Extrait LES AUTEURS Kamel Khélif est né à Alger en 1959, En 1964, sa famille s'installe en France, à Marseille. Après des études dans un lycée d'enseignement professionnel, Khélif devient animateur socio-culturel dans les quartiers nord de la ville. Parallèlement à son activité professionnelle, il réalise des illustrations pour différents journaux et revues donnant la parole aux jeunes de banlieue. Depuis 1991, il se consacre entièrement au dessin et participe à diverses manifestations artistiques. En 1995, il réalise les illustrations pour Le prophète de Khalil Gibran (Z'éditions) et sa première bande dessinée, Homicide (Z'éditions). Suivront Les exilées (Amok, 1999), Dante et le sommeil de Pierre, avec Nabile Farès (École des Beaux-Arts d'Aix en Provence, 2000), La petite arabe qui aimait la chaise de Van Gogh, toujours avec Nabile Farès (Amok, 2001) et Ce pays qui est le vôtre (Frémok, 2003). Il a participé aussi à plusieurs ouvrages collectifs dont le dernier, Mi-Su, itinéraire d'une enfance birmane, réalisé avec Mia Kishner, a été publié en 2008 aux États-Unis par Panthéon Books. Nabile Farès est né à Collo (Algérie) en 1940 et vit à Paris dépuis 1964. Journaliste, poète, écrivain et psychanalyste, il mène des expériences théâtrales à Aix-en-Provence et collabore à diverses revues littéraires. Il a signé plusieurs romans, essais et recueils de poésies dont L'exil au féminin (L'Harmattan, 1992), L'état perdu, précédé du Discours pratique de l'immigré (Actes Sud, 1982), Le miroir de Cordoue (L'Harmattan, 1992), L'ogresse dans la littérature berbère (Karthala, 1995), Le voyage des exils (La Salamandre, 1996).
Nombre de pages
48
Date de parution
16/11/2010
Poids
298g
Largeur
200mm
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EAN
9782878271362
Titre
La jeune fille et la mort
Auteur
Khélif Kamel ; Farès Nabile
Editeur
RACKHAM
Largeur
200
Poids
298
Date de parution
20101116
Nombre de pages
48,00 €
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Un roman graphique exceptionnel sur un homme survivant à la violence, un condensé d'émotions et de pudeur. En 2014, dans le cadre de l'exposition Conflict, Time, Photography à la Tate Modern de Londres, le photographe Jim Goldberg propose une carte blanche à Kamel Khélif, qui décide alors de transmettre l'histoire de N'Diho Monozande. En 2008, cet homme avait vu au Congo son épouse et leurs huit enfants assassinés par un groupe armé. Lui-même fut laissé pour mort après avoir reçu un coup de machette. Les peintures et le texte que l'artiste lui a dédiés n'avaient jamais été publiés depuis.
C'est d'épouses, fiancées et copines dont il est question dans ce livre... Madame Elvis Presley, Madame Joseph Staline, Madame Jackson Pollock... et plein d'autres. Réunies par un seul et même destin : être les victimes d'hommes incapables de se comporter de façon normale et raisonnable avec leur partenaire. Qui étaient vraiment ces femmes et comment leur désir de vivre un amour romantique a pu pourrir à un tel point toute leur existence ? Page après page, Liv Strömquist lance ses flèches empoisonnées contre l'ordre patriarcal. Elle en explore dans les moindres recoins les dispositifs de domination sans oublier de donner au passage, toujours avec l'humour cinglant et la légèreté qui sont les siennes, des réponses à des questions telles : Qui étaient les pires boyfriends de l'Histoire ? Pourquoi Ingmar Bergman a cru bon féconder toutes les femmes qu'en Suède avaient des ambitions artistiques ? Pourquoi l'archange Gabriel a appelé les femmes des " putains " ? Pourquoi tous les enfants sont-ils des conservateurs bien de droite ? Et pourquoi les hommes qui plus défendent les valeurs de la famille nucléaire (à l'instar d'un certain Pape), ne vivent jamais dans des familles nucléaires ? En s'appuyant sur des références qui vont de la sitcom " Friends " à la biographie de Staline de Simon Sebag Montefiore, Liv Strömquist poursuit avec intelligence et finesse sa critique sans concessions des valeurs masculines qui dominent la société contemporaine.
Miguel Mármol naît en 1905 de mère célibataire, dans la petite ville d'Ilopango au Salvador. Enfant, il tente d'échapper à la misère en faisant le ménage dans une caserne où il se trouve confronté à la brutalité des soldats, puis devient cordonnier ? métier qu'il exercera une grande partie de sa vie. Il mène en parallèle une activité syndicale intense qui le conduit à participer à la fondation du Parti Communiste Salvadorien (PCS) en 1930. S'ensuit un voyage en URSS où il affine ses connaissances idéologiques. De retour au Salvador, il prend part au soulèvement contre le Général Martínez aux côtés du dirigeant du PCS, Farabundo Martí. Emprisonné et fusillé, il survit miraculeusement. Cet épisode est à l'image de ce que sera désormais toute sa vie : une vie passée à revendiquer la liberté et la justice sociale, faite de luttes contre le régime dictatorial, entre menaces, réclusions et tortures. Dix autres fois Miguel Mármol s'est retrouvé face à face avec la mort, il en a échappé et a recommencé a se battre. Les Douze Naissances de Miguel Mármol est le fruit de presque dix années de recherches autour du révolutionnaire salvadorien. Pour rendre compte de son destin mouvementé, Dani Fano s'est plongé dans les écrits d'Eduardo Galeano et les poèmes de Roque Dalton et s'est également rendu sur place. Un travail d'orfèvre qui lui permet de livrer un album sous forme d'hommage, à la fois poétique et passionné, évoquant à travers l'émancipation d'un homme les luttes des paysans indigènes, leurs légendes et croyances ancestrales ainsi que la beauté de leurs terres. Allégorie d'une vie qui fait un écho implacable à ce vers de Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent [?]. »