Qindao, capitale de la province du Shandong sur là mer Jaune, à l'autre bout du bout du monde, dans un futur proche où l'on soupçonne qu'une révolution politique a secoué l'éternel Empire du Milieu. Le narrateur est un agent double obsédé par sa très grande forme physique et le discours de la méthode. Pour ce qu'on en sait et qui n'est pas peu, il travaille pour le conte d'une manière de club maniaque, ou de gang paramilitaire, qui s'entend à corriger certains vices du désordre mondial en coupant sans trembler certaines têtes trop ambiguës. Le problème, c'est que tout n'est pas aussi outrageusement simple : le dépaysement, semble-t-il, les cercles vicieux de la ville, diverses histoires ressurgies, ses pulsions paranoïaques ou une maladie rêvée, un fantasme qui s'incarne, ébranlent peu à peu son implacable rigueur de moine guerrier. " L'impossibilité des corneilles " possède tous les éléments d'un roman noir captivant et envoûtant. Mais il est plus que cela. Des méandres de Qingdao aux méandres de la fiction... quand les " êtres de papier " sont aux prises avec une " bizarre activité romanesque " jamais leur sang, goutte à goutte, n'a paru plus rouge... sur fond blanc.
Nombre de pages
221
Date de parution
01/09/2004
Poids
310g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782848040240
Titre
L'impossibilité des corneilles
Auteur
Kerviler Julien de
Editeur
AMPOULE
Largeur
140
Poids
310
Date de parution
20040901
Nombre de pages
221,00 €
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La survenue des troupes anglo-américaines à Bagdad racontée par la. favorite de Saddam Hussein. A moins que ce soit un sosie... " ...tout sera votre mensonge fatal. Voilà l'aboutissement de votre lutte contre nous, la terrible disproportion de nos forces, larves que vous êtes, risibles fantômes caducs, car vous ne pourrez même plus alors vous venger, vous ramperez dans le gel de vos terres stériles, dans le brouillard sale des cendres de vos palais et de vos monuments, de vos femmes et vos enfants, vous vous arracherez les ongles à escalader vos glaciers dans vos torrents d'étincelles froides, vous arracherez vos pieds et vos mains, vos jambes et vos bras brûlants, vos os se briseront, vous vous défigurerez et nous reviendrons, mais vous n'aurez plus d'yeux pour nous reconnaître, et nous vous regarderons crever. " Avec ce récit, Julien de Kerviler ressource la narration à sa dimension plastique, inaugurant une nouvelle forme littéraire, la science de fiction.
Un jeune professeur de français, nommé à l'université de l'Océan, à Qingdao, en Chine, raconte une suite d'événements troubles, peut-être criminels, qui bouleversent sa perception de la réalité. À travers son monologue se découvre un univers délirant : est-ce la vie de ses collègues qui est dangereuse, ou la sienne ? Descente extravagante, folle et comique dans l'étrangeté de l'être, ce roman-kaléidoscope multiplie les indices pour nous mener vers ce point inouï où nos existences basculent.
