En France, l'Etat s'est édifié autour d'un certain nombre d'institutions fondamentales : le Conseil d'Etat, l'Inspection des finances, la Cour des comptes, le corps diplomatique, le corps préfectoral, les Mines et les Ponts et chaussées. Les grands corps s'enracinent dans une légitimité historique : leurs tâches sont définies par une tradition qui remonte à l'Ancien Régime et qui a été confirmée, voire rénovée, par des textes du Consulat et de l'Empire. Leur puissance se nourrit de leurs liens avec le système social et culturel ; les grands concours, les grandes écoles assurent la relève des élites selon un même modèle méritocratique, de génération en génération. Les grands corps se sont constitués en forces sociales autonomes ; ils ont réussi à se rendre indispensables, quels que soient les régimes et les gouvernements. Leur prudence, fondée sur une théorie de l'intérêt général, assigne des limites à leur influence : il est rare que leur activité protéiforme débouche sur l'exercice d'une véritable politique.
Nombre de pages
127
Date de parution
12/07/1985
Poids
530g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782130465027
Auteur
Kessler Marie-Christine
Editeur
QUE SAIS JE
Largeur
115
Date de parution
19850712
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'urbanisme naît dès lors que quelqu'un entend engager ou provoquer une action pour transformer les modes d'utilisation de l'espace en ville afin d'aboutir à une situation jugée préférable. Parce que toute démarche d'urbanisme mêle des savoirs multiples ? connaissances scientifiques, références techniques, savoir-faire et talents de maîtres d'oeuvre, mais aussi normes juridiques ou encore pratiques socio-politiques ?, la manière d'effectuer des choix, et donc d'élaborer des critères de décision, est essentielle dans ce domaine. D'une manière concrète, cet ouvrage présente et étudie en tant que telles les pratiques professionnelles mises en oeuvre depuis une cinquantaine d'années en matière d'urbanisme.
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Résumé : De toutes les conduites psychopathologiques, l'addiction est peut-être celle qui interroge le plus les limites entre le normal et le pathologique. La frontière entre ce qui relève des " mauvaises habitudes " et des vraies dépendances est difficile à tracer. Les addictions sont presque toujours des conduites relevant au départ de l'ordinaire, simplement déviées de leurs finalités initiales : boire, manger, jouer, acheter, travailler, se soigner, etc. Alors, tous dépendants ? Ce qui caractériserait le vrai dépendant pourrait être une forme de polarisation, quand l'objet ou l'activité devient le but d'une vie, quand la " mauvaise habitude " se fait identité : " je bois trop " devenu " je suis alcoolique ". Cet ouvrage interroge le sens des addictions, analyse le mécanisme et les symptômes des plus courantes d'entre elles et propose une synthèse des différentes approches thérapeutiques possibles.
Résumé : Qu'est-ce que la philosophie médiévale ? Evoquant soit l'âge idéal du magistère intellectuel de l'Eglise, soit l'époque malheureuse d'un long et laborieux sacrifice de la pensée, rappelant pour les uns les fastes équivoques d'une clarté à jamais perdue, ou pour les autres la manifestation la plus évidente des ténèbres, de l'obscurantisme, mille ans de réflexion, d'innovations et de travail dorment dans le silencieux interrègne qui sépare l'Antiquité de la Renaissance. Autrement dit, c'est une transition de dix siècles, interminable parenthèse entre Aristote et Descartes, au cours de laquelle l'" autorité " des " Pères " et des " Docteurs " règne sans partage, où la foi l'emporte sur la raison, le langage sur l'expérience, l'abstrait sur le concret, les mots sur les choses.