Le grand champion estonien Paul Kérès (1916-1975) est une des figures marquantes de l'histoire des échecs. Son style complet fit de lui un des meilleurs joueurs du XXe siècle dont il fut aussi un des héros malheureux, car il eût mérité que son talent fat récompensé par le titre mondial. Aussi brillant tacticien que grand stratège il fut également un théoricien hors pair dans tous les domaines du jeu. Si ses ouvrages sur la théorie des ouvertures qui firent autorité en leur temps sont aujourd'hui dépassés, il n'en va pas de même pour son Traité des finales pratiques qui restera un ouvrage de référence. Plutôt que de faire une systématisation complète, mais fatalement ardue, Kérès étudie les positions types auxquelles toutes les finales sont susceptibles d'aboutir. Il les traite avec un grand luxe de détails et dégage les idées générales pour les deux camps. Finales d'échecs pratiques est unique, probablement le seul à traiter des finales avec un talent littéraire évitant toute sécheresse, et à en rendre l'étude aussi plaisante que possible.
Nombre de pages
316
Date de parution
06/01/1993
Poids
350g
Plus d'informations
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EAN
9782246474517
Titre
Finales d'échecs pratiques
Auteur
Kérès Paul ; Leloutre Bernard
Editeur
GRASSET
Largeur
0
Poids
350
Date de parution
19930106
Nombre de pages
316,00 €
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Résumé : Les livres d'échecs qui traitent spécifiquement des aspects de la stratégie échiquéenne durant le milieu de partie sont plutôt rares dans la littérature consacrée au jeu d'échecs. Ainsi, le présent livre, publié initialement en 1961, comblait un vide certain. Sa qualité a tout de suite été relevé ; la notoriété des deux prestigieux grands maîtres soviétiques qui en sont les auteurs principaux, Paul Kérès et Alexandre Kotov, étant un gage de celle-ci. C'est pour cela que ce livre devint immédiatement un ouvrage de référence dans le monde anglo-saxon. Outre combler un vide, ce livre se distingue par l'aspect novateur de certains sujets qui y sont traités. Ainsi, les chapitres "Comment défendre des positions difficiles ? " et "L'art de l'analyse" discutent de sujets qui n'avaient été que très peu abordés dans la littérature échiquéenne antérieure. Ces sujets demeurent encore à ce jour assez méconnus et c'est pourquoi ce livre garde toute sa valeur sur le plan strictement technique du jeu en plus de sa valeur historique. Un ouvrage particulièrement recommandé pour tout joueur dont le classement Elo est inférieur à 2000 points.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.