Au premier regard, la couverture du livre fait naître quelques souvenirs dans l'esprit du lecteur. Ce titre, déjà, lui rappelle vaguement quelque chose. Puis ces pages de garde bleues, ce dos toilé, cette pagination& La citation d'Hergé, mentionnée en introduction, le fait sursauter : bon sang, mais c'est bien sûr ! Il s'agit de Tintin en Amérique ! Mais dès qu'il plonge dans le récit, le voilà quelque peu désemparé. Les pages sont noires, toutes noires, comme si le dessinateur avait vidé le contenu de son encrier sur toute leur surface. Sans autre image que de petits pictogrammes de couleur, accompagnés de mots disséminés çà et là. Voilà qui ne manque pas de le laisser perplexe. En vérité, "C'est à la fois très simple et très compliqué", comme n'arrête pas de dire le capitaine Haddock à la fin de Tintin au pays de l'or noir. Ce livre étonnant et stimulant est l'?uvre de Jochen Gerner, dessinateur issu de la "nouvelle génération" de la bande dessinée, fidèle de l'éditeur L'Association et également dessinateur de presse. Son TNT en Amérique peut se lire comme une tentative de découvrir la réalité cachée derrière les apparences. Les apparences sont celles de la bande dessinée, mais aussi de la société américaine. Passionné par la multitude de rapports possibles entre l'écrit et l'image qu'offre la bande dessinée, Jochen Gerner n'est pas pour rien membre de l'Oubapo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), association informelle de dessinateurs qui, à la manière d'écrivains réunis autour de Raymond Queneau dans l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) s'amusaient à inventer des jeux littéraires autour des mots et du langage. Il s'amuse à déstructurer la matière première de la BD pour la reconstruire à sa façon. Ici, son propos consiste à montrer que la société américaine n'est pas aussi lisse qu'elle semble l'être. Il nous emmène derrière le décor pour faire apparaître toute la violence qui imprègne cette société. Par la même occasion, il entend suggérer que la fameuse "ligne claire" du dessin d'Hergé n'est pas, elle non plus, si claire que ça. Elle recèle sa part de violence. Un constat qui n'est, à vrai dire, pas nouveau : il suffit d'avoir eu sous les yeux les reproductions de croquis et esquisses d'Hergé pour prendre la mesure des ratures nerveuses et des nombreux coups de crayon du dessinateur, dont le trait final ne retenait que les lignes les plus expressives et les plus lisibles. Dans l'album, le noir omniprésent signifie la censure exercée sur l'image. Il symbolise aussi la nuit de la société urbaine des États-Unis, transpercée par les lumières vives et criardes des néons et des publicités lumineuses. Selon l'auteur, le livre peut se lire d'une traite ? la lecture ininterrompue des mots entraînant alors "un martèlement répétitif en accord avec la thématique" ?, ou se laisser découvrir "par petits bouts au hasard, en cherchant son chemin dans la nuit". Quelle que soit la méthode choisie, ce TNT en Amérique constitue en tout cas une lecture stimulante, qui entraîne la bande dessinée assez loin de ses chemins habituels. Les tintinophiles maniaques se sentiront peut-être agacés au spectacle de cette interprétation singulière de l'?uvre d'Hergé. Ce serait dommage. Qu'ils ne voient ici aucune remise en cause du génie narratif du créateur de Tintin. Bien au contraire : avec ce livre, Gerner met en lumière ? si l'on peut dire ? toute la force symbolique et toute la capacité de l'?uvre d'Hergé à témoigner de la société de son temps. C'est le propre des grands auteurs que de rendre possible une multiplicité d'interprétations de leur création. Avec TNT en Amérique, Jochen Gerner démontre qu'Hergé a su, mieux que bien d'autres auteurs de bande dessinée, se faire le reflet fidèle des soubresauts et du tumulte de son époque. Il nous reste maintenant à relire l'original avec un regard neuf et plein d'une acuité nouvelle. Un regard toujours chargé d'admiration, mais d'une admiration qui n'interdit pas la lucidité. --Philippe Actère
Inexorablement, les gares scandent les départs et les arrivées. Les gares, ces lieux où l'on ne fait que passer... Et si ces lieux de passage, avec leurs halls, leurs quais, leurs buffets, avaient quelque-chose à nous dire sur nous-mêmes?... "L'égaré" est un roman visuel qui conjugue les mots avec une grande variété d'mages pour raconter en beauté l'histoire émouvante d'une errance qui nous paraît étrangement familière...
Visuellement, les livres de L'ampoule sont d'une inventivité réconfortante, à l'instar de l'Électricité de José [], ouvrage sciemment bâclé qui détaille le phénomène physique, agrémenté de titres de chapitres irréels, de fausses publicités, de jeux labyrinthiques et de citations hasardeuses dont ce"Ohm sweet ohm"attribué à Kraftwerk." --Bruno Masi, Libération, septembre 2002
Une histoire qui reste présente à l'esprit bien longtemps après avoir refermé le livre? Quelque part dans les étendues glacées du Canada, un homme cherche à construire son chemin à travers l'impitoyable nature. Une nouvelle traduction et les images de Michel Galvin pour rendre au texte sa puissante dimension destinale.