En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le PSU vu d'en bas. Réseaux sociaux, politique, laboratoire d'idées (années 1950-années 1980)
Kernalegenn Tudi ; Prigent François ; Richard Gill
PU RENNES
18,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753509924
Voilà un demi-siècle, le 3 avril 1960, naissait le Parti socialiste unifié (PSU), dont les derniers militants prononcèrent la dissolution trente ans plus tard, le 7 avril 1990. Structure partisane éphémère et hétéroclite, traversée par des tendances complexes et éclatées, le PSU a participé à renouveler en profondeur la gauche, au plan idéologique comme dans l'enracinement de ses réseaux militants. Ce parti charnière a oscillé entre l'extrême gauche et la gauche de gouvernement, mêlant milieux laïques et filières catholiques de gauche. Il a aussi été une école de formation pour deux générations de militants de gauche, imprégnées par ce mouvement politique atypique. Lieu de débats et de transferts militants, caractérisé par une grande mobilité interne, le PSU est souvent assimilé dans les recherches universitaires comme dans les mémoires collectives à un laboratoire d'idées, ayant aussi investi le terrain des luttes sociales lors des mobilisations des années 1968. Elaborant des réflexions politiques qui confrontaient des thèmes modernes pour la gauche française, le PSU a occupé une place à part dans le champ politique en raison du contraste entre son échec électoral global, son impact intellectuel et son influence matricielle. Dans cette perspective, l'apport du PSU est indéniable dans le dépassement de l'opposition séculaire entre la gauche laïque et la mouvance catholique progressiste. Pour poser un socle solide à la connaissance sur le PSU et interroger au mieux l'hétérogénéité perceptible à partir de la connaissance actuellement fragmentaire du parti au niveau national, il a semblé pertinent d'interroger le parti à l'échelle régionale et locale par le biais d'enquêtes de terrain fouillées: la Bretagne comme bastion du PSU, l'implantation du PSU, au travers de monographies fédérales ou de regards croisés sur plusieurs départements, l'analyse des idées politiques et des pratiques militantes du PSU.
Nombre de pages
373
Date de parution
14/01/2010
Poids
608g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753509924
Titre
Le PSU vu d'en bas. Réseaux sociaux, politique, laboratoire d'idées (années 1950-années 1980)
Auteur
Kernalegenn Tudi ; Prigent François ; Richard Gill
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
608
Date de parution
20100114
Nombre de pages
373,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La décennie qui suit Mai 68 garde une image impertinente et turbulente, brisant nombre dé dogmes et d'habitudes. La Bretagne a participé activement à ce mouvement, luttant, manifestant, contestant (Joint français, grève du lait, Plogoff...). "Réveil d'un peuple" diront certains observateurs, remarquant que la nouvelle génération semble s'émanciper du "complexe de Bécassine" pour affirmer au contraire son identité bretonne et ceci, non seulement sur le terrain culturel mais aussi sur les terrains socio-économique et politique. C'est cette politisation du "fait national breton", plus particulièrement à partir de l'extrême gauche, que l'auteur s'applique à examiner. Par une analyse fine des textes, ce livre vise à mieux comprendre la pensée "nationalitaire" bretonne et permet, d'une part, de concevoir comment l'appréhension nouvelle du fait régional, au même titre que le féminisme et l'écologie, façonne l'émergence d'une nouvelle gauche, et d'autre part de voir les nouveaux changements à l'?uvre concernant l'image de la Bretagne.
