Dans un village aux portes du de´sert, Noor attend son cha^timent : coupable d'adulte`re apre`s avoir e´te´ viole´e par un homme et enceinte a` la suite de ce viol, elle doit e^tre lapide´e. Elle n'imagine pas pouvoir se soustraire a` la justice. C'est compter sans une Franc¸aise, venue pour une mission humanitaire et qui, pour la sauver, de´ploiera des tre´sors de volonte´. Formidable conteuse, Ve´nus Khoury-Ghata brosse les portraits de femmes au destin tragique, de´chire´es entre le respect de la tradition et le droit a` la liberte´. Roman de la chair, celle qu'on cache des regards, celle qui enfante, celle qu'on moque, frappe, mutile, blasphe`me, mais aussi roman de la solidarite´ fe´minine, Sept Pierres pour la femme adulte`re vous emporte, vous envou^te et vous bouleverse dans cette lecture porte´e par deux femmes, deux voix de l'Orient et de l'Occident. Une main te glisse un biberon entre les doigts, une autre t'aide a` t'asseoir, cale ton dos avec des coussins, remplace tes chaussures par des babouches confortables. Elles sont aux petits soins pour toi. Elles feront pareil pour toute nouvelle accouche´e. Un loukoum fourre´ dans ta bouche pour enlever son acidite´ au lait. Un verre de jus d'amande pour le faire affluer. Deux gouttes d'essence de fleur d'oranger pour chasser les coliques, et pour la nuit la tisane de pavot, prodigieuse de sommeil. V.K.-G.
Date de parution
15/03/2018
Poids
70g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
3328140022414
Titre
Sept pierres pour la femme adultère. 1 CD audio
Auteur
Khoury-Ghata Vénus ; Fossey Brigitte
Editeur
DES FEMMES
Largeur
127
Poids
70
Date de parution
20180315
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
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Avec ce nouveau recueil, Vénus Khoury-Ghata poursuit son oeuvre poétique et la renouvelle. La guerre, l'un de ses thèmes de prédilection, y est présent sous deux facettes différentes. La première partie, long poème sans scansion qui ne manque pas d'humour, s'attache à la vie quotidienne et des personnages comme Mansour l'épicier ou Adèle la couturière. La deuxième est animée d'un souffle plus tragique. Vénus Khoury-Ghata livre une poésie ample et d'une beauté bouleversante, dont les images sont à la fois concrètes et quasi magiques.
Le poète fou caché sous sa couverture continue à balbutier des choses. Ses mots refusent de mourir. Le vacarme des trains n'empêche pas le poète de se réciter ses poèmes, de se les déclamer. Il entend des ovations. Il peut mourir en paix maintenant qu'il se sait apprécié. Moins fou, Mandelstam comprendrait que ce qu'il prend pour des ovations ne sont que des réclamations, ses camarades, des déportés comme lui, veulent du pain et pas des mots. Mort, ils continueront à lever son bras pour profiter de sa ration. En 1938, le grand poète russe Ossip Mandelstam a 47 ans et se meurt dans un camp de transit près de Vladivostok. Staline, " le montagnard du Kremlin, l'assassin et le mangeur d'hommes ", est le responsable de sa déchéance. Du fond de sa cellule, perdu dans son monde peuplé de fantômes, Mandelstam revoit défiler sa vie : quatre décennies de création et de combat, aux côtés de Nadejda, son épouse adorée, et de ses contemporains, Akhmatova, Tsvétaïeva, Pasternak et bien d'autres... Grâce à son écriture sensible et à son sens inné de la dramaturgie, Vénus Khoury-Ghata redonne vie à Mandelstam et lui permet d'avoir le dernier mot. Prouvant que la littérature est l'un des moyens les plus sûrs de lutter contre la barbarie.
C'est comme une somnambule qu'Emma Chattlehorse, malade et désespérée, quitte la luxueuse hacienda de son mari, traverse à pied Mexico, s'engouffre dans un car puis disparaît vers une destination qu'elle-même ignore. Au terminus, un Indien la prend sous sa protection et la conduit vers un groupe de masures accrochées à flanc de montagne. Et parce que l'école est vide, il y installe cette citadine blanche de peau, qui fera sûrement une bonne institutrice pour les enfants du «pueblo». Commence alors la nouvelle vie de "la Maestra". Entre les mains de cette femme défaillante, toute une population fantasque, déguenillée, imprévisible, va désormais déposer ses espérances et ses désillusions... Ce petit roman si mexicain, Vénus Khoury-Ghata l'a écrit avec un bonheur qui jamais n'exclut la gravité. Déjouant les catégories du fort et du faible, du savant et de l'ignorant, de l'humaniste et de l'assisté, elle entraîne sa "maestra" dans un tourbillon de situations émouvantes où peu à peu prend forme une parabole sur la confrontation des cultures, les aléas de la civilisation, et le précaire scintillement des "vraies richesses".
