Chaque année, depuis la dernière guerre, les Russes émigrés, des musiciens, médecins, marchands, chauffeurs de taxi, princes, danseuses ou décorateurs, se retrouvent sur cette colline qui domine la baie du Lavandou. Depuis vingt ans, l'auteur partage cette existence du milieu russe, aux élans nostalgiques, brassant une population qui conserve son accent et accorde un large privilège à la dépense affective, au jeu, au chant. Là est l'originalité de cette place excentrique traversée par des voix, animée par les souvenirs mêlés des uns et des autres, et plus que jamais sensibilisée par l'actualité russe : la dissidence, l'émigration... Le mode sur lequel "la politique" est vécue, à la colline, épouse la nature environnante. Avant d'être de gauche ou de droite on est russe, émigré, à la colline russe. On n'est pas le spectateur d'un déchirement. On "vit" le drame, on le joue. Par un cheminement à la fois très personnel et méthodique, Yan de Kerorguen aboutit à un "roman" ethnologique, à une histoire, celle d'une vie de bohème menacée par le progrès.
Nombre de pages
274
Date de parution
08/06/1979
Poids
310g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246008033
Titre
La Colline russe
Auteur
Kerorguen Y de
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
310
Date de parution
19790608
Nombre de pages
274,00 €
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Une nouvelle révolution technologique se prépare, discrètement. Pour la première fois de son histoire, l'homme pourrait être en passe de maîtriser la structure atomique de la matière ; de créer des objets invisibles à l'œil nu, incroyablement résistants, souples et légers. Ces nanotechnologies, pressenties par quelques savants depuis des décennies, sont en train d'exploser. Médecine, environnement, énergie, habillement, automobile, loisirs, communications, tous les secteurs sont Concernés. Un marché de 1 000 milliards de dollars, dit-on ! Vénérée par les uns, cette révolution technologique suscite évidemment scepticisme ou crainte chez d'autres. De quoi s'agit-il exactement ? Quel impact sur la vie quotidienne ? Où en est la recherche, notamment française ? Quels risques pour la société ? Et si tout cela n'était que du marketing ? Voilà quelques unes des questions auxquelles répond ce livre accessible, destiné aux esprits curieux ! Un livre qui appelle aussi à un véritable débat public sur les enjeux des nanotechnologies.
Apprendre, communiquer, conduire, fabriquer, faire la guerre, habiter, lire, payer, se soigner, vieillir, voir,...: que seront nos actions quotidiennes dans 20 ans, en 2028? 20 ans, un horizon raisonnable, bien loin de la science fiction. Pour le savoir, allons à la découverte de ce qui se prépare dans les laboratoires de recherche des grandes entreprises innovantes, projetons nous dans notre futur, pour mieux l'inventer! Car, n'en doutons pas, le temps s'accélère, l'innovation n'a jamais été aussi rapide. En une cinquantaine de mots clefs, l'ouvrage dessine un avenir riche de nouvelles technologies (biotechnologie, génétique, nanos, télécoms,...), sans masquer toutes les questions qu'elles soulèveront: des questions de société (la place des libertés, notamment), mais aussi de comportements individuels. Serons nous prêts pour ce futur? Notre futur nous appartient, mais, outre les enjeux technologiques, nous ferons face à des défis nouveaux, du réchauffement climatique à la maîtrise de la mondialisation.A nous d'en débattre dés aujourd'hui, pour s'approprier le futur dont nous rêvons! Biographie: Yan de Kerorguen et Estelle Leroy, anciens rédacteurs en chef à La Tribune, sont journalistes à www.place-publique.fr.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.