Le réalisateur G. W. Pabst tourne en France au moment où Hitler prend le pouvoir outre-Rhin. Fuyant l'horreur qui se dessine dans cette nouvelle Allemagne, il se réfugie à Hollywood, mais là-bas, celui qui fut l'un des maîtres du cinéma allemand d'avant-garde, qui a dirigé les plus grandes stars du muet, n'est qu'un réalisateur parmi d'autres. Même Greta Garbo, qu'il a immortalisée dans "La Rue sans joie", ne peut rien pour lui. Lorsqu'il apprend que sa vieille mère est malade, Pabst rentre dans son Autriche natale, annexée parl'Allemagne nazie, mais la guerre éclate et les frontières se ferment. Bloqué dans le Troisième Reich, Pabst est vite confronté à la brutalité du régime. Bientôt Goebbels, le ministre de la Propagande du Reich, veut faire tourner le génie du septième art. Persuadé de pouvoir résister à ses avances et de ne se plier à aucune autre dictature que celle de l'art, Pabst fait alors le premier pas vers un enlisement sans retour.Daniel Kehlmann revisite avec maestria la vie de l'un des géants du cinéma et montre ce que peut la littérature : se rapprocher de la vérité par l'invention.4e de couverture : Le réalisateur G. W. Pabst tourne en France au moment où Hitler prend le pouvoir outre-Rhin. Fuyant l'horreur qui se dessine dans cette nouvelle Allemagne, il se réfugie à Hollywood, mais là-bas, celui qui fut l'un des maîtres du cinéma allemand d'avant-garde, qui a dirigé les plus grandes stars du muet, n'est qu'un réalisateur parmi d'autres. Même Greta Garbo, qu'il a immortalisée dans "La Rue sans joie", ne peut rien pour lui. Lorsqu'il apprend que sa vieille mère est malade, Pabst rentre dans son Autriche natale, annexée parl'Allemagne nazie, mais la guerre éclate et les frontières se ferment. Bloqué dans le Troisième Reich, Pabst est vite confronté à la brutalité du régime. Bientôt Goebbels, le ministre de la Propagande du Reich, veut faire tourner le génie du septième art. Persuadé de pouvoir résister à ses avances et de ne se plier à aucune autre dictature que celle de l'art, Pabst fait alors le premier pas vers un enlisement sans retour.Daniel Kehlmann revisite avec maestria la vie de l'un des géants du cinéma et montre ce que peut la littérature : se rapprocher de la vérité par l'invention.Notes Biographiques : Né en 1975 à Munich, Daniel Kehlmann a passé son adolescence à lire Nabokov et Borges. Après des études de philosophie et de littérature à l'université de Vienne, il a publié son premier roman à 22 ans,« La Nuit de l'illusionniste», publié dans une version revue et abrégée chez Actes Sud en 2010«.»«Les Arpenteurs du monde» (Actes Sud, 2007 ; Babel n°940), le plus grand phénomène littéraire allemand depuis des décennies, a été traduit dans une quarantaine de langues. En France, critique et public ont été enthousiastes. Il a publié chez Actes sud son roman «Friedland» en 2015. «Le Roman de la vie de Tyll L'Espiègle» s'est vendu à 500 000 exemplaires en Allemagne.Lauréat d'une douzaine de prix littéraires, il vit actuellement entre Berlin et New York.
La Deuxième Guerre mondiale n'a pas encore commencé. Des milliers de Juifs essayent de fuir l'Allemagne et les persécutions en embarquant à Hambourg sur le paquebot St. Louis, direction Cuba, où ils espèrent débarquer et trouver refuge. Malheureusement, ils vont se retrouver mêlés à des enjeux de pouvoir et de corruption qui les dépassent et qui vont reléguer les impératifs humanitaires au second plan. Tous les personnages de ce périple ont vraiment existé et l'aventure du St. Louis est historique et parfaitement documentée. Mais la pièce est loin d'être seulement une leçon d'histoire. C'est aussi une fable universelle sur le sort des migrants et des persécutés de toutes les époques et de toutes les nationalités, confrontés à des dirigeants, des Etats et des organisations qui ont leurs propres priorités.
Judith, professeure de philosophie, est arrêtée le soir de Noël alors qu'elle se rend chez ses parents pour le réveillon. En tant que philosophe, elle a réfléchi, à l'instar de Frantz Fanon, à la légitimité de la violence comme moyen de protestation pour les opprimés. Elle est accusée par Thomas, un policier spécialiste des interrogatoires, d'avoir planifié un attentat terroriste avec son ex-mari ce soir même, à minuit. Il ne reste plus qu'une heure et demie pour savoir où est la bombe, si bombe il y a. La force de ce thriller psychologique à deux personnages réside dans le fait que l'auteur ne prend pas parti, mais dote la terroriste potentielle de la même force d'argumentation que son adversaire. Le temps qui court, personnifié par l'horloge accrochée au mur de la pièce quasi vide, est comme un troisième personnage, à tel point que l'auteur a choisi le sous-titre suivant : pièce pour deux comédiens et une horloge.
Berlin, de nos jours. Daniel, un acteur de cinéma célèbre, passe rapidement prendre un café dans le bar en bas de chez lui avant de se rendre à Londres pour un casting. Il y rencontre Bruno, un inconnu qui s'avère habiter dans le même immeuble que lui, juste en face de son appartement, de l'autre côté de la cour. Bruno a longtemps attendu ce moment : il a des révélations à faire à Daniel... Dans cette comédie noire, Daniel Kehlmann fait se rencontrer deux mondes, celui de la jet-set mondialisée à qui tout réussit, et celui des "perdants de la réunification", ces ex-Allemands de l'Est qui ont l'impression d'être devenus des citoyens de seconde zone dans leur propre pays. Les dialogues sont cinglants, la confrontation est brutale et personne n'en sort indemne. La pièce Juste En Face est inspirée du film Nebenan de Daniel Brühl et Daniel Kehlmann.
Kurt Gödel, un des plus grands mathématiciens de tous les temps, croyait paradoxalement à l'existence des fantômes et des revenants. Après son décès, son fantôme vient en toute logique hanter les couloirs de l'Université de Princeton, pour revivre les instants-clés de la vie de Gödel, notamment ses échanges avec ses collègues Albert Einstein et John von Neumann. Le fantôme de Gödel dit : "Le monde est rationnel mais il y a des failles. Des parties endommagées, des fissures. La raison est-elle infaillible ? Nous ne pouvons pas le savoir". La pièce joue avec brio sur ces failles et ces fissures, plongeant le lecteur et le spectateur dans le cerveau des plus grands génies du XXe siècle. C'est à la fois très étrange et très drôle. Geister in Princeton a obtenu en 2012 le prestigieux Prix Nestroy de la meilleure pièce.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Printemps 1945. Sur l'île d'Amrum, en mer du Nord, la guerre semble lointaine malgré les bombardiers qui sillonnent le ciel. Du haut de ses dix ans, Nanning n'a qu'une vague idée des orages d'acier que brave son père sur le continent. Les contours de son monde se résument aux dunes, aux prés-salés et aux vastes étendues de bruyère. Mais l'île, privée de ravitaillement, est minée par les tensions et sa petite communauté divisée par la guerre. Jour après jour, Nanning lutte pour subvenir aux besoins de sa famille. Il chasse, pêche et troque, affrontant un quotidien toujours plus rude. Alors que la défaite du Reich devient inévitable, il découvre à ses dépens que les siens ne sont pas du bon côté de l'Histoire. Porté par la beauté sauvage d'Amrum, ce roman d'apprentissage résonne comme lm hymne aux paradis perdus.