Résumé : Les "années 1968" se caractérisent par une forte résurgence des nationalismes minoritaires, des régionalismes protestataires et des aspirations autochtones dans le monde occidental - de la Bretagne au Québec en passant par la Catalogne, le Pays de Galles, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Cet ouvrage passe en revue des cas parmi les plus représentatifs ainsi que des exemples moins connus, s'attardant à la chronologie, aux causes et aux conséquences du renouveau nationaliste de la période. Cette collection d'essais s'inscrit dans un horizon international et les cas abordés permettent, à partir du particulier, d'éclairer la dynamique globale à l'oeuvre. Plusieurs hypothèses y sont avancées. Les profonds changements socioculturels provoqués par les Trente Glorieuses obligent les groupes sociaux et les individus à réinterroger leur environnement dès lors qu'ils quittent la reproduction de l'existant. De plus, l'influence interne des luttes décolonisatrices et anti-impérialistes fragilise l'Etat-nation et offre un nouveau répertoire discursif. Enfin, l'impact cognitif des luttes sociales des années 1960-1970 autour de la "nouvelle gauche" et de l'esprit contestataire, symbolisé par l'année 1968, prépare la voie à une transformation idéologique sans précédent. Ce livre propose une analyse historiographique des "années 1968" dans toutes leurs dimensions (politique, socio-économique, culturelle), en même temps qu'une réflexion théorique et sociologique sur la dynamique et la coloration des revendications nationalistes et régionalistes. Voici la première étude comparative d'envergure internationale à jeter un éclairage sur la simultanéité de ces résurgences revendicatrices à caractère nationalitaire. Publié en français
La notion de région est un outil intellectuel permettant d'aborder les questions sociales sur une base territoriale. Le régionalisme est dès lors une manière et une capacité de lire les problèmes sociaux et de structurer l'action politique. L'ouvrage étudie trois régions "à forte identité" , la Bretagne, l'Ecosse et la Galice, à un moment (les années 1968-1981) de réinvestissement de la question régionale en Europe occidentale. Après avoir analysé la structure des opportunités idéologiques dans les trois régions par le biais d'une approche sociohistorique, il étudie les mouvements sociaux des années 1968 et 1972 comme des chocs cognitifs qui ont notamment permis la contestation de la doxa nationale et l'émergence d'un cadre de l'injustice régionale. Il montre comment les gauches ont joué un rôle essentiel dans la réinvention et la redéfinition de ces trois régions. En introduisant le tournant cognitif dans l'étude du régionalisme, il permet de porter un nouveau regard sur une idéologie banale qui structure nombre de territoires comme la Bretagne, l'Ecosse et la Galice. Il permet donc une meilleure compréhension des phénomènes de construction régionale et d'identité régionale marqués autant par la rationalité des acteurs sociopolitiques que par leurs émotions. A ce titre, il contribue de façon décisive au débat public.
Plus de trente ans après les premières élections régionales de 1986, ce livre fait le bilan des effets de la régionalisation sur la dynamique territoriale hexagonale. En trois décennies, le pouvoir régional s'est indiscutablement accru dans plusieurs champs de l'action publique, comme le développement économique, l'éducation, la formation professionnelle, l'aménagement du territoire ou les transports. La carte des régions françaises a été récemment modifiée pour leur donner une force nouvelle à l'échelle européenne. Mais qu'en est-il réellement ? Le pari de la régionalisation a-t-il été gagné en France ? Des questions importantes, car leur légitimité demeure fragile. A l'exception de quelques régions " historiques ", le territoire régional n'a, en effet, que peu de réalité sociale, culturelle, politique ou médiatique. Les régions françaises restent des nains politiques, avec des budgets limités et sans véritable pouvoir normatif. A contrario, les principaux Etats européens ont développé des parlementarismes régionaux actifs qui viennent enrichir le fonctionnement de la démocratie représentative. Dès lors, il est temps (l'engager une réflexion sur la démocratie et le pouvoir régional : tout laisse à penser que, dans l'avenir, la République décentralisée devra composer avec des demandes croissantes de différenciation territoriale. Ce livre vise donc à prendre la mesure de la spécificité de la question régionale en France et de la diversité des configurations territoriales qui la composent ; à faire un bilan du fonctionnement de la démocratie régionale et dégager des pistes d'évolution pour la rendre plus participative ; à réfléchir enfin au rôle et à la valeur ajoutée des régions dans une économie mondialisée et une société toujours plus multiculturelle.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
Mercier Charles ; Warren Jean-Philippe ; Malet Rég
Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.