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782379245978
Auteur
Kihm Alain
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
130
Date de parution
20260219
Nombre de pages
380,00 €
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Présentation de l'éditeur L'Afrique passe aujourd'hui pour le berceau de nos premiers ancêtres humains; est-elle également le lieu originel de notre espèce Homo sapiens et de ce qui lui est propre : le langage, l'art, la technologie complexe ? L'hypothèse de cette double sortie d'Afrique, d'abord étayée par les restes fossiles, se nourrit des données archéologiques et génétiques, y compris, depuis peu, l'ADN des fossiles néandertaliens. L'événement essentiel - le passage du crâne à une forme moderne est assurément advenu en Afrique il y a quelque 150 000 ans, mais les facteurs qui le sous-tendent demeurent pour la plupart inconnus. La "modernité" est un composite dont les éléments sont apparus à divers moments et en divers lieux, et qui se sont ensuite progressivement assemblés pour prendre la forme que nous lui reconnaissons aujourd'hui. La prééminence de l'Afrique tient donc à son étendue géographique et à la taille de ses populations humaines - qui ont offert davantage d'occasions aux variations morphologiques et comportementales, ainsi qu'au développement et à la préservation des innovations - plus qu'à une voie évolutive spécifique à ce continent. Quelles sont les causes et les modalités de la dispersion des hommes modernes hors d'Afrique ? Sont-ils une espèce distincte des populations archaïques tels les Néandertaliens au point que les contacts avec ces derniers seraient cause de leur extinction ? Les caractères archaïques rencontrés dans les fossiles et les gènes des hommes modernes hors d'Afrique sont-ils le signe d'une hybridation ? La question de nos origines et de l'évolution récente dévoile la force qu'ont exercée la démographie, la dérive génétique et la sélection culturelle. L'évolution aurait pu emprunter quantité d'autres chemins. qui auraient conduit à l'absence d'humanité. En la matière, la différence est parfois étroite entre échec et succès.
A quelles conditions peut-on, dans un discours réel, utiliser un énoncé comme argument en faveur d'un autre? La réponse semble aller de soi, au moins si l'on assimile l'argumentation à une espèce de raisonnement - peut-être lâche et flou, mais analogue en son l'enchaînement des énoncés se fonde sur les informations qu'ils véhiculent, sur ce qu'ils disent de la réalité. C'est justement l'inverse que veut montrer la théorie des échelles argumentatives. Selon elle, la structure des énoncés, au sens le plus étroitement grammatical du terme, contient, indépendamment des informations qu'ils donnent, des indications sur le type de conclusions qu'ils peuvent servir. Le sens même de nos paroles doit alors être vu comme étant, de façon intrinsèque, un moyen pour orienter le discours de l'autre, l'intention de dire ne se distinguant pas de l'intention de faire dire. Ce qui fait triompher le structuralisme là où on l'attend le moins, en sémantique: la valeur sémantique d'un énoncé est constituée par allusion à la possibilité d'un autre énoncé - l'énoncé de l'Autre.
Biographie de l'auteur Christophe Kihm est membre de la rédaction dArt press et enseigne à la Haute Ecole dArt et de Design de Genève. Il a notamment co-dirigé, avec Mark Alizart, la revue Fresh Théorie (Leo Scheer).