Par un jour orageux de 2007, Abbas Kiarostami décide de s'échapper de Téhéran: "J'ai fait mon sac, sans oublier mon appareil photo et ma caméra numérique. La pluie tombe depuis hier soir, ponctuée d'éclairs, mais ce n'est pas ce qui va me faire changer d'avis, bien au contraire." A l'abri dans l'habitacle de sa voiture, le cinéaste iranien prend à la volée des photos du paysage urbain et de la campagne. Cette série donne à voir, à travers le ruissellement de la pluie sur le pare-brise, des hautes silhouettes d'arbres dégoulinants, l'éclat tremblé des phares des voitures, ou encore, au bord de la route, un pan de mur jaune. Des images en couleurs, mais où dominent les gris et les noirs, et qui sont autant de tableaux. Cinéaste, photographe et poète, Abbas Kiarostami est né le 22 juin 1940 à Téhéran, Il est reconnu, depuis le début des années 1990, comme l'une des grandes figures du cinéma contemporain. Palme d'Or à Cannes en 1997 pour Le Goût de la cerise, il a reçu deux ans plus tard le Grand Prix spécial du jury à la Mostra de Venise pour Le vent nous emportera. Ses photographies ont été exposées dans le monde entier, notamment à Londres, au Victoria & Albert Museum et à New York, au MoMa, ou encore, en 2007-2008, au Centre Pompidou à Paris et dans cinq métropoles chinoises.
Nombre de pages
189
Date de parution
30/10/2008
Poids
1 215g
Largeur
257mm
Plus d'informations
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EAN
9782070121939
Titre
Pluie et vent
Auteur
Kiarostami Abbas ; Boltanski Christian
Editeur
GALLIMARD
Largeur
257
Poids
1215
Date de parution
20081030
Nombre de pages
189,00 €
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Dix séquences dialoguées, cinq femmes et un enfant qui viennent prendre plagie à côté de Mania, au volant d'une voiture; dix étapes de la vie des personnages qui pourraient aussi bien représenter la trajectoire mentale et émotionnelle d'une seule et unique femme.- Dans une existence si vaste, pourquoi dépendre d'une seule personne...- Pourquoi pas? Pourquoi ne faudrait-il pas l'être...- Je te jure que ce n'est pas de l'amour, c'est une illusion,- Pourquoi ce n'est pas de l'amour? Si ce n'est pas de l'amour, qu'est-ce que c'est...- Tu dois d'abord t'aimer toi-même, Tu te méprises au point de te faire mal- Je suis à bout, je craque.- Va-t-en, toi aussi.- Je ne peux pas.- Tu as tort de t'accrocher. C'est une illusion. Ça suffit! ""
Quelques personnes arrivent de Téhéran pour un court séjour à Siah Dareh, un village du Kurdistan iranien.Les habitants ignorent la raison de leur venue.Les étrangers flânent surtout dans l'ancien cimetière et font croire aux villageois qu'ils sont à la recherche d'un trésor.Ils finissent par quitter le village sans pour autant donner l'impression d'avoir trouvé ce qu'ils cherchaient.
Ce sont des poèmes à la manière de haïkus, des moments de grâce, ou de lucidité, des gestes légers, à peine esquissés, des effleurements, de ces instants où les perceptions et la pensée se mêlent indissolublement et avec eux, les émotions, les sentiments dans un surcroît de présence. Ils sont fugaces, ils sont subtils. Formellement, ils pèsent peu. Mais ce peu de poids n?est pas un peu d?être.
Kiarostami Abbas ; Kamranzadeh Amin ; Merger Franc
Abbas Kiarostami (Téhéran 1940 - Paris 2016), cinéaste et photographe reconnu, fut avant tout poète. Outre le millier de poèmes brefs qui ont été rassemblés et publiés en édition bilingue sous le titre Des milliers d'arbres solitaires en 2014 dans cette même collection, il a composé plusieurs recueils très particuliers, en puisant dans l'oeuvre des figures majeures du panthéon poétique iranien ? Saadi, Rumi, Hâfez ? quelques vers qui, isolés et remaniés typographiquement, deviennent des poèmes brefs à sa façon. Ainsi de ces 84 poèmes choisis parmi les quelque 600 de son Sa'di az dashte khishtan faryâd, consacré au poète Saadi (entre 1210 et 1292). Les jeux verbaux, le travail rythmique, l'humour narquois, sont partout présents. A travers ce recueil apparaît un sujet poétique tout à la fois enclin au concret, moraliste au vrai sens du terme, amoureux et anticlérical.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.