Beyrouth : de la Préhistoire jusqu’à la fin de l’Empire byzantin en Orient
Kawkabani Ibrahim
L'HARMATTAN
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EAN :9782336500416
Beyrouth, à l'instar de Tyr, Sidon, Byblos et Ugarit a été fondée au IIIe millénaire et grâce à son petit port, d'une part, et sa situation géographique comme étant un trait d'union entre l'Orient poétique et l'Occident cartésien, elle s'enrichit et s'ouvre vers des nouveaux horizons.Son âge d'or commence avec l'avènement des Romains. César Auguste lui donne le nom de sa fille pour devenir : Colonia Augusta Julia Felix Berytus.Son École de droit fait sa vraie renommée. Elle devient un centre d'affichage pour tout l'Orient et un nouveau titre lui a été donné : Berytus Nutrix Legum (Beyrouth nourricière des lois).Beyrouth malgré les vicissitudes du temps notamment le séisme de 651 et les dures épreuves qu'elle a dû subir, ne cesse de se relever pour reprendre son rôle sur le plan culturel, artistique et médical.Elle mérite bien son honorable titre : la Perle de l'Orient.
Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).
Le présent livre dépasse l'interminable débat sur l'antisémitisme et l'antisionisme, et lui donne de nouvelles et stimulantes dimensions. Il remonte aux débuts de l'histoire de la judéophobie, et remet en cause l'idée selon laquelle le christianisme se serait édifié après et en opposition au judaïsme. Au contraire, estime-t-il, et malgré le présupposé chronologique, c'est bien le judaïsme qui s'est constitué sous la pression du christianisme, s'accommodant du même coup des termes du procès que lui ont fait, des siècles durant, ses ennemis. Ce renversement est riche de bénéfices intellectuels et politiques. Il rend caduque la mauvaise querelle assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme (celle-là même qui fut relancée par Emmanuel Macron), et nourrit des questionnements parfaitement contemporains : " Jusqu'à quel point, écrit Shlomo Sand, le sionisme, né comme une réponse de détresse à la judéophobie moderne, n'en a-t-il pas été le miroir ? Dans quelle mesure, par un processus dialectique complexe, le sionisme a-t-il hérité des fondements idéologiques qui ont, de tout temps, caractérisé les persécuteurs des juifs ? " Un essai brillant et brûlant. Professeur émérite à l'université de Tel-Aviv, Shlomo Sand est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), qui a suscité des nombreuses controverses, où il questionne durement la construction mémorielle de l'Etat d'Israël. Il a récemment publié au Seuil son premier roman, La Mort du Khazar rouge, désormais en Points. Traduit de l'hébreu par Michel Bilis
De 1975 à 1990, le Moyen-Orient est ébranlé par l'un des conflits les plus longs et les plus destructeurs de son histoire contemporaine. Rupture traumatique fondamentale pour les Libanais, ce conflit aux multiples facettes et enjeux est l'une des sources majeures qui éclaire les impasses d'un Liban en crise profonde depuis les événements d'octobre 2019. Il préfigure aussi à bien des égards les violences extrêmes (massacres, crimes de guerre et déplacements de population) à l'oeuvre en ex-Yougoslavie aux lendemains de la guerre froide, et dans les guerres du XXIe siècle en Irak, en Syrie et au Yémen. Longtemps réduite à sa dimension de guerre civile ou de conflit à dimension régionale, la guerre du Liban est d'abord un conflit fortement connecté à l'espace-monde, aux fortes implications militaires, politiques, économiques, sociales, mais aussi culturelles. Le renouvellement récent et profond de l'historiographie sur le sujet invite plus que jamais à proposer une nouvelle lecture de ce conflit global.
Blanc Pierre ; Chagnollaud Jean-Paul ; Levasseur C
La situation au Moyen-Orient n'est pas une crise de plus mais un basculement historique. Plus de 120 cartes pour comprendre les origines multiples des violences du Moyen-Orient, cet ensemble géopolitique allant de la Turquie au Yémen, et de l'Égypte à l'Iran. - Les racines historiques des conflits actuels, depuis l'effondrement de l'Empire ottoman - Les impasses politiques des régimes autoritaires et les dérives nationalistes, islamistes et sionistes - Pétrole, gaz, eau, terres : des ressources stratégiques très disputées - Les intérêts et les stratégies des grandes puissances dans la région. Dans les conflits du Moyen-Orient, en Syrie, au Yémen, en Irak, en Israël-Palestine, c'est le destin d'États, de peuples et de sociétés civiles parfois en lambeaux qui est en jeu. Pour espérer rétablir une stabilité régional, il est indispensable de comprendre les origines de la violence.