Matin de neige. Grand Almanach Poétique Japonais, Livre I, Le Nouvel An
Kervern Alain
FOLLE AVOINE
15,00 €
Epuisé
EAN :9782868100436
Matin de neige est la première partie du Grand Almanach Poétique des Japonais qui en compte quatre autres, à savoir le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Il s'agit d'un glossaire répertoriant les mots ou les expressions caractéristiques de la période du nouvel an japonais. Ces mots ou expressions sont utilisés comme référence obligée à la saison dans les haïku. Sans cette référence et un rythme de dix-sept syllabes, un poème ne peut plus appartenir au genre du haïku. Pourquoi la période du nouvel an, thème de ce livre, fait-elle l'objet d'un volume à part ? En Extrême-Orient d'une façon générale, le passage d'une année à l'autre est affectivement le moment le plus important du calendrier. Cette manière particulièrement sensible de vivre le nouvel an rejoint d'ailleurs une constante que l'on retrouve dans les relations que l'humanité des temps primordiaux entretenait avec cette réalité absolue qu'est le cours de la vie.
Nombre de pages
128
Date de parution
12/01/1995
Poids
220g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782868100436
Titre
Matin de neige. Grand Almanach Poétique Japonais, Livre I, Le Nouvel An
Auteur
Kervern Alain
Editeur
FOLLE AVOINE
Largeur
145
Poids
220
Date de parution
19950112
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La plupart de ces chansons-poèmes du genre "dodoitsu" ont été recueillies au Japon entre 1926 et 1932 par Georges Bonneau, ancien directeur de l'Institut franco-japonais de Kyoto, les autres ont été glanées par le traducteur Alain Kervern lors de séjours au Japon. A travers le prisme d'une sensibilité à dominante féminine, ce recueil se fait l'interprète des préoccupations intimes du monde paysan de l'immédiate avant-guerre. Les préoccupations sentimentales de ces jeunes filles, et la complicité des amoureuses avec un environnement où la nature renvoie aux durs travaux saisonniers, éclipsent en partie un arrière-plan social dont l'âpreté perce parfois l'une ou l'autre de ces estampes rustiques.
Pourquoi les non Japonais se mettent-ils à l'école d'une forme poétique aussi particulière que celle du haïku? A travers les techniques de cette poésie qui est pour eux une nouvelle forme d'expression, ils font la découverte et l'apprentissage d'une autre culture et d'une autre façon de percevoir le monde. Il leur faut beaucoup d'innocence, de talent et de travail pour donner consistance à un genre poétique qui dans leur propre culture n'a ni tradition, ni références littéraires. Tel est l'enjeu. Tels sont les paradoxes de l'interculturalité.
La cour impériale et ses poètes, au cours du Moyen-Age japonais, ont légiféré en matière de saisons et de poésie. Ces règles d?un jeu de société aristocratique auraient pu rester simples futilités si elles n?avaient pas correspondu à un profond sentiment de respect et d?admiration envers la nature chez le peuple japonais. C?est donc tout naturellement que dans les calendriers japonais figure chaque année une sorte d?inventaire poétique des caractéristiques de chaque mois. En introduction à cet almanach poétique, publié en cinq volumes aux éditions Folle Avoine, il semblait important de faire une halte préliminaire dans les dédales de ce premier jardin sur lequel tremble la lumière des bambous.