Philippe Katerine occupe une place à part dans le showbiz. Plus qu'un chanteur, c'est un authentique artiste pluridisciplinaire. La verve poétique de ses chansons, proche de celle d'un Prévert ou d'un Vian, imprègne ses autres projets, scéniques, audiovisuels ou graphiques. En 2007, les éditions Denoël publient son tout premier livre, Doublez votre mémoire. Ce "journal graphique" au style singulier, constitué de dessins, collages, fragments de souvenirs, aphorismes et divagations diverses, rencontre un succès immédiat (il est aujourd'hui disponible au format de poche en Points Seuil).Fort de cette première collaboration, Philippe nous propose de participer à son nouveau projet, intitulé Comme un ananas. Il s'agit cette fois d'une exposition conçue et réalisée pour la Galerie des Galeries, l'espace dédié à l'art contemporain, que les Galeries Lafayette ont ouvert dans leur magasin de la Chaussée d'Antin. Comme son titre ne l'indique pas, elle tourne autour d'un thème qui se trouvera au c'ur des médias au moment du vernissage, le 4 avril 2012: la politique. Ou, pour être plus précis, LES politiques. Avec cet humour à la fois suave et ravageur qui est sa marque, Katerine s'attaque à l'image de nos grands élus. Tout est fondé sur le principe de la disparition. Pour figurer la gauche, l'artiste joue sur des substitutions de mots au sein de quatrains pareils à des couplets de chanson. Pour la droite, il dessine des diptyques où la volatilisation des stars de la galaxie électorale (de Rachida Dati à Marine Le Pen en passant par Longuet, Besson, Hortefeux jusqu'à Sarkozy lui-même) crée des effets de sens absurdes, cocasses, parfois cruels. Philippe a évolué depuis Doublez votre mémoire. Son trait s'est affirmé. Son propos dépasse la simple actualité pour parvenir à une sorte d'universalité, ouvrant une réflexion drôle et étonnamment profonde sur le "sic transit gloria mundi". En creux, c'est à nouveau un portrait de l'artiste (cette fois, "en jeune citoyen") qui apparaît. S'il fallait absolument trouver des référents à ce travail, on pourrait citer l'humour de Chaval, Gébé ou Maurizio Cattelan.Le livre n'est nullement un catalogue. Conçu comme un projet en soi, enrichi de dessins inédits et d'un entretien avec l'auteur, Comme un ananas contiendra plus de matière que l'exposition n'en présentera. Comme pour son prédécesseur, sa forme, son format, sa drôlerie, son originalité en feront un objet irrésistible pour les innombrables fans de Philippe Katerine, et pour tous ceux qui le découvriront à la faveur de cette nouvelle et spectaculaire évolution de sa carrière protéiforme.
Nombre de pages
110
Date de parution
05/04/2012
Poids
378g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782207112984
Titre
Comme un ananas
Auteur
Katerine Philippe
Editeur
DENOEL
Largeur
157
Poids
378
Date de parution
20120405
Nombre de pages
110,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bien sûr, il y a la fonte des glace, la décrépitude, la trahison, l'agonie. Bien sûr, il y a la mort. Mais le mignonisme est là, en cherchant bien, à portée de main, pour conjurer le sort et aborder ces rivages incertains, plus apaisé"... A l'occasion de son exposition au Bon Marché (26 février - 24 avril 2022) Philippe Katerine renoue avec les arts plastiques et signe un livre d'artiste faisant suite à son journal Doublez votre mémoire (2007, aujourd'hui en poche). Né du confinement, regroupant photographies, dessins et peintures mais aussi sculptures à base de jouets d'enfants, cet ouvrage invite à la douceur et à la beauté des choses dans un monde qui parfois s'essouffle.
Début 2007, entre 2 concerts, 2 spectacles de danse, 2 TV, 2 radios, j'ai acheté un cahier vierge que j'ai rempli page après page, le plus souvent la nuit quand j'étais enfin chez moi. J'ai repris l'écriture, le dessin (mon premier hobby), le collage (mon deuxième) en mêlant journal intime, souvenirs, rêves et hallucinations, j'ai tiré le fil qui m'a conduit jusqu'à cette photo de moi en couverture de ce book.
Le professeur Katerine nous livre sa philosophie en images tout en fantaisie, à l'occasion d'un spectacle concocté pour le salon du livre de Paris. Les prémices d'une petite bibliothèque qui démarre ici avec Ce que je sais de la mort, Ce que je sais de l'amour... Tout un programme !
Au milieu des concerts et des apparitions médiatiques, l'auteur-compositeur Philippe Katerine a acheté un cahier vierge. Il l'a rempli de dessins, de collages et de textes, mêlant journal intime, souvenirs, rêves et hallucinations. Cet ouvrage unique, digne des meilleurs carnets d'artistes, explore par illuminations narcissiques et fulgurances potaches l'imagination d'un artiste hors-normes.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...