Avec Son expérience de l'amour et Coeurs bigarrés se poursuit la publication des récits d'un écrivain que Thomas Mann tenait pour un maître de l'impressionnisme allemand, Eduard von Keyserling. Comme pour les précédentes, l'auteur évoque dans les deux histoires que voici la splendeur de l'été balte et l'amertume des défaites amoureuses de telle manière que, par leur tonalité, elles paraissent associées au déclin d'une époque, et par leur chatoiement, à la cécité à laquelle Keyserling était condamné. Mais si liés soient-ils à l'époque qu'ils reflètent et à l'inquiétude qui les sous-tend, ces récits ne sont ni fanés ni désuets, on y découvre même cette limpidité de l'écriture et cette efficacité qui fascinent tant les écrivains d'aujourd'hui.
Nombre de pages
214
Date de parution
10/08/1993
Poids
185g
Largeur
100mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782868697745
Titre
SON EXPERIENCE DE L'AMOUR SUIVI DE . COEUR
Auteur
Keyserling Eduard von
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
185
Date de parution
19930810
Nombre de pages
214,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La belle Doralice a quitté son vieux mari, le comte Köhne-Jasky, pour vivre avec Hans, le peintre. Mais au bord de mer, non loin de la maisonnette où les amants se sont réfugiés, la générale von Palikow a loué toute une pension pour y accueillir, le temps de l'été, son abondante famille. Et Hilmar, lieutenant des hussards, futur gendre de la générale, a tôt fait de repérer Doralice... Eduard von Keyserling met en scène, cette fois encore, des personnages d'une aristocratie déjà menacée par les bouleversements de l'histoire. Ses héros, affrontés dans des dialogues subtils où domine l'implicite, font partie d'un paysage traité de manière impressionniste. Et la magie de l'écriture, qui a tant séduit Thomas Mann, joue dès les premières lignes. On se rend compte ainsi qu'on n'a pas fini de découvrir ce Keyserling-là.
C'est à Munich que Keyserling a fini ses jours, après être passé par Vienne et par l'Italie, mais c'est en Courlande, province baltique qui dépendait de l'empire russe, que se situe l'action de ses livres. L'écrivain avait quitté la propriété familiale, en ces lieux jadis conquis par les chevaliers teutoniques, pour fuir l'ordre russe de plus en plus insupportable. De cet exil, il ne dit rien, mais l'abandon et l'éloignement n'en sont que plus pesants. Et si les notations impressionnistes ont une telle intensité, c'est peut-être parce que Keyserling sait l'art de s'en servir pour donner le sentiment d'un monde qui s'éloigne inexorablement dans la mémoire. Hubert Nyssen
Mélancolique, rêveuse, Irma von Buchow se déprend jour après jour de son époux Ulrich, un homme de devoir avant tout préoccupé par ses obligations de propriétaire terrien. Tandis qu'Ulrich s'épanouit dans la gérance de ses domaines et l'éducation de leurs deux enfants, la jeune femme sent monter en elle le désir d'une autre vie. Un événement tragique lui fait franchir le pas... Portrait en clair-obscur d'un couple auquel l'usure du temps porte le coup de grâce, les Enfants des beaux jours prononce également le divorce sans rémission du rêve et de la réalité - divorce qui, comme une intime fêlure, parcourt l'oeuvre d'Eduard von Keyserling tout entière.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.