Si les morts voulaient bien rester tranquilles, les écrivains pourraient inventer leurs histoires en toute quiétude. Hélas, au moment où Vénus Khoury-Ghata commence ce nouveau livre, elle ne soupçonne pas clans quels conciliabules ses défunts vont l'entraîner. C'est d'abord sa mère - pourtant analphabète - qui se penche par-dessus ses pages d'écriture, l'interpelle, la critique et y va de ses propres commentaires. Surgit cette maison d'enfance entourée d'orties, où planent les ombres d'un père menaçant et d'un frère trop fragile dont l'amour de la poésie fut traité, mais nullement guéri, aux électrochocs. fuis la silhouette de jean, l'époux aimé, trop tôt et trop cruellement décédé. Et celle de M., peintre fantasque et narcissique, aux impérieuses prétentions de consolateur... Et enfin - parce que les vivants s'en mêlent aussi - le drolatique M. Boilevent, le voisin de palier, "défenseur attitré des Indiens d'Amazonie". Et encore un marabout, un cercle littéraire, et surtout quelques chats... Dehors, et ce n'est pas une coïncidence, la canicule accomplit dans la capitale son silencieux ouvrage. On n'en finit pas de vivre avec ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes. Voilà pourquoi ce roman aux inflexions très personnelles improvise une musique orphique, mystérieuse et envoûtante, ?uvre de poète autant que de mémorialiste, à lire et à entendre telle une élégie, pour que vienne la nécessaire paix intérieure.
Dans un abandon touchant, Isabelle Carré livre un premier roman sensible et plein de grâce. Une autobiographie brodée de fiction, raccommodée, par endroit, là où la mémoire fait défaut, l'actrice y raconte l'histoire de sa famille et de son enfance - ou en tout cas l'histoire d'une famille et d'une enfance qui ressemblent étrangement à la sienne. Elle dit la « partie immergée de l'iceberg », cachée derrière son sourire maquillé, ses angoisses et ses blessures, sa famille un peu hors-normes, mais aussi son désir naissant de théâtre et de cinéma ou encore ce que c'est qu'être une enfant puis mère à son tour - et l'amour, bien sûr. Sont confiés ici des rêves délicats, des souvenirs tendres, qui nous emplissent de réconfort. « J'ai l'habitude avec les journalistes d'être toujours associée à deux qualités : discrète et lumineuse ! Durant toutes ces années, comment suis-je passée si facilement entre les mailles du filet ? Évidemment, je ne m'en plains pas, pour rien au monde je ne renoncerais au plaisir d'être si bien cachée derrière mon maquillage et les costumes d'un personnage. Puisque tout est vrai, et que les acteurs « font semblant de faire semblant », comme l'écrit Marivaux. Je m'étonne juste qu'après ces heures d'interviews, tous ces plateaux télé, ces radios, les mêmes mots ressassés à l'infini suffisent... grâce à ce sourire peut-être. Je suis une actrice connue, que personne ne connaît. » I.C.
L'histoire des ateliers d'écriture en France a commencé en 1969 avec l'expérience initiale relatée dans ce livre. De formation littéraire et journalistique, Elisabeth Bing raconte ici l'aventure de cette naissance auprès d'enfants classés comme caractériels. On y lit l'invention d'un métier, au jour le jour, dans l'urgence et la passion. Loin de l'école et de la parole apprise, elle rend leurs propres mots à ces exclus de l'écriture, prenant en compte leurs textes comme des actes réels d'inscription dans le monde. Jusqu'à ce qu'un jour un enfant lui dise: "Mais tu nous fais travailler comme des écrivains!". Toutes les intuitions fondatrices d'une démarche qu'elle a poursuivie et élaborée depuis plus de vingt ans auprès d'adultes se trouvent réunies dans ce livre. La postface de cette troisième édition fait part de la suite du parcours. "Cette invention a décidé de ma vie, et un peu plus tard de celle de quelques personnes que d'abord ce livre a rassemblées autour de moi et que j'ai entraînées dans l'aventure, nous retrouvant à l'avant-garde d'un mouvement de fond qui connaît actuellement un très grand développement."