Mary Delany (1700-1788). Une épistolière anglaise du XVIIIe siècle
Kerhervé Alain
L'HARMATTAN
48,50 €
Épuisé
EAN :9782747574693
Ne doit-on pas voir une des raisons pour lesquelles la correspondance de Mary Delany demeure largement méconnue en ce début du XXI° siècle dans le fait qu'elle semble toujours moralement parfaite et le plus souvent d'une correction figée ? Ce sont là les effets de l'" à propos " - la bienséance, le respect des convenances - auquel elle se tient, à la différence de son illustre contemporaine Lady Mary Wortley Montagu, d'un bout à l'autre de sa longue vie. Cet esprit d'" à propos " de la correspondance de Mary Delany est ici mis en valeur en trois temps. Dans une première partie, est examinée la place des correspondants de Mary Delany : membres de la famille, courtisans, artistes et gens de lettres. La deuxième partie cherche, ensuite, à cerner les principaux centres d'intérêt de Mary Delany, ses goûts, ses sources d'inquiétude, ses choix quotidiens. Cela permet de distinguer les différentes sphères dans lesquelles gravite une épistolière : elle est à la fois femme au foyer, femme du monde et femme de lettres. Enfin, son écriture est au centre de la troisième partie : le style épistolaire de Mary Delany s'avère être le résultat d'un travail de fond, qui révèle une certaine sensibilité littéraire. La confrontation de ses lettres avec ses autres écrits, qui entrent inévitablement en interaction avec la correspondance, le confirme. Quel degré d'intimité transparaît dans ses missives ? La plus grande dualité de la femme de lettres ne réside-t-elle pas dans son aptitude à donner l'illusion d'écrits intimes et personnels, tout en s'abritant - " à propos " oblige - derrière des règles établies ?
Nombre de pages
586
Date de parution
02/12/2004
Poids
1 015g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747574693
Titre
Mary Delany (1700-1788). Une épistolière anglaise du XVIIIe siècle
ISBN
2747574695
Auteur
Kerhervé Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
1015
Date de parution
20041202
Nombre de pages
586,00 €
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Des Lumières à l'aube de la Grande Guerre, comment s'exprime l'amitié dans les correspondances privées en France et en Angleterre, voire entre ressortissants de ces deux puissances européennes ? Comment les lettres traduisent-elles les possibles évolutions de cette relation affective en une période de profondes mutations où se reconfigurent les modèles de sociabilité ? Cet ouvrage se propose d'éclairer l'amitié à la lumière de la forme de sociabilité codifiée, mais flexible, que constitue l'échange épistolaire. Il s'intéresse à différents types d'amitiés épistolaires à l'ère où, en France comme au Royaume-Uni, la valorisation de la vie privée s'accompagne d'une conscience nouvelle de l'individu. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la correspondance amicale est en effet une des pratiques privilégiées de l'intime. Mais, chargée de suppléer à l'absence et d'inscrire la relation dans la durée, la lettre constitue le support fragile d'une amitié jamais acquise. En cette période de multiples bouleversements sociohistoriques, les correspondances peuvent toutefois avoir raison des mobilités individuelles, des idéologies, des tensions et des frontières. Avant que ne s'imposent d'autres modes de communication, elles constituent un matériau privilégié pour appréhender une relation interpersonnelle élective susceptible de se muer en sentiment amoureux, de s'épuiser, voire de se retourner en inimitié.
Salamagne Alain ; Kerhervé Jean ; Danet Gérard ; G
Alain Salamagne est professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université François-Rabelais (Tours) et membre du Centre d'études supérieures de la Renaissance (UMR 7323 CESR). Jean Kerhervé est professeur émérite en histoire médiévale à l'université de Bretagne occidentale (Brest), membre du Centre de recherche bretonne et celtique (EA 4451/UMS 3554 CRBC). Gérard Danet est historien du patrimoine.
De Philippe Auguste, roi des "Francs", à Charles VIII, roi de France, s'écoulent trois siècles essentiels à l'émergence de l'Etat moderne dans le royaume. Mais l'histoire de ce temps ne ressemble pas à celle d'un long fleuve tranquille conduisant imperturbablement au triomphe de la centralisation monarchique. Au contraire, la vie des hommes est alors scandée par une succession de phases de prospérité et de récession, celles où le pouvoir sait recueillir les fruits de l'expansion et celles où la crise sévit dans ses manifestations les plus douloureuses - peste, guerre, récession économique et désordres sociaux -, qui culminent de 1350 à 1450, installent le doute dans les esprits et encouragent les forces centrifuges.Sans jamais sacrifier le récit historique ni les événements, ce livre ambitionne donc de faire le point, à la lumière des recherches récentes, sur les transformations fondamentales qui font passer le royaume du stade de la monarchie féodale à celui de l'Etat moderne. Il porte un regard sur les changements économiques, sociaux et culturels, accorde une place importante au développement politique, à l'idéologie, aux institutions. Il évite aussi de sacrifier à une vision "hexagonale" de l'histoire qui ne correspond pas à la réalité du temps, et s'attache à présenter, au-delà des cercles du pouvoir central, la diversité d'un royaume et d'une époque fortement marqués par l'affirmation des principautés territoriales dont l'évolution et les rapports avec la monarchie sont essentiels à la compréhension de la France moderne et contemporaine.
De l'an mil à la fin du Moyen Age, la monnaie reflète parfaitement l'évolution du duché de Bretagne. Les pièces sortent de l'anonymat au début du deuxième millénaire et s'imposentrapidement comme un moyen d'échange primordial. Leur diffusion montre la monétarisation de plus en plus forte de la société, l'élargissement de la sphère économique du duché et l'intégration de laBretagne dans l'économie de l'Occident. Après la guerre de Succession (1341-1364), la dynastie des Montforts fait de cet outil économique un élément primordial de sa politique. La frappe de l'or, l'exclusion des autres monnaies et le message politique très net que reflètent les types et les légendes monétaires, associés audéveloppement d'une administration efficace et compétente, permettent aux ducs d'affirmer leur indépendance. Cet ensemble ne survit pas aux défaites militaires des années 1487-1491, à l'exception d'une série de monnaies d'or et d'argent émises pendant le veuvage de la duchesse et reine Anne (1498-1499), apogée et chant du cygne de la numismatique ducale. Pour pouvoir dresser un tableau le plus complet possible, l'auteur a bien sûr étudié les pièces mais aussi les archives et les chroniques sans oublier les trésors. Il s'est efforcé de ne négliger aucun aspect du sujet ce livre aborde aussi bien la circulation monétaire que la vie des monnayeurs, sans oublier la façon de compter et même de cacher ses économies.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.