Kubik, le cube dans ses nombreuses acceptions en russe, les trois dimensions de l'espace et du temps, la fragmentation détaillée et transcendante de la mémoire cubiste, mais aussi un caniche parisien trop gâté, ultime avatar du barbet de Faust... "Non pas un roman ou une nouvelle, ni un essai ni un journal de voyage, mais simplement un solo pour basson et orchestre": l'auteur définit ainsi lui-même ce texte constamment à la recherche d'un "effet de présence" presque magique, né du son originel, du mot-Psyché. Kubik est un des récits clés de la nouvelle prose "mauviste" par laquelle Valentin Kataïev (1897-1986) tenta de rompre, à partir des années 1960, avec le réalisme socialiste toujours ambiant. Arthur Miller parlait plus simplement, à propos de cette oeuvre, de la "quête lyrique d'une enfance, d'une innocence perdue", qui va entraîner deux Russes exilés à travers l'Europe, de Paris à Odessa, en passant par l'Allemagne, la Roumanie et la Bulgarie, l'évocation de Luther et Goethe, Tolstoï, Bounine et Mandelstam...
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Nombre de pages
114
Date de parution
26/10/2007
Poids
124g
Largeur
120mm
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EAN
9782842422318
Titre
KUBIK
Auteur
Kataïev Valentin ; Abril Henri
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
124
Date de parution
20071026
Nombre de pages
114,00 €
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Le camarade Mioussov est un honnête fonctionnaire qui, pour passer un dimanche en paix, est venu se réfugier dans une maison de repos «Les Tournesols» Zaitsev, qui désire lui faire signer un bon pour obtenir de la peinture, vient le relancer et il est amené - car on exige des références pour le laisser entrer - à se faire passer pour le mari de la célèbre Klava Igniatiouk, ingénieur agronome. Bien entendu, celle-ci arrive aussi aux «Tournesols» pour retrouver son mari qui revient d'une expédition dans l'Arctique. Et l'on ira de quiproquo en quiproquo pendant que Zaitsev recherche Mioussov et que celui-ci se dérobe, car une incandescente quadragénaire, avec qui il a fait une innocente promenade, lui a fait craindre l'arrivée d'un mari jaloux. La maison de repos avec médecin et infirmière est un cadre rêvé pour cet invraisemblable tohu-bohu qui se termine le mieux du monde.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".