Ce Nord maudit et autres nouvelles. Suivies de Journal du Nord
Kazakov Iouri ; Denis Lily
GALLIMARD
6,95 €
Epuisé
EAN :9782070235438
Ce Nord maudit... Sous ce nom noir, Ies récits de Kazakov rassemblent des images éparse dans l'extrême septentrion d'Europe. Marins, pêcheurs, sur les chalutiers des mers glacées, étranges paysages où s'enfoncent fleuves et bras de mers, lacs... villes, ports, localités perdues... Ce livre est celui d'un envoûtement, l'envoûtement d'un Nord à la fois terrible, obsédant, et dont on ne peut se détacher. Où règne encore la hantise des dieux et de la légende ancienne, comme dans Le Kalevala, simple promenade avec de vieilles bonnes femmes qui font métier de maintenir la tradition du chant finnois, dans cette région où l'épopée de ce nom naquit et fut chantée. Ou bien ce sont les solitudes où l'on rencontrera des hommes comme ce père et ce fils, Nestor et Kir, l'ancien koulak et le jeune demeuré, et le vieil homme amer dira : La vie ? Elle est triste, il n'y a que nos noms pour nous faire rire... Car l'auteur de La Petite Gare poursuit cette entreprise de "désacralisation", en un temps d'optimisme de commande. Il faudrait Ie montrer aussi bien dans Ies quelques histoires (Les Souliers roses, La Corde, En route) qui n'ont point part à la grande description entreprise d'une région des vents et des glaces. Elles semblent n'être là que pour donner sa mesure au paysage. Mais pour la bien comprendre, cette entreprise, c'est dans la nouvelle appelée proprement Ce Nord maudit, qu'il faut aller en ressentir le caractère profond. Nous sommes à Yalta, sur la Mer Noire, un pays de soleil et de fleurs, de villégiature et d'oisivité. Et voici que ceux-là qui maudissaient le Nord étouffent ici, et tournent leur âme vers ce pays maudit qu'ils ne songent plus qu'à rejoindre. Lisez bien ce qui a trait à la maison de Tchékhov, au souvenir de Tchékhov, et comprenez quelle convention refusée à chaque pas, perpétuellement, fait la dimension de l'oeuvre chez Kazakov. Avant de vous en retourner avec lui, dans la dernière partie du livre, le Journal du Nord, où sous la forme de Choses vues, l'écrivain s'arrache aux histoires contées pour n'être plus que celui qui laisse entrer en lui l'air des glaces, et qui nous transporte dans le domaine des oiseaux et des poissons, nous entraîne au pays des rennes et des Nénets, jusqu'en vue de cette presqu'île de Kola où il n'abordera point. Car Kazakov, c'est avant tout celui-là qui se promène à la limite de l'illimité." Aragon.
Nombre de pages
256
Date de parution
22/02/1967
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070235438
Titre
Ce Nord maudit et autres nouvelles. Suivies de Journal du Nord
Auteur
Kazakov Iouri ; Denis Lily
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19670222
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'auteur de La petite gare, un des meilleurs nouvellistes russes d'aujourd'hui, raconte de nouveau le Grand Nord, les voyageurs pêcheurs et chasseurs, ces solitaires qu'il affectionne. Et parfois survient une femme, le temps trop court d'entrevoir le bonheur...
Vassia ! cria-t-elle, en regardant d'un oeil absent les voyageurs qui se détournèrent. Vassia ! embrasse-moi... - Ben quoi..." fit-il tout bas. Il se rejeta en arrière d'un air excédé, puis se pencha sur la petite. Il se redressa bien vite, à croire qu'il avait achevé un pénible travail et bondit sur le marchepied. La jeune fille poussa un léger cri, mordit sa lèvre tremblante, se couvrit le visage de ses mains et les laissa retomber aussitôt.
Kazakov Iouri ; Philippon Robert ; Sentz-Michel Si
Une jeune fille aux yeux sombres, en larmes, sur le quai d'une gare battue le vent froid de l'automne; deux jeunes pêcheurs, à l'aube, au bord d'une rivière; un homme qui marche dans la nuit et fait une étrange rencontre... Découvert par Aragon, l'écrivain Iouri Kazakov donne vie aux gens simples et à la nature généreuse dans un style limpide et sensible.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.