Les Principes de la philosophie du droit sont l'un des textes les plus lus et les plus controversés de Hegel. Il s'agit à la fois d'un bilan de l'histoire de la philosophie morale, juridique et politique et d'une analyse audacieuse et " engagée " de la modernité post-révolutionnaire. Pourtant, malgré sa destination pédagogique et sa rédaction soignée, le précis de 1820 est d'un abord malaisé, dans la mesure où il ne se soustrait à aucune des exigences de ce qui, pour Hegel, garantit la " scientificité " d'un traité de philosophie. Il n'y a rien d'étonnant, par conséquent, au fait que les querelles d'interprétation les plus violentes aient eu lieu à son propos et que la pensée hégélienne du droit ait, tour à tour, servi de caution ou de repoussoir aux prises de position politiques les plus diverses. La difficulté du texte mais aussi le caractère stratégique des thèmes abordés font en effet des Principes de la philosophie du droit un idéal miroir à fantasmes. Or ce que l'on nomme la " fin des idéologies " ouvre la voie à une lecture plus sereine (mais peut-être plus exigeante) de la conceptualisation hégélienne du droit et pas seulement de ce que Hegel nomme le " droit étatique ", mais aussi du droit privé (" abstrait "), centré sur la question de la propriété, et du droit qu'a l'individu de voir honorée sa qualité de sujet moral agissant. Ce recueil d'études, qui illustre les tendances actuelles de la recherche, propose une lecture à la fois synthétique et détaillée de l'ouvrage de Hegel en insistant non seulement sur sa dimension " systématique " et spéculative, mais aussi sur ses prises de position les plus novatrices. Il ne s'agit pas de prétendre que Hegel soit avant tout un philosophe du droit, encore moins de mettre entre parenthèses le puissant soubassement métaphysique ou spéculatif de sa doctrine de l'esprit objectif, mais de réévaluer ce moment du système et de tirer parti des appuis qu'il peut offrir à la philosophie contemporaine.
Nombre de pages
300
Date de parution
05/02/2004
Poids
523g
Largeur
171mm
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EAN
9782271061959
Titre
Hegel penseur du droit
Auteur
Kervégan Jean-François
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
171
Poids
523
Date de parution
20040205
Nombre de pages
300,00 €
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L'affaire est entendue, et Karl Jaspers l'a résumée : Cari Schmitt fait partie avec Heidegger de "ces professeurs [...] qui ont tenté de prendre intellectuellement la tête du mouvement national-socialiste". Depuis lors, nonobstant, des contradicteurs distingués, Strauss, Löwith, Peterson, Kojève, Blumenberg, Habermas, Derrida..., ont discuté âprement ses thèses, souvent pour les rejeter, comme il en va avec tous les classiques intéressants, de Platon à Wittgenstein. Aussi l'heure est-elle venue de "partir de Cari Schmitt", au double sens de reformuler des questions essentielles à partir de certains de ses travaux et de lui donner congé lorsqu'il ne nous aide plus à penser. Certains de ses concepts (le nomos de la terre, la constitution comme décision "existentielle"...) ou des concepts sur lesquels il a apposé son empreinte (le pouvoir constituant, l'Etat de droit "bourgeois") éclairent différemment des questions telles que le rapport entre décision et rationalité ; l'enracinement des normes juridiques dans les institutions ; le statut de l'ordre constitutionnel et ses présuppositions ; les effets pervers du retour de la morale en politique internationale (droits de l'homme et démocratie forment-ils le couple uni que l'opinion dominante nous décrit ?). Mais cette fécondité se heurte à une limite fondamentale : Schmitt est plus efficace pour penser des ruptures et des instaurations que pour décrire le fonctionnement normal de l'ordre juridique établi. A jamais, il demeure un penseur du dissentiment.
Résumé : L'oeuvre de Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) est difficile d'accès mais elle est de celles qui ont dessiné le paysage de la pensée contemporaine. Cet ouvrage nous permet de suivre la constitution progressive du "système" hégélien en exposant ses grandes articulations : logique, nature, esprit.
Résumé : L'oeuvre de Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) est incontestablement difficile d'accès, mais elle est de celles qui ont dessiné le paysage de la pensée contemporaine. En nous incitant à dépasser les préjugés, ce que nous croyons savoir de cette philosophie (le thème de la fin de l'histoire, celui de la ruse de la raison, celui de la dialectique, et en particulier celle du maître et de l'esclave...), cet ouvrage nous permet de suivre la constitution progressive du " système " hégélien, dont la Phénoménologie de l'Esprit est une étape majeure, en exposant ses grandes articulations : logique, nature, esprit. " Il est sot de rêver qu'une quelconque philosophie surpasse son monde ", écrit Hegel. Au travers de cet ouvrage ressort en quoi cette philosophie peut nous aider à penser ce qui est, donc à être philosophes.
Ce qui rapproche le juriste Carl Schmitt de Hegel, c'est un refus radical du juridisme. Comme Hegel, il rejette la séparation abstraite du droit et de la politique, qui recouvre souvent en fait la subordination du droit à une politique, quand bien même celle-ci se pare du vêtement de la morale. C'est en des termes voisins que Schmitt et Hegel repoussent les abstractions normativistes, universalistes et moralistes ". L'intérêt que rencontre aujourd'hui la pensée de Carl Schmitt tient d'abord à la critique qu'il mène de la doctrine de l'Etat de droit et des représentations libérales qui forment son assise. Son ralliement au national-socialisme, conséquence éventuelle de sa réflexion théorique, rend nécessaire la discussion de ses arguments. Pour J.-E Kervégan, la confrontation avec la philosophie de Hegel révèle les limites de son postulat décisionniste, selon lequel l'ordre normatif du droit repose sur une décision irréductible à toute rationalité. En retour, cette confrontation éclaire la signification profonde de la philosophie politique de Hegel et permet d'en mesurer l'actualité.
Